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William Healey Dall |
Division of Mollusks Sectional Library
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MATERIAUX
POUR SERVIR À L'HISTOIRE DES
MOLLUSQUES ACÉPHALES
DU SYSTÈME EUROPÉEN
Division of Mollusike
Second] Library
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POUR SERVIR À L'HISTOIRE DES
MOLLUNSQUES ACÉPHALES
DU
SYSTÈME EUROPÉEN JR. BOURGUIGNAT
I
DE MAI 1880 A MAI 1881
POISS Y
PAMPRIMERPENDE,S- LEJ AY & € 16, rue des Dames, 16
1880-1881
ST
2964 a MAR9 0135 >| Ga. ©
En 1877, dans ma Classification des familles et des genres des Mollusques terrestres et fluviatiles du système européen, j'ai mentionné quinze genres d'Acéphales, répartis en cinq familles, savoir :
SPHÆRIDÆ
Corbicula, Muhlfeldt, 1811. Sphærium, Scopoli, 1771.
Pisidium, C. Pfeiffer, 1821. Eupera, Bourguignat, 1854.
UNIONIDÆ
Unio, Philippsson, 1788. MAI. 1880. 1
US Margaritana, Schumacher, 1817. Leguminaia, Conrad, 1865. Pseudodon, Gould, 1844. Anodonta, Cuvier, 1798.
IRIDINID Æ
Mutela, Scopoli, 1771. Jolya, Bourguignat, 1877. Spatha, Lea, 1838. Pliodon, Conrad, 1835.
ÆTHERIDÆ Ætheria, Lamarck, 1807.
DREISSENIDÆ
Dreissena, Van Beneden, 1835.
Or, depuis cette époque, grâce à de nouvelles étu- des, grâce surtout aux magnifiques découvertes de mes amis, j'admets six familles et dix-neuf genres.
Voici cette nouvelle classification :
SPHÆRIDÆ.
Corsicuza, Muhlfeldt, 4811 (Cyrena (pars) Lamarck, 1806. — Cyanocyclas, Ferussac, 1818).
SPHÆRIUM, SCopoli, 1777, et Bourguignat, 1853 et 1854 (Nux, Humphrey, 1196. — Cyclas, Bruguières,
ASS RE
4791. — Cornea et Pisum, Mulhlfeldt, 1811. — Cor- neocyclas, Ferussac, 1818. — (Calÿyculina, Clessin, 1872 (pour les sphéries calyculées).
Pisiorom, C. Pfeiffer, 1821, et Jenyns, 1832. — (Pera, Euglesa et Cordula, Leach, mss, 1819. — Pisum, Gray, 1853.)
Eurera, Bourguignat, 1855. (Limosina, Clessin, 1874.)
UNIONIDÆ
Paaraonra, Bourguignat, 1878, in Sched. Uxo, Philippsson, 1788 (non Retzius). MarGarirANA, Schumacher, 1817.
Lecuminara, Conrad, 1865. (Microcondylæa, Vest, 1867, et Clessin, 1874.)
J'avais, dans ma première classification, divisé les espèces de ce genre en Lequminaia proprement dites pour les formes asiatiques, et Uniopsis (Swain- son) pour celles italiennes. Je reconnais actuelle- ment que les espèces italiennes doivent être réunies aux vraies Leguminaia dont elles possèdent tous les signes distinctifs, et qu'elles n’ont pas le moindre rapport avec les Uniopsis de Swainson. Les principales espèces de ce genre sont : les Leguminaia Mardi- niensis, Saulcyi, Michoni, Tripolitana de Syrie et les
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Bonellii, curvata (Rossmässler, fig. 746, 1842) de Lombardie.
Pseupopox (pars), Gould, 1844.
J'avais divisé ce genre en MonoponrTixA (Conrad, 1852, — Alasmodonta, Ferussac, 1820, et Bourgui- gnat, 1870 (non Alasmodonta de Say,1818), —Mono- condylæa (pars), Lea,1859 et 1864 (non Monocondylæa de d'Orbigny), pour les espèces asiatiques comme les Pseudodon Opperti, rhomboideus, piestius, Chur- chillianus, Babylonicus, pachyolenus, etc., et, en PseupanoponTA pour les formes européennes, comme les Berlani, Penchinati, Klettii, ete. Mais j'ai reconnu depuis que toute la série européenne méritait d’être classée dans un genre spécial, celui de :
PseupaxononrA, Bourguignat (c. sous-génér.), 1871.
AnoponrA, Cuvier, 1798 (Anodontites, Bruguières, . 1791. — Anodon, Oken, 1815).
CoLLeroPTERUM, Bourguignat, 1880.
IRIDINIDÆ
Mureca, Scopoli, 1777. (Mutel, Adanson, 1757. — Iridina, Lamarck, 1819.)
CuamparniA, Bourguignat, 1878, in sched. SPATHA, Lea, 1838. Pziovon (pleiodon), Conrad, 1835.
ETES JOLYDÆ
Joy, Bourguignat, 1871.
J'avais classé ce genre dans la famille des Zridini- dæ, mais de nouvelles études m'ont porté à le séparer et à le metire dans une famille spéciale.
ÆTHERIDÆ
ÆTaeriA (Etheria), Lamarck, 1807.
DREISSENIDÆ
Dreissena, Van Beneden, 1835.
Tel est l’ensemble des familles et des genres des Mollusques Acéphales du système européen.
Je dois dire un mot, je crois, sur la nouvelle mé- thode de mensuration, d’après laquelle je décris (sauf les Æthéries dont les contours ne sont jamais constants) toutes les espèces dont je vais donner les caractères.
Jusqu'à présent, on ne trouve, chez les auteurs, que trois mesures : celles de la longueur, de la hau- teur (ou largeur) et celle de l'épaisseur. Or, ces me- sures sont tout à fait insuffisantes, attendu qu'avec elles il est impossible de reconnaitre le point exact
Leg.
de la longueur, de la hauteur et encore moins de l’épaisseur.
Chez les Acéphales, en effet (je prends les Ano- dontes, par exemple), suivant les espèces, l'épaisseur peut être plus ou moins rapprochée des sommets ou reculée vers les parties inférieure ou postérieure; la hauteur peut être plus ou moins éloignée du bord antérieur, selon que ce bord prend plus de dévelop- pement, et ainsi de même pour la longueur, qui elle- même dépend de la forme des deux contours anté- rieur et postérieur. |
Aussi, ces trois mesures sont-elles si défectueuses que je mets au défi le naturaliste le plus habile de reconstruire sur le papier les contours d’une Ano- donte.
J'ai done cru de mon devoir de modifier du tout au tout le mode de mensuration.
Par la méthode que je propose, le conchyliologue le moins exercé pourra, sans gravures, reproduire la forme d’un Acéphale, et arriver, par elle, à la con- naissance de l'espèce.
Un mot auparavant sur la manière de placer un Acéphale.
La partie postérieure est celle où se trouve le plus fort ligament, le plus souvent externe. C’est ordinai- rement la partie la plus développée, sauf chez les
4, ES
Pisidies, les Sphæries et les Corbicules, où elle est plus courte, ou parfois égale, ou enfin un peu plus forte que la partie antérieure.
La partie antérieure est nécessairement l'opposé de la postérieure.
Je place l'Acéphale debout sur son bord palléal, les sommets en dessus, la partie postérieure de mon côté et l’antérieure en face.
Dans cette position, la valve dextre est celle qui correspond à ma droite, la sénestre à ma gauche.
Pour prendre la mensuration, je renverse la cc- quille sur le côté, de manière à avoir la partie anté- rieure à ma gauche, la postérieure à ma droite, de facon à ce que les sommets soient culminants.
J'abaisse alors une perpendiculaire juste dans mon rayon visuel, perpendiculaire qui, des sommets, tombe sur un point quelconque du bord palléal. Or, toute la région à gauche de cette ligne devient pour moi la partie antérieure, toute celle de droite, la pos- térieure.
Je prends sur cette perpendiculaire le point de la plus grande distance du bord antérieur, et, de ce même point, celui du rostre postérieur; je tire en- suite une ligne de ce rostre aux sommels, ce qui me donne, au moyen de ces mesures, quatre points fixes.
Ces quatre points, celui des sommets avec ceux de la base de la perpendiculaire, du côté antérieur et de
LR
l'extrémité postérieure, sont les points fondamentaux de la forme d’une espèce. Une fois qu'on les connaît, qu'on les a marqués sur le papier, il est facile, au moyen des lignes secondaires, d'arriver au tracé exact des contours.
Ainsi, pour obtenir la direction de la région dor- sale, je relie par une ligne la base de la perpendicu- laire à l'angle postéro-dorsal, et, en réunissant ce point à celui des sommets d'un côté et à celui du ros- tre de l’autre, je possède alors le contour à peu près exact.
Mais pour l'avoir avec exactitude, dans le cas où la hauteur maximum ne serait pas celle de la perpen- diculaire, ce qui arrive rarement chez les Anodontes, sauf chezles Unios, les Muteles, etc., je prends alors la plus grande hauteur et j'obtiens par elle la mesure des modifications.
Etc., etc.
Quant au maximum d'épaisseur des valves, comme il peut se trouver (suivant les espèces) ou à la partie antérieure, ou plus ou moins rapproché des sommets ou du bord postérieur, il est nécessaire de noter sa distance avec celle des quatre points principaux de la mensuration.
La planche que je donne ci-jointe, sur laquelle j'ai fait reproduire quelques modèles de mesurage, fera
JOIN
gament, exlerru
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distance. de la partie
antérieure 27°
aug? TUUL0S
base de la perpendiculaire
Pseudanodonta
præelara ;
43072
Pseudanodonta Berlani.
Bith. Becquet, Impr
angle postéro- dorsal
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Pseudanodonta elon gala
MENSURATIC DES ACÉPHAI
Anodonta resima.
CON FE
mieux comprendre que toutes les explications possi- bles cette nouvelle méthode.
Je sais bien qu’en proposant cette méthode, dont l'avantage est incontestable, ainsi que le reconnai- tront les vrais savants, je sais bien, dis-je, que je vais contrarier les vieilles habitudes, dérouter l’ancienne école et attirer sur moi les colères et la malveillance de toute la bande. Mais c’est là le moindre de mes soucis.
Saint-Germain, avril 1880.
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NOTICE MONOGRAPHIQUE
SUR LES
PSEUDANODONTES
PF seudanodonta
Pseudanodonta, Bourguignat, in Sched. 1876, et Classif. fam. gen. moll. ter. fluv., système Européen, p. 55, 1877.
Les espèces de ce genre sont des coquilles très inéqui- latérales, à valves comprimées, aplaties, de forme sub- rhomboïde, subtétragone, ovalaire, ou bien allongée ou subtriangulaire, recouvertes d’un épiderme brillamment coloré (sauf sur les contours, où il est ordinairement feuil- leté), et enduites à l’intérieur d’une superbe nacre blanche, bleue, rougetre ou irisée de toutes nuances.
Valves toujours bâillantes : 1° à la partie inféro-anté- rieure; 2° à la partie comprise entre l'angle postéro-dorsal
M ee
et le rostre postérieur. La région inféro-antérieure est la plus bâillante. Quant à celle postéro-dorsale, elle est par- fois (suivant les espèces) presque nulle ou souvent réduite à une simple fente.
Sommets aplatis, comprimés, à pointe aiguë.
Deux ligaments, comme, du reste, dans toute la famille des Unionidæ
1° Un antéro-interne, feuilleté (sans cortex), tantôt fili- forme, tantôt occupant toute l'épaisseur de la charnière, commençant au niveau antérieur de l'impression cardi- nale et se poursuivant en arrière des sommets sous l’autre ligament, où il s’'épanouit souvent très loin sur la lame latérale, sous la forme d’une lunule parfois profonde et très développée, où vient s’étaler l'extrémité de la tuni- que extérieure de ce ligament.
29 Un postéro-externe (symphynoté dans le jeune âge, c'est-à-dire recouvert par une membrane calcaire), com- mençant à la pointe des sommets pour se poursuivre presque jusqu’à l’angle postéro-dorsal, où il se termine en dedans par une lunule plus ou moins grande.
Charnière des plus simples, composée, cependant, de deux parties :
4° La partie cardinale qui comprend toute la région qui s'étend d’une extrémité à l’autre du ligament antéro-in- terne. Cette cardinale, pourvue tantôt d’une lame filiforme saillante plus ou moins longue, tantôt de une ou deux lames tuberculiformes, allongées, triangulaires ou subté- tragones, suit le contour du ligament antéro-interne.
20 La partie latérale, dont la portion antérieure est tou- jours envahie par le ligament antéro-interne, s'étend de la pointe des sommets, sous la forme d’un renflement lamelli- forme plan jusqu'à la lunule du ligament postéro-ex-
AS =
tèrne. Gette partie est toujours unie, plane et horizontale.
En 1876, j'avais regardé les Pseudanodontes comme un sous-genre des Pseudodon, mais maintenant je crôis qu'il y a lieu de séparer les espèces de ces deux coupes géné- riques. Les Pseudodon, en effet, possèdent toujours à la région cardinale deux énormes tubercules triangulaires très saillants qui s’emboîtent l’un près de l’autre : celui de la valve droite toujours en avant de celui de la valve sé- nestre.
Je pense également que les Pseudanodontes ne peuvent être assimilées aux vraies Anodontes, attendu que celles-ci possèdent une charnière, sans denticulation, réduite à la plus simple expression, une charnière représentée seule- ment par une ligne à peine ondulée, très mince, ininter- rompue d’une extrémité à l’autre.
Considérées d’après leurs formes extérieures, les Pseu- danodontes forment une coupe générique intermédiaire entre les Pseudodon et les Anodonta, coupe plus rappro- chée, à mon avis, des Pseudodons que des Anodontes.
Les espèces de ce nouveau genre sont toutes de l’Europe où elles ont été constatées dans les régions du bassin da- nubien, dans l'Allemagne du Nord, ainsi qu’en Russie, en Norvège, en France, en Angleterre, etc. Je n’en connais point des régions méditerranéennes, comme des presqu'iles hispanique, hellénique et italique, bien qu'une ou deux formes aient été signalées en Lombardie.
Parmi les Pseudanodonta, sept d’entre elles ont déjà été publiées soit sous le nom générique d’Alasmodonte (Penchinati, Berlani, 1870), soit sous celui d’Anodonta (complanata, Klettii, 1835. — elongata, 1836, — Grate-
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loupiana, Normandi, 1849). Sur ces sept espèces, six ont été bien définies, mais une, la première créée, la compla- nata, a été comprise d’une facon différente par chaque auteur qui a eu l’occasion d'en parler. Sur les cinquante- six malacologistes qui, à ma connaissance, ont décrit plus ou moins exactement ou qui ont simplement mentionné cette espèce, huit seulement en ont donné la représenta- tion. Or, les huit figures et les huit descriptions de ces au- teurs sont toutes dissemblables.
La cause première de ces dissemblances est due à l’er- reur de Rossmässler, le créateur de l'espèce qui, après avoir décrit et fait représenter (fig. 68), en avril 1835, la complanata, s'est avisé, l’année suivante, de reproduire (fig. 283) une autre forme sous le même nom.
La complanata type est, pour moi, l'espèce décrite en 1835 et représentée figure 68 par Rossmässler dans le pre- mier fascicule de son iconographie. Cette complanata est une forme assez allongée, bien rostrée, à partie anté- rieure arrondie très réduite.
Quant à cette complanata du mème auteur publiée (fig. 283) en 1836 dans le même ouvrage, elle est, à mon avis, une forme nouvelle (Ps. Rossmäüssleri) très recon- naissable à ses valves ovato-oblongues et à ses stries ellipsiformes. Il faut rapporter à cette espèce la figure 3 de la planche XLV del’Æisto ire des Mollusques de France, de Moquin-Tandon. Cette figure, étiquetée complanata, est une reproduction peu heureuse de la figure 285 de Rossmässler.
L'espèce représentée sous l'appellation de complanata à la planche 3 (fig. 1) des « Etudes sur les Naïades de France » (1854), ne ressemble point, à mon sens, à aucune de celles que je viens de nommer. Je ne sais même à quelle
._— 15 —
forme on pourrait rapporter cette bivalve que je ne pos- sède point.
La complanata (fig. 71) de Nordenskiôld et Nylander (Finlands Moll.) me paraît une bonne espèce, distincte aussi bien de la complanata (fig. 68) de Rossmässler, que de toutes les autres du même nom. Cette forme, spéciale au nord de la Russie, mérite d'ètre conservée sous l’appel- lation de Nordenskiüldi.
Enfin, quant aux nombreuses complanata si grossière- ment représentées (fig. 1650-54 et 1656-57) dans la Suite à l'Iconographie de Rossmässler, j'ignore complètement ce qu’elles peuvent être.
Les Pseudanodontes se groupent, d’après leur forme ex- térieure, en quatre séries.
4° En espèces subtétragones, subarrondies, ovalaires ou subtriangulaires (quelques-unes de ces Pseudanodontes, ainsi que celles de la série suivante, ressemblent extérieu- rement à des Pseudodon). Pseud. Præclara, Letourneux.
— Letourneuxi, Bourguignat.
— Danubialis, id.
— Penchinati, id,
— mecyna, Letourneux.
— complanata (Anod.), Ziegler.
— Grateloupiana (Gratelupeana), Gassies.
— Normandi, Dupuy.
2° En espèces pesantes, à test assez épais, à partie posté- rieure, depuis l'angle postéro-dorsal jusqu’au rostre, comme tronquée.
16 —
Pseud. Pancici, Letourneux. — scrupea, Bourguignat. — Berlani, id.
3° En espèces oblongues, à stries d'accroissement ellip- siformes. Pseud. Rossmässleri, Bourguignat. — ellipsiformis, id. — Nordenskiôldi, id.
4° En espèces allongées, assez ventrues. Pseud, Tanousi, Letourneux. — Rayi, Mabille. — Klettii (Anod.), Rossmässler. — Elongata (Anod.), Holandre. — et Ligerica, Servain.
S4 Pseudanodonta præclara
Pseudanodonta præclara, Letourneux, in Litt.
LOnB DAX. Li de ee sue 110 mill. HAUT MAR. OR A en e SU 68 — Epaiss. max. (à 30 mill. du sommet,
67 du rostre, 43 du bord antér.,
45 de l'angle postéro-dorsal et
38 de la base de la perpendicu-
Long. de la crête ligamento-dorsale, du sommet à l'angle postéro- AGTSAL SERRES en … D2 —
VE
Distance de cet angle au rostre..... 44 mill. Corde apico-rostrale....... . ITU JON Hauteur de la perpendiculaire....., 63 — Dist. max. de cette perpendiculaire au Dordiantérienpe CU. 220 — — du mème point de cette per- pend.aurostre postérieur ‘77 — — — enfin, de la base de cette perpend., à l'angle pos- téro-dôrsal. : :.:.. ss Te
Coq. de grande taille, très aplatie pour sa grandeur: de forme un peu subtétragone, faiblement bâillante à sa partie inféro-antérieure ainsi qu'à la partie située entre l'angle postéro-dorsal et le rostre postérieur. Partie supérieure ou dorsale faiblement arquée, presque rec- tiligne. Partie inférieure ou palléale légèrement con- vexe. Région antérieure largement arrondie. Partie posté- rieure deux fois plus développée, large et offrant à son extrémité un angle rostral obtus. Crête postéro-dor - sale obtuse, peu comprimée, médiocrement développée. Arête dorsale faiblement convexe, à surface passant d’une façon insensible de la convexité ventrale à la crête postéro- dorsale. Sommets non proéminents, aplatis-comprimés (à crochets très aigus et fort petits), ornés seulement de deux ou trois zones de petits tubercules allongés dans le sens antéro-postérieur. Stries d’accroissement présentant la forme exacte du contour des valves, c’est-à-dire arrondies en avant, convexes inférieurement, un peu ros- trées postérieurement, saillantes, émoussées sur la partie convexo-ventrale, feuilletées sur lout le pourtour, ainsi
que sur la crête dorsale. Epiderme brillant (à l'exception Maï. 1880, 2
9 À Ed
. des parties feuilletées), d’une teinte verdâtre, avec des zones plus ou moins définies, jaunacées, rougeâtres ou brunätres. Intérieur des valves d’un blanc bleuâtreirisé, passant, vers les sommets, à un nacré rougeûtre (sur un échantillon, la nacre est uniformément d’un iris rougeâtre- lie de vin). Impressions (card. et latér.) superficielles, larges en forme de palette. Impressions palléales peu pro- fondes.
Ligament antérieur, interne, s'étendant depuis l'angle antéro-supérieur jusqu'à 14 mill. en arrière des crochets, en occupant en largeur toute l'épaisseur de la charnière, et terminé par une toute petite lunule qui ne déborde pas en dehors de la charnière. — Ligament postérieur, externe, fort, robuste, noir {(symphynoté dans le jeune âge, à découvert dans l’âge adulte), s'étendant des crochets à 10 mill. en avant de l’angle postéro-dorsal, où il se-termine à l'intérieur par une longue lunule d’un nacré noir-marron, faisant saillie sur l'extrémité de la charnière latérale.
Charnière cardinale, d’une longueur de 37 mill., présen- tant sur les deux valves,un peu en arrière descrochets, une dépression marron résultant d’un renflement du ligament interne, et, à chaque extrémité de cette dépression, aussi bien en avant qu’en arrière, une lamelle filiforme d'une extrême ténuité, d’un nacré blanchâtre. — Charnière latérale représentée par un renflement plan, allongé (long. 26 mill.), d’une teinte mate, se terminant d’une façon brusque à la lunule du ligament, tout en se poursuivant en dessous jusqu'à l'angle postéro-dorsal sous l’appa- rence d'un léger filet blanchätre.
À l’état jeune, la præclara possède un bord supérieur rectiligne, une partie antérieure moins largement arrondie et un rostre postérieur un tant soit peu plus aigu.
+
Cette belle espèce a été recueillie par le conseiller Letourneux, sur un fond vaseux du Danube, près de Giurgewo (Valachie).
Psendanodonta Letourneuxi
FEAT UN NIPEE PeLET 97 mill. PO TAS PARE RD pee dates 66
Epaiss. max (à 27 mill. en arrière et au-
dessous du sommet, à 56 du rostre,
43 du bord antér., 32 de l'angle
postéro-dorsal, 42 de la base de la pecnendiculdine) saisir 20 —
Longueur dela crêteligamento-dorsale, du sommet à l'angle postéro-dorsal. 43 —
Gone js leve ie
Distance de cet angle au rostre...... 40 17/2 Core apicorostrales sun Mu 41: 19 — Hauteur de la perpendiculaire. ...... 60 17/2 Dist. max. De cette perpend. au bord ADO TE Eh SX Au
—. — du même point de cette perpend., au rostre pos- OMR EM MALUS 69 — — — enfin, de la base de cette perpend , à l’angle pos- : férosdorsal. ue ip 69 —
Coq. d’assez grande taille, très aplatie, d’une convexité régulière et de forme ovalaire, bâillante dans toutes ses parties antérieure et inférieure, ainsi qu'un tant soit peu au-dessus de l'angle postéro-dorsal, — bord supérieur légèrement convexe; partie antérieure très raccourcie,
> 90
arrondie ; bord inférieur très dilaté, fortement arqué- arrondi; partie postérieure plus de deux fois plus déve- loppée que l'antérieure, assez allongée et terminée par un rostre oblus à peu près médian. Crête postéro-dorsale obtuse, à peine saillante, terminée par un angle peu sensible, tant qu'il est obtus. Crête dorsale nulle. Sommets aplatis, comprimés (à crochets très aigus), ornés de trois à quatre petites éminences tuberculeuses. — Stries d'ac- croissement fines et serrées au sommet, émoussées sur la convexité, feuilletées seulement au bord antérieur et au bord postérieur depuis le sommet jusqu'au rostre. Épi- derme brillant, à l'exception des parties feuilletées, d'une teinte verdâtre avec des zones jaunâtres. Sommets d’une teinte brunâtre s’éclaircissant vers les crochets. — Inté- rieur d’une belle nacre irisée bleuâtre avec des nuances couleur de chair vers les sommets.
Ligament antérieur, interne, s'étendant depuis l'angle antéro-dorsal jusqu’'à9 mill. en arrière des crochets, en occu- pant toute l'épaisseur de la charnière et terminé par une lunule débordant, sur le revers intérieur de la char- nière de la valve droite. Ligament postérieur, externe, robuste, épais, noir, s'étendant des crochets jusqu'à 10 mill. en avant de l'angle postéro-dorsal, où il se termine par une longue lunule, échancrant, comme chez la præclara, l'extrémité de la charnière latérale.
Charnière cardinale (long. de 20 mill.) complètement nulle, présentant seulement à son extrémité un léger ren- flement obtusement subtriangulaire, ne formant pas saillie, mais dù uniquement au debord de la lunule. — Char- nière latérale représentée par un renflement plan, étroit, allongé (long. 26 mill.), se poursuivant au-dessous de la lunule sous la forme d’un petit filet blanc.
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Cette Pseudanodonte, que je me fais un plaisir de dédier à notre ami le conseiller Letourneux, vit dans le Danube, où elle a été recueillie dans les environs de Giurgewo.
Cette espèce se distingue surtout par sa partie antérieure rétrécie, et par la grande dilatation arrondie de son bord postérieur. Chez elle, le rostre postérieur, situé plus haut, s’allonge presque à la partie moyenne, tandis que celui de la præclara est plus inférieur. Ses lignes d’accroissement, ellipsiformes, modelées sur le contour général des valves, sont aussi toutes différentes de celles de la præclara.
Pseudanodonta Danubialis.
ORNE, 01 ue sa gre 98 mill: 15 ENT UE CS EE TE CR A PTE 60 17/2
Epaiss. max. (à 28 en arrière et en des- sous des crochets, 54 durostre, 43 du bordantér.,36 de l’angle posté- ro-dorsal et à 34 de la base de la perpendiculaire) net nen 23 — Long. dela crêteligamento-dorsal, des crochets à l’angle postéro-dorsal. 47 —
Dist. de cet angle au rostre.......... 38 — Cordesapico-rostrales;.. 2:14. 1400. Lu Haut. de la perpendiculaire. ........ 17 — Dist. max. de cette perpend. au bord ÉTAT PAPERS RERUE 2,
— —- du même point de celte perpend., au rostre pos- TÉTICUP SOLS rate 68
pe =
Enfin, dist. max. de la base de cette perpend. à l'angle pos- téro-dorsal ....... ee DOS HILL
Coq. de forme oblongue, bâillante dans tout son con- tour antérieur et inférieur ainsi qu'entre l’angle postéro- dorsal et le rostre, remarquable par la convexité régu- lière et assez forte de ses valves. Bord supérieur faible- ment convexe, un peu rectiligne. Partie antérieure bien arrondie. Bord inférieur régulièrement convexe. Partie. postérieure deux fois plus développée que l’antérieure, allongée, terminée par un rostre obtus assez inférieur.
Crête ligamento-dorsale obtuse, peu saillante. Angle postéro-dorsal très obtus. Arête dorsale insensible, sauf vers le rostre. Soimmets convexes (à crochets très aigus), très finement striés.
Siries d’accroissement émoussés sur la convexité, feuil- letés vers le bord antérieur, ainsi que vers la région de la crête ligamento-dorsale et vers le rostre. Épiderme brillant (sauf sur la partie feuilletée), d'une belle teinte verte légè- rement radiée de rayons plus foncés, à l'exception des
sommets teintés d’une couleur grise-cendrée, plus pâle vers les crochets. Intérieur des valves d’une nacre blanche- bleuàtre. Ligament antérieur, interne, s'étendant de l'angle antéro- dorsal jusqu'à 40 mill. au delà des crochets, en occupant toute l'épaisseur (surtout en avant) de la charnière et ter- minée par une lunule insensible. Ligament postérieur, externe, fort saillant, se terminant à 10 mill. en avant de l'angle postéro-dorsal par une grande lunule échancrant la charnière latérale.
Charnière cardinale (long. 26 mill.) complètement en- vahie par le ligament antéro-interne et n’offrant aucune
MD D ==
ondulation. Charnière latérale étroite (long. 25 mill.) plane, fortement échancrée à son extrémité par la lu- nule.
Cette espèce paraît abondante dans le bas Danube, aux environs d'Ibraïla (Berlan), de Giurgewo (Letourneux).
A l’état jeune (chez quelques échantillons), la partie an- térieure seule est verdâtre, tandis que la partie médiane est d’un beau jaune passant insensiblement vers la ré- gion postéro-dorsale et rostrale à une teinte brune-vi- neuse.
Pseudanodonta Fenchinati.
Alasmodonta Penchinati, Bourguignat, Faune Malac., bas Danube, in Ann. malac., 1, p. 71, pl. 1v, f. 1-4, 1870.
Pseudanodonta Penchinati, Bourguignat, Classif. moll. syst. europ. p. 59, 1877.
on ee A PT de ne Pate. 97 mill. LEE LENS NERO ER AT ET 63 — Épaiss. max, (à 33 en arrière et en des-
sous des crochets, 51 du rostre,
47 du bord antérieur, 32 de l’angle
postéro-dorsal, 35 de la base de la
PérpendiCulaire. 4 fou laut, 23 — Long. de la crête ligamento-dorsale,
du sommet à l'angle postéro-
RE EAAANe PA ONS ONE ARRS 45 —
où
Corde apieo-rostrale, 1,7,45.0 2500 82 mill. Haut. de la perpendiculaire......... 55 — Dist. de cette perpendiculaire au bord antérieuTe ANA AMENER MERE 26 1/2 — du mème point de cette perpend. AE OA ALLO DEPART ER RER 4 TRS — Enfin, de la base de cette per- pend. à l’angle postéro-dorsal.... 67 —
J'ai donné, en 1870, la description et la représentation exacte de cette espèce. J'ajouterai seulement quelques mots sur ses caractères.
Ligament antéro-interne très épais, occupant toute la région cardinale et dépassant de beaucoup les crochets.
Charnière cardinale (long. 28 mill.) offrant d'abord une petite dent lamelliforme, puis, un peu en arrière des cro- chets, une forte dépression causée par l'envahissement du ligament antéro-interne, enfin, un renflement lamellaire qui se poursuit sur la latérale.
Cette pseudanodonte, caractérisée par sa partie anté- rieure écourtée et par l'énorme développement de sa par- tie postérieure, est commune dans le Danube, où elle a été trouvée à Ibraïla par Berlan, à Giurgewo et Belgrade par notre ami le conseiller Letourneux.
Pseudanodonta Mecyna.
Pseudanodonta mecyna, Letourneux, in Litt. Fr
LORS ER MINT I NE RET 103 mil]. Haut MAX 7270 Re Por 29 —
ge
Épaiss. max. (à 28 en arrière et au-
dessous des crochets, — 57 du
rostre, — 46 du bord antérieur,
— 32 de l'angle fpostéro-dorsal,
37 1/2 de la base de la perpendi-
CHAR) A me Ne OUI U: 20 mill. Long. de la crèle ligamento-dorsale,
du sommet à l'angle postéro-
HORS PR nn on 49 —- Distance de cet angle au rostre...... 43 — Fordeapico-rostrale.. 2..." 84 — Haut. de la perpendiculaire. ........ D3 — Dist. de cette perpend. au bord anté-
HE LEA TER CU ES LEE EEE EST JE re —
— Du même pointde cette perpend. AUPROB LTÉE AR M NN NE 16 —
— Enfin, de la base de cette per- pend. à l’angle postéro-dorsal.. 68 —
Coq. très oblongue-allongée, très comprimée, presque plate (20 mill. d’épaiss. seulement sur une longueur de 103), faiblement bâillante à la partie inféro-antérieure, ainsi qu’à la partie postéro-dorsale.
Bord supérieur légèrement arqué. Partie antérieure bien arrondie. Bord inférieur convexe. Partie postérieure très développée, allongée (plus de deux fois plus grande que l’antérieure), terminée par un rostre très obtus. Crète pos- téro-dorsale peu dilatée, comprimée. — Arète dorsale peu sensible. Sommets aplatis, comprimés (à crochets très aigus), très finement striés. — Stries d'accroissement de la forme du contour, très émoussées, un peu feuilletées en avant et sur la région postéro-dorsale. Épiderme très bril- lant (sauf les parties feuilletées), d’une belle teinte jaune-
3"
verdâtre (brunâtre à la région des sommets, ochracée vers les crochets), avec de fines radiations vertes. — Inté- rieur d’une nacre bleu-rougeûtre bien irisée.
Ligament antérieur, interne, filiforme, dépassant de 9 à 10 mill. les crochets et se terminant sur la latérale par une lunule excessivement exiguë.
Ligament postérieur, externe (presque entièrement sym- phynoté même dans l’âge adulte), robuste, obtus, terminé à l'extrémité de la latérale à 14 mill. en avant de l’angle postéro-dorsal, par une large lunule d’un nacré marron.
Charnière cardinale (long. 30 mill.) excessivement lon- gue, tout à fait filiforme, avec une légère ondulation vers la partie lunulaire.
Charnière latérale, très longue (longueur 30 mill. ), étroite, plane, horizontale, fortement échancrée à son ex- trémité postérieure par la lunule du ligament et se pour- suivant en dessous de la lunule presque jusqu’à l'angle postéro-dorsal sous l’apparence d’un petit filet blanchâtre.
A l'état jeune, la mecyna parait un tant soit peu plus allongée, et ses bords supérieur et inférieur sont un peu parallèles.
Cette espèce, facile à distinguer par sa forme oblonguc- allongée, à valves excessivement plates, a été recueillie dans le Danube, aux environs de Giurgewo (Letourneux).
Pseudanodonta complanata.
Anodonta complanata, Ziegler,in Rossmässler, Iconogr. 1, 1835, p. 112, f. 68 (non, complanata, Rossmässler, fig. 283. — Nec, complanata des autres auteurs).
ED re
Pseudanodonta complanata, Bourguignat, Class. moll. syst. europ., p. 55, 1877.
ÉCHANTILLONS De Vienne. De Belgrade,
LS) dE ERP EEE 68 mill. 82 mill. Heubenan AIRIS 34 — AT — HDAIEBS AE LL UE un 18 — 920! — Distance de la crête liga-
mento-dorsale, du som-
met à l'angle postéro-
DOC SAM EME EL. S4 — 31 — Distance de cet angle au
DRE ER se nie vie 32 — 35 — Corde apico-rostrale.. .... 58 — 66 — Haut. de la perpendiculaire, 27 — 43 — Dist. max. de cette perpend.
au bord antérieur. ..., 14 — 93 — — du même point de cette
perpend., au rostre...., 53 — 58 —
— enfin, de la base de cette perpend., à l'angle postéro-dorsal ........ 42 — 54 —
J'aidonné une double mensuration, d'aprèsdeux échan- tillons, l’un provenant du Danube à Vienne, où a été si- gnalé le type, l'autre du Danube à Belgrade.
Le premier est identique comme taille, comme forme à l'échantillon figuré par Rossmässler. Le second, un peu plus grand, conserve avec le premier un rapport constant de mesures. — Ils ont, du reste, tous les deux les mêmes contours et la même apparence.
1. À 23 du sommet, — 46 du rostre, — 39 du bord antérieur, — 26 de l’angle postéro-dorsal, et 29 de la base de la perpendiculaire
EUR.
L'échantillon type, représenté figure 68, par Ross- mässler, suffit amplement pour la connaissance de l’es- pèce. Cette figure est excellente et très exacte. Elle mon- tre une coquille, en forme de fer de lance, caractérisée par une partie antérieure écourtée, à contour arrondi; par une partie postérieure (plus de 2 deux fois plus longue) dila- tée, bien rostrée, par une arête dorsale émoussée, un peu convexe, par une crête dorsale peu élevée, terminée par un angle obtus, bien accentué, etc.
Chez cette espèce, le bord inférieur est bien convexe, tandis que le bord supérieur, peu convexe, est même un tant soit peu rectiligne. D’après la figure 68 de Rossmäss- ler, ce bord parait convexe-ascendant. Cette apparence de caractère résulte de la fausse position de l’échantillon fi- guré. Rossmässler, en représentant le bord antérieur et le rostre de la complanata, sur le même plan horizontal, a donné nécessairement à toute la partie supérieure une forme convexe très bombée. Mais si, à mon sens, il avait disposé (comme toutes les bivalves doivent l'être) le bord supérieur, qui est la partie principale (puisqu'elle renferme les ligaments, la charnière, les sommets), sur un plan ho- rizontal, c'est-à-dire les deux extrémités du bord supérieur sur le même plan, il aurait obtenu une forme différente. Le bord supérieur serait devenu à peine convexe et le ros- treserait incliné en bas au lieu d’être au niveau de l'horizon.
Valves très bâillantes sur tout le contour antéro-posté- rieur et à peine entr'ouvertes au-dessous de l'angle postéro- dorsal. Stries présentant, comme contour, la forme exacte des valves, très émoussées, feuilletées seulement au bord antéro-inférieur etsur la crête dorsale. Épiderme brillant, verdâtre avec des zones jaunâtres. Intérieur d'une nacre irisée blanche-bleuacée.
= 99 =
Ligament antérieur, interne, s'étendant "depuis l'angle antéro-supérieur jusqu'à 6 mill. au delà des crochets, oc- cupant, surtout vers sa partie médiane, toute l'épaisseur
‘ de la charnière et venant s’évanouir sur la latérale d’une façon insensible. — Ligament postérieur, externe, robuste, d'une teinte marron, se poursuivant des crochets jusqu’à 5 mill. de l’angle postéro-dorsal, où il s’épanouit sous la forme d'une lunule subtétragone.
Charnière cardinale (long. 20 mill.) présentant sur la valve dextre une dépression ondulée très allongée, et, sur la valve sénestre, une arête filiforme très étendue. Char- nière latérale, mince, plane, horizontale, profondément échancrée à son extrémité par la lunule du ligament pos- térieur.
Cette Pseudanodonte ne m'est connue que du Danube où elle vit aux environs de Vienne (Ziegler), de Belgrade (Letourneux). Elle a été signalée dans un grand nombre de fleuves d'Allemagne, mais je doute fort que les indivi- dus de ces divers cours d’eau soient des représentants de cette espèce.
Pseudanodoanta Grateloupiana -
Anodonta Gratelupeana, Gassies, Moll. Agen. p. 193, pl. 2, f. 13 et 14 seulement, et pl. 3, f. 1-3 et pl. 4, f. 2, 1849. — Dupuy, Cat. ext. Gall. test. n° 16, 1849,
et Hist. moll. France (6° fase. 1852), p. 618, pl. XVII, f. 1-2,
Pseudanodonta Gratelupeana. Bourguignat, Class. moll. syst. europ. p. 55. 4877.
Gette espèce est parfaitement représentée dans l’ouvrage
ÉReyez
de Gassies. Comme je ne possède pas cette bivalve, je ne puis donner la mensuration de cette coquille que d’après la gravure de l’auteur des Mollusques de l'Agenais.
LOnS: MAR. Pre ed SEA: 88 mill. Haut."maR- NS 2e uRT 20 — JE ETES 16e CPR AT PPT TL TOUS 20 —
Long. de la crête ligamento-dorsale, du sommet à l'angle postéro-dorsal. 40 —
Dist. de cet angle au rostre.......... 40 — Corde apico-rostrale ........... LR ME Haut. de la perpendiculaire. ........ 38 — Dist. max. de cette perpend. au bord
DUPBE RSS ae note Pas ir ee OR 22 — — du même point de cette perpend.,
AU PDATÉ Eee etre dou ivre 65 — — enfin de la base de cette perpend., à
l'angle postéro-dorsal, ........... 58 —
Cette belle espèce, de forme subtriangulaire, est très bâillante (Gassies, pl. #, f. 2) à sa partie antéro-inférieure, ainsi qu'à son bord postéro-dorsal. La partie antérieure arrondie est très écourtée ; enfin, le rostre est obtus et ar- rondi.
La Grateloupiana vit dans la Garonne aux environs de Beauregard, de Rouquet (Lot-et-Garonne). L'abbé Dupuy et deux ou trois autres auteurs ont signalé cette espèce dans la Loire, la Seine, etc. Je doute fort que les échantil- lons de ces fleuves soient de vraies Grateloupiana.
Gassies a fait figurer (pl. 2, fig. 15-16) et a mentionné sous le nom de var. B. globosa une forme de la Garonne, qui me parait diflérer de la Grateloupiana.
Cette forme offre une convexité de 25 mill. sur une lon- gueur de 72 et une hauteur maximum de 45, tandis que le
el =
type ne possède que 20 sur 88 de longueur et 50 de hau- teur. Cette variété est relativement beaucoup plus haute par rapport à la longueur ; la partie postérieure est moins allongée, le rostre plus arrondi, le bord inférieur plus con- vexe, etc. Je crois que cette variété de la Garonne, si elle est reconnue constante, doit constituer une forme à part, sous le nom de Pseud. globosa.
Pseudanodonta Normandi
Anodonta Normandi, Dupuy, Cat. extr. Gall. test. n° 24, 1849, et Hist. moll. France (6"° fase. 1852), p. 620, DE URVI T5;
Cette coquille est bien représentée dans l'ouvrage de l'abbé Dupuy. Elle vit dans l'Escaut à Valenciennes, et aux environs d'Abbeville dans la Somme. Je la possède de la Noë, dans le Calvados. Malheureusement mes échantillons ne sont pas tout à fait adultes, ce qui m'empêche de don- . ner une description détaillée de cette espèce qui me parait très différente de la complanata ou de la Grateloupiana, avec lesquelles elle à été confondue par plusieurs au- teurs.
Chez cette espèce (d’après mes échantillons), le ligament antéro-interne est tout à fait filiforme. La charnière offre (sur les deux valves), un peu en arrière des crochets, une petite lamelle très mince et peu élevée. Les valves sont allongées, un peu en forme de fer de lance. La plus grande hauteur se trouve au niveau de l’angle postéro-dorsal.
na
S 2
Chez les espèces de cette série, le test est épais et pos- sède un épiderme peu brillant, marron ou noirâtre; les stries sont généralement grossières et rugueuses; enfin, (signe distinctif important) le bâillement des valves, à la partie postérieure, n’a pas lieu, comme chez les Pseuda- nodontes précédentes, au-dessous de l’angle postéro-dor- sal, mais beaucoup plus bas, un peu au-dessus du rostre sous l'apparence d’une petite ouverture ovalaire peu allon- gée. Quant à l’entrebâillement de la partie antéro-infé- rieure, il est médiocre.
Pseudanodonta Pancici.
Pseudanodonta Panici. Letourneux, in litt.
LONRMAR TEL RS MERS ET 00 ts Hanna. EL Eau dE MAS Go Epaiss. max. (à 18 du sommet, 65 du
rostre, 35 ‘du bord antér., 35 égale-
ment de l'angle postéro-dorsal et 41
de la base de la perpendiculaire) .. 20 — Long. de la crête ligamento-dorsale,
du sommet à l'angle postéro-dor- ML RCI ENUTE ns LUS A die ASE Dist. de cet angle au rostre.......... 46 — Corde apico-rostrale, ..........:..:. 89 —
eo
Haut. de la perpendiculaire...,.,,.. . 03, Mill, Dist. de cette perpend. au bord anté-
OU RARE A ERRRE ue . 25 — — du même point de cette perpend. au
DOSÉO Se does NT ERREE . TD — — enfin, de la base de cette perpend.,
à l'angle postéro-dorsal,..,... …….. 67 —
Coquille large, ovalaire, très comprimée, aplatie. Bord supérieur assez convexe. Partie antérieure bien arrondie. Bord inférieur régulièrement convexe. Partie postérieure très dilatée, large, obscurément rostrée et offrant, del’angle postéro-dorsal au rostre, un bord descendant, presque rec- tiligne, comme tronqué. Crête ligamento-dorsale obtuse, peu élevée. Arête dorsale appréciable seulement vers la région du rostre. Sommets aplatis, comprimés, finement striolés, à crochets très aigus. Stries rugueuses, grossières, feuilletées versles contours et notamment sur la crête dor- sale. Épiderme terne, obscurément jaune-verdâtre, deve- nant, dans l’âge adulte, d’un ton noir-marron avec des zo- nes plus ou moins accentuées. Nacre intérieure assez peu éclatante, blanchâtre ou orangée avec des taches grisâtres sales. Impressions profondes.
Ligament antérieur, interne, large, volumineux, occu- pant toute l'épaisseur de la charnière, s'étendant depuis la partie antérieure de l’impression jusqu'à 12 mill. au delà des crochets, où il se termine sans lunule sur la latérale. Ligament postérieur, externe, saillant, bombé, volumi- neux, d’un marron-rougeàtre avec une grande lunule à son extrémité.
Charnière cardinale (long. 27 mill.) pourvue, sur les deux valves d'un filament ondulé, plus accentué sur la
valve sénestre que sur la dextre. Charnière latérale (long. Mar. 1880. 3
SA
30 mill.) plane, horizontale, étroite, carrément échancrée à son extrémité par le ligament.
Cette Pseudanodonte que notre ami le conseiller Letour- neux a dédiée au professeur Pancic de Belgrade, vit dans le Danube aux environs de Giurgewo.
Pseudanodonta scrupea
LR PE Et. NO PR AE en e L 90 mill. EME RE DR PMR RER SRE DT — Epaiss. max. (à 23 du sommet, 65 du
rostre, 39 du bord antér., 21 de
l'angle postéro-dorsal et 38 de la
base de Ja perpendiculaire. ..... 23 — Long. de la crête ligamento-dorsale, du
sommet à l'angle postéro-dorsal., 36 —
Distance de cet angle au rostre.,.... 46 — Corde apico-rostrale................ 75 — Hat. de la perpendiculaire. ......... 49 —
Dist. max. de cette perpend. au bord antérieur. fn HET R EPS 24 —
— du même point de cette perpend. AUTOS TÉL uit ste bin 65 —
— enfin, de la base de cette perpend. à l'angle postéro-dorsal......... 57 —
Coq. oblongue-descendante, avec une partie rectiligne comme tronquée, de l'angle postéro-dorsal jusqu'au rostre. Valves assez convexes (convexité presque aussi prononcée depuis le point signalé à la mensuration, jusque vers la partie médiane de la partie rectiligne). Bâillement postérieur réduit à une petite fente ovalaire au-dessus
RS —
du rostre. Bâillement antérieur, très peu ouvert, vers la région antéro-inférieure. — Bord supérieur légèrement convexe. Partie antérieure écourtée, arrondie. Bord infé- rieur convexe-descendant. Partie postérieure allongée-des- cendante paraissant fortement rostrée par suite de Ja troncature du bord supéro-rostral. — Arèête dorsale très accentuée vers la partie postérieure. Stries fortes et gros- sières. Epiderme terne, épais, d’un noir-marron uniforme, un peu plus clair vers les sommets. Nacre intérieure peu brillante, blanchätre avec des tons irisés bleuâtres ou rougeâtres. Sommets aplatis, comprimés, toujours érosés.
Ligament antérieur, interne, excessivement puissant, très épais, d’une longueur de 38 mill., occupant presque toute l'épaisseur de la cardinale ct venant s'épanouir sur la partie moyenne de la latérale (à 20 mill. en arrière des crochets) sous la forme d’une immense lunule marron profonde, qui quelquefois déborde sur le revers inté- rieur de la latérale, en simulant une impression. — Ligament postérieur, externe, très volumineux, fort saillant, terminé à 6 mill. en avant de l'angle postéro- dorsal par une forte lunule, moins déveioppée, cependant, que celle du ligament interne.
Charnière cardinale très longue, réduite par suite du vo- lume du ligament interne, à une lamelle filiforme, ondulée, présentant en avant de la lunule un renflement accentué. Charnière latérale excessivement courte (long. 411 mill.), par suite de l’envahissement du ligament interne, et of- frant une surface plane et horizontale.
Le Bas-Danube, aux environs de Giurgewo (Letourneux).
Cette espèce est très caractérisée par sa troncature, par
SR CT Pos
son volumineux ligament antéro-interne et par l’exiguité de sa latérale.
Pseudanodonta Berlani
Alasmodonta Berlani, Bourgüignat, Faune du Bas-Da- nube, in Ann. malac. 4, 1870, p. 72, pl. IL, f. 7-8, — et (tirage à part) p. 37, pl. IT, f. 7-8, 1870.
Pseudanodonta Berlani. Bourguignat, Class. moll., syst. europ., p. 59, 1877.
LORS MAX. Cr EN 70 mill. Hautmar ms RCE date . A4 — Epaiss. max. (à 23 des sommets,
38 du rostre, 30 1/2 du bord
antér., 22 de l'angle postéro-dor-
sal et 25 de la base de la perpen-
(ROUEN 14e) SR ARE ET 11 — Long. de la crête ligamento-dorsale,
du sommet à l'angle postéro-
DORSALE RCE RSS ET Tr 34 — Dist. de cet angle au rostre.......... 32 — Corde apico-rogtrale. K 5.270702 60 — Haut. de la perpendiculaire.......... 39 —
Dist. de cette perpend. au bord antér, 16 1/2 — du même point de celte perpend., AUANIEUE À cue — enfin, de la base de cette perpend., à l'angle postéro-dorsal......... 45 — J'ai donné la description et la représentation de cette
— 31 —
espèce. Je crois, cependant, devoir modifier quelque peu ma description première, à cause de la nouvelle position que je donne à mes échantillons.
Coq. de taille médiocre, comprimée, de forme ovalaire. Bord supérieur assez arqué. Partie antérieure très réduite, écourtée, arrondie. Bord inférieur convexe-descendant. Partie postérieure oblongue, dilatée, rectiligne, descen- dant à partir de l'angle postéro-dorsal jusqu’au rostre qui est prononcé et qui regarde en bas. Ligament anté- rieur, interne (long. 28 mill.), plus volumineux en arrière qu’en avant, occupant toute l'épaisseur de la charnière, se terminant (sans lunule) sur la latérale à 15 mill. en arrière des crochets. Ligament postérieur externe, fort, saillant, avec une grande lunule échancrant carrément l'extrémité de la latérale.
Charnière cardinale ondulée, avec un léger sillon filiforme, très allongé, présentant un renflement vers sa partie moyenne et une dépression à son extrémité posté- rieure. Charnière latérale (long. 14 mill.), mince, plane, horizontale.
Cette espèce a été recueillie par M. E. Berlan dans le Da- nube aux environs d’Ibraïla.
272 Co
Je ne connais que trois espèces de cette série. Elles sont caractérisées par une forme oblongue, à stries ellipsiformes, par des valves minces, à peine convexes.
TT. |
Pseudanodonta Rossmassleri
Anodonta complanata, Rossmässler, iconogr. IV, 1836, p.24, f. 283, — et, Moquin-Tandon, moll. France, atlas, pl. XLV, f. 3 (quiest une mauvaise copie de la fig. 283 de Rossmässler — non, Anodonta complanata des autres auteurs).
DODEF ARS ARRET RANCE A Or 93 mill. DERUR PMR DUR MR EU A MAPS 60 — Epaiss. max. (à 30 des sommets, 51 du
rostre, 43 du bord antér., 28 de
l’angle "postéro-dorsal, 33 de :a
base de la perpendiculaire)...... 19 — Long. de la crête ligamento-dorsale,
du sommet à l'angle postéro-
3 15) 3: MON RARRANEA EE PR d . A2:1/2 Dist. de cette angle au rostre........ 45 — Corde"apicorostrale HV AUMC EUREC SR 80 — Haut. de la perpendiculaire... ... . .. 51 —
Dist. de cette perpend. au bord antér. 25 — — du même point de cette perpend.
AUTOS re eee He 69 — — enfin, de le base de cette perpend. à l’angle postéro-dorsal... ..... 61 —
Coq. tout à fait ovalaire-ellipsiforme, très comprimée, presque aplatie. Bord supérieur convexe. Partie antérieure écourtée-arrondie. Bord inférieur convexe, un peu des- cendant. Partie postérieure allongée-ovalaire, obtusément rostrée. Valves fort peu entrebâillées à la partie antéro- inférieure et au bord postéro-dorsal. Arèête pustéro-dorsale
So
peu développée, obtuse. Crête dorsale peu accentuée, pré- sentant, cependant, une ligne légèrement arquée qui des sommets aboutit à la partie rostrale supérieure. Sommets comprimés, aplatis, un peu ondulés tuberculeux, à cro- chets aigus. Stries saillantes, assez grossières, ellipsiformes. Épiderme assez brillant, verdâtre avec des zones jauna- cées ou brunâtres d’une teinte marron sur la crête pos- téro-dorsale. Nacre intérieure peu brillante, blanchâtre, peu irisée.
Ligament antérieur, interne, large, occupant toute l’é- paisseur de la cardinale, s'étendant sur une longueur de 30 mill. depuis l’angle antéro-dorsal jusqu’ à 17 mill. en arrière des crochets el se terminant sans lunule. Ligament postérieur, externe, fort, robuste, recouvert presque tou- jours par le test, se poursuivant pour ainsi dire jusqu’à l'angle postéro-dorsal et pourvu à l’intérieur d’une longue lunule.
Charnière cardinale occupanttoute la longueur du liga ment interne, réduite à un sillon filiforme ondulé, pour- vue, en arrière de crochets, d'un renflement légèrement saillant. Charnière latérale (long. 19 mill.), plane, étroite.
Cette espèce habite dans tont le cours du Danube. Je la possède de Giurgewo, de Belgrade (Letourneux), de Vienne, etc.
Pseudanodonta ellipsiformis
LORS MAR en er nr LH 90miile HAS MAR NA re ones 20 — Epaiss. max. (à 23 du sommet, 46 du
rostre, 31 du bord antérieur, 28
— 1 —
de l'angle postéro-dorsal, 25 de la
base de la perpendieul.)........ 16 mill. Long. de la crète ligamento-dorsale, du
sommet à l'angle postéro-dorsal.. 36 —
Dist. de cet angle au rostre......... 36 — Corde’apico-rostraless. 7 Ame 66 — Haut. de la perpendiculaire......... 45 — Dist. de cette perpend. au bord anté-
Fi l5 oo PAPERS RESIREE AUS POSE ETURT 23 —
— Du mêmepoint de cette perpend.
AUTOS ONE NE UC RCE DS — — Enfin, de la base de celte perpend,
à l'angle postéro-dorsal...... 50 —
Coq. tout à fait oblongue-allongée, excessivement plate et comprimée. Bord supérieur peu convexe. Partie anté- rieure écourtée-arrondie. Bord inférieur convexe-descen- dant. Partie postérieure allongée-oblongue, obtusement rostrée. Crête postéro-dorsale assez comprimée, peu dé- veloppée. Arèle dorsale peu accentuée. Valves très minces, fragiles, à peine entrebâillées à la partie antéro-inférieure (entrebâillement réduit à une loule petite fente), ainsi qu'à son bord postéro-dorsal. Stries très émoussées, ellipsi- formes, fines, régulières, feuilletées seulement vers le bord antérieur et sur la crête postéro-dorsale. Épiderme brillant (sauf sur les parties feuilletées), d'une teinte cou- leur de chair vers les sommets, puis passant, vers les contours, à une nuance jaunacée-rougeâtre tirant sur le vert. Nacre intérieure blanchäâtre, très-brillante et bien irisée.
Ligament antérieur, interne, filiforme {long. 22 mill.), s'étendant en arrière des crochets de 11 mill., sans lunule appréciable à son extrémité. Ligament postérieur, externe
SN, ee
(symphynoté), médiocre, ne dépassant pas le test, se Ler- minant à 11 mill. en avant de l'angle postéro-dorsal sous la forme d'une longue lunule, convexe à sa partie infé- rieure.
Charnière cardinale très allongée, filiforme, présentant un long filament blanchätre, non élevé, creusé au niveau du crochets et un peu relevé vers son extrémité (sur la valve sénestre, la charnière présente, à l'endroit corres- pondant à la dépression dextre, un renflement filiforme très allongé). Charnière latérale allongée, mince, horizon- tale, non échancrée brusquement à. son extrémité par la lunule, mais s’amoindrissant sous la forme d’un filament blanchâtre.
Celte Pseudanodonte vit dans le Danube où elle a été recueillie notamment aux environs de Giurgewo.
Pseuianodonta Nordenskiolidi
Anodonta complanata, Nordenskiold et Nylander Finl. Moll., p. 89, pl. VII, f. 77, 1856.
Je ne connais cette forme, qui habite en Finlande, que par la courte description et par la figure qu'en ont donné Nordenskiold et Nylander. D'après cette figure, cetle co- quille très ovalaire-allongée, à sommets situés presque en avant, à parlie postérieure très-longie et bien rostrée, à crête postéro-dorsale très accenltuée, comprimée, un tant soit peu ailée, me semble une forme qui ne peut rentrer dans aucune de celles que je viens de signaler.
Les espèces de cette série sont allongées, un peu uniop- sides, à valves très-peu bâillantes (sauf chez les Tanousi, Klettii et elongata. L'entrebâillement s'ouvre plus infé- rieurement. La plus grande hauteur chez ces Pseudano- dontes se trouve portée très en arrière presque au niveau de l'extrémité du ligament postéro-externe.
Pseudanodonta Tanousi
Pseudanodonta Tanousi, Letourneux in litt.
DUR AR Le eee ee hs Dos COUT TM HAT ARS a nee Ge ape en e ne 46 — Epaiss. max. (à 18 des crochets, 50 du
rostre, 32 du bord antér. — 29 de
l'angle postéro-dorsal et 28 de la
base de la perpendiculaire)..,... 19 — Long. de la crête ligamento-dorsal, du
sommet à l'angle postéro-dorsal.. 40 — Dist. de cet angle aurostre.......:... 35 1/2 onde pic rise Ten RIRE 67 — Haut. de la perpendiculaire.......... A —
Dist. de cette perpend. au bord antér.. 21 — — du même point de celte perpend. AN MORMO CET C Ne 60 — — enfin, de la base de celte perpen- dicul., à l'angle postéro-dorsal. 54 — Coq. allongée, un tant soit peu subtétragone, haute pour sa longueur, à bords supérieur et inférieur un peu pa-
a —
rallèles, bien que le bord inférieur soit légèrement couvexe. Valves assez aplaties, comprimées (la convexilé se pour- suit assez loin sur la partie postérieure. — Bord supérieur presque rectiligne. — Partie antérieure arrondie, écour- tée. Bord inférieur faiblement convexe. Partie postérieure allongée, terminée par un rostre très-obtus, assez infé- rieur. Crête postéro-dorsale peu élevée, obtuse. — Arète dorsale sensible, marquée par un sillon. Stries émoussées sur la convexité, grossières vers les contours, feuilletées à la partie postéro-dorsale située entre le rostre et l’angle postérieur. Épiderme brillant, d'une teinte jaunacée à la région des sommets, verdâtre avec quelques zones plus foncées sur le reste des valves. Nacre intérieure d’un blanc bleuâtre irisé. Sommets aplatis, comprimés, légèrement tuberculeux avec des crochets aigus. L
Ligament antérieur, interne (long. 20 mill.), sans lunule terminale, occupant presque toute l'épaisseur de la cardi- nale. Ligament postérieur, externe (recouvert à l'état jeune), assez volumineux, se lerminant à 9 millim. en avant de l'angle postéro-dorsal et pourvu d’une lunule allongée.
Charnière cardinale (de la longueur du ligament antéro- interne), filiforme, un peu ondulée avec un renflement très émoussé en arrière des crochets. Charnière latérale (long. 24 mill.), plane, horizontale, augmentant en largeur vers son extrémité.
Dans le Danube aux environs de Giurgewo (Letourneux.)
Pseudanodonta Rayi
Pseudanodonta Rayi. Mabille in litt.
Lone. ARS A Ne ne Mmes Lin TT
Hat nr de A EU EURE 44 mill. Epaiss. max. (à 22 du sommet, 40 du rostre, 35 du bord antér. — 91 de
l’angle postéro-dorsal et 25 de la
base de la perpendicul.}...,,..:. 149 — Long. de la crête ligamento-dorsale,
du sommet à l’angle postéro-dorsal, 37 —
Distdecel'angle an postre, PARU 32 — Cordé’apien-rostrale 2.3 mue RON: PAC Haut. de la perpendiculaire :., .….... 32 — Dist. de cette perpendiculaire au bord BNÉMEULL EP TT PIE LS
POSTE 2. Eten FR MA RAS SLR DD =
a l'angle postéro-dorsal ......... 46 —
Coq. oblongue-allongée, assez haute pour sa hauteur, à valves à peine entr'ouvertes et peu convexes (convexité presque médiane.) — Bord supérieur légèrement convexe. (Dans le jeune âge, il est presque rectiligne.) Partie anté- rieure arrondie. Bord inférieur assez convexe. Partie pos- térieure allongée, obltusement rostrée. Crêle postéro dor- sale obtuse, émoussée. Arèête dorsale marquée par un sillon. Sommets comprimés, finement striés, tuberculeux vers les crochets qui sont fort aigus. Striés émoussées, grossières vers les contours, rugueuses vers la partie antéro-inférieure et feuilletées vers la région postéro-dorsale de l'angle au rostre. Épiderme jaunacé vers les sommets, puis d'un beau vert très-brillant, avec des zones jaunes sur le reste des valves. (Dans l’état de vieillesse, l'épiderme prend une teinte terne noirâtre uniforme). Nacre intérieure d’un blanc irisé, avec des tons orangés vers les sommets,
TS CAS
Ligament antérieur, interne (long. 25 mill.) sans lunule terminale, mince, devenant, chez les vieux échantillons, épais au point d'envahir toute la cardinale. Ligament pos- térieur, externe (recouvert chez les Jeunes), assez volumi- peux, se terminant à 7 mill. en avant de l'angle postéro- dorsal et pourvu d’une lunule qui échancre carrément la latérale.
Charnière cardinale excessivement mince, chez les jeu- nes, représentée par un filament blanchâtre, légèrement relevé au niveau des crochets, et, chez les vieux échan- tillons, presque totalement absorbée par le ligament. Charnière latérale courte, plane, horizontale.
Cette espèce, dédiée à M. J. Ray, conservateur du mu- sée de Troyes, a été recueillie dans les bassins de Marly- le-Roy, près Paris (Mabille.)
Pseudanodonta Klettii
Anodonta Klettii, Rossmässler, iconogr. 1.835, p. 112. (sans description.) — — Scholtz, Schlefiien’s land und wass. Moll. p. 122. 1843, et suppl. p. 15. 1853. _— — Mürch, Syn. moll. terr. et fluv. Da- niæ p. 90. 1864. — rhomboiïidea, Schlüter, Kurzg. syst. verz. Conch. Halle, p. 32 (sans descript.) 1838. (teste Mürch. 1864). Pseudanodonta Klettii, Bourguignat, Class. moll. syst. europ. p. oo. 1877.
Je rapporte à la Xlettii, l'Anodonta minima (non A. minima de Millet) de Joba (cat. Moll. Mos. p. 14 pl. un.
HER +
1844), et, cette mème coquille rééditée par Joba (suppl. cat. moll. Mos. p. 6. 1851) sous le nom d’Anod. elongala (non An. elongata de Holandre 1836.) LONBANER LR ANT AUD À RENÉ RER 65 mill. AUTRE 2 SE NE SON SRE 38 — Epaiss. max. (à 24 des crochets, 31 du rostre, 34 du bord antér. — 17 de l'angle postéro-dorsal, et 23 de la base perpendiculaire. ........... 19 — Long. de la crête ligamento-dorsale, du sommet à l’angle postéro-dor-
SAME 0 Sels Sn 8 id RSI SUR 38 — Dist. de cet angle au rostre........, 35 — Corde apico-rostrale ....,........ + 1086 — Haut. de la perpendiculaire.......... 32 —
Dist. de cette perp. au bord antérieur, 16 — — du même point de celte perpend.
DU TOSÉTE nn eee cpu 49 — — _enfin,dela base de cetteperpend., à l’angle postéro-dorsal...,..... 40 —
Coq. de petite taille, plus haute en arrière qu’en avant (la plus grande hauteur se trouve juste au niveau de l’ex- trémité du ligament postéro-dorsal), de forme allongée, avec une partie postérieure obliquement descendante. Bord supérieur légèrement convexe. Partie antérieure écourlée, arrondie. Bord inférieur presque rectiligne, des- cendant. Partie postérieure très développée, trois fois plus longue que l’antérieure, à bord postéro-dorsal recli- ligne, descendant sur le rostre qui est très obtus. Valves très bâillantes à la partie antéro-inférieure et un peu moins entre l'angle postéro-dorsal et le rostre. Convexité (19 mill.) très prononcée, dont le point le plus saillant se
RAT 22
trouve presque sur la perpendiculaire tombant de l’extré- mité du ligament postérieur. Sommets assez renflés, bien que comprimés (à crochets aigus), presque toujours érosés. Crète dorsale peu élevée, émoussée, obtuse. Arête dorsale assez accentuée, légèrement arquée. Stries ordinairement grossières, émoussées sur la convexité, rugueuses aux extrémités. Épiderme peu brillant, d'un ton verdâtre- obscur avec quelques zones jaunacées, mais le plus sou- vent d'un brun-verdâtre cendré uniforme. Nacre inté- rieure d’un blanc-bleuacé avec quelques nuances orangées vers les sommets.
Ligament antérieur, interne (long. 18 mill.), occupant toute l'épaisseur de la cardinale (sauf au niveau des cro- chets), même débordant à l'intérieur et se terminant à 9 mill. en arrière des crochets sous la forme d’une grande lunule tachant d’une teinte marron l'épaisseur intérieure et horizontale de la latérale. Ligament postérieur, externe (recouvert dans le jeune âge), fort, robuste, allongé, ter- miné à 6 mill. de l’angle postéro-dorsal par une grande lunule quadrangulaire qui échancre carrément l'extrémité de la latérale.
Charnière cardinale présentant au niveau des crochets une éminence filiforme, allongée, très proéminente. Char- nière latérale allongée, étroite, plane et horizontale.
Cette Pseudanodonte paraît commune dans toutes les eaux du nord de l’Europe depuis la France jusqu’en Russie. Je la possède notamment du Danemarck d’où elle m'a été envoyée par Mürch.
Pseudanodonta Elongata
Anodonta elongata ‘, Æolandre, Faune Moselle, Moll. p. 4, 1836.
Anodonta Jobæ, Dupuy, Cat. extr., Gall. test. n° 18, 1849.
Anodonta elongata, Dupuy, Hist. moll. (6° fase., 1852), p. 620, pl. XVI, f. 16.
Pseudanodonta elongata, Bourguignat, Class. moll. syst. Europ., p. 55, 1877.
L'échantillon représenté fig. 2, pl. IT des Etudes sur les naïades de l'Aube, n'est pas typique, il est trop large pour sa longueur.
Done RAR SION ETES A ASE 68 mill. Haut Dax: Le LR RU RE Er SN Epaiss. max. (à 24 des crochets, 35 du
rostre, 34 du bord antér., 21 de
l'angle postéro-dorsal et 20 de la
base de la perpendiculaire). ..... 20 — Long. de la crête ligamento-dorsale, du
sommet à l'angle postéro-dorsal. 38 —
Dist:ide cet'angle aurostre 00 27 1/2 Corde spico-rostrales 2e 20 59 — Haut. de la perpendiculaire......... 28 —
Dist. de cette perpend. au bord antér., 17 — — du même point de cette perpend. au rostre
1. Non., Anoil. clongata du supjlèm. de Joba, que je rapporte la Klettii.
D =
Dist. enfin, de labase de cette perpend. à l'angle postéro-dorsal....., 42 mill.
Coq. très allongée, à bords supérieur et inférieur, un tant soit peu parallèles, bien que la plus grande hauteur se trouve à l'extrémité du ligament externe, à valves bien convexes (convexité dans le sens de la longueur, dont le point le plus saillant se trouve situé presque à égale dis- tance des extrémités, ce qui n’a pas lieu chez l'espèce pré- cédente). — Bord supérieur presque rectiligne, faiblement convexe. Partie antérieure arrondie, très écourtée. Bord inférieur presque rectiligne, un peu descendant, avec un simulacre de contraction vers la partie centrale. — Partie postérieure plus de trois fois plus longue que l’antérieure, assez dilatée à son extrémité et terminée par un rostre très obtus, incliné vers le bas. — Valves très bâillantes à la partie antéro-inférieure (entrebâillement nul, ou presque nul, entre l'angle postéro-dorsal elle rostre), très convexes, à sommets comprimés, ondulés, un peu tuberculeux et à crochets très aigus. Stries grossières, émoussées sur la convexité. Epiderme noirätre avec quelques zones d’un vert foncé, plus pâle vers la région des sommets. Nacre intérieure blanchâtre avec des tons bleuâtres ouorangés.
Ligament antérieur, interne, très allongé, terminé par une lunule allongée (à 10 mill. des crochets), et occupant tout l'emplacement de la cardinale, à tel point que celle- ci est complètement absorbée. Ligament postérieur, ex- terne, très long, saillant, terminé à 7 mill. en avant de l'angle postéro-dorsal par une lunule triangulaire allongée, qui échancre carrément la latérale.
Charnière cardinale nulle ou presque nulle (entièrement envahie parleligament interne), représentée chez les vieux
individus par une longue concavité, et, chez les jeunes, Mal. 1830 &
UD
par un filament ondulé concave avec une légère tubérosité à son extrémité. Charnière latérale mince, très allongée, plane et horizontale.
Cette espèce habite dans la Moselle à Metz, en compa- gnie de la Klettii.
Pseudanodonta Ligerica
Pseudanodonta Ligerica, Servain, in Litt. et in Bour- guignat, Class. moll. syst. europ, p. 55, 1877.
ROSE VE CRE 63 mill. FA ARE RTE CE te eu TRE 37 — Epaiss. max. (à 20 des crochets, 33 du
rostre, 31 du bord antérieur, 17
de l'angle postéro-dorsal et 20 1/2
de la base de la perpend.)..,..... 15 — Long. de la crête ligamento-dorsale,
dusommet à l'angle postéro-dorsal, 27 —
Distance de cet angle au rostre....., 33 — Corde apico-rostrale............,,.. 52 — Haut. de la perpendiculaire. ..,..... 30 —
Dist. de cette perpend. au bord antér., 18 — — Du même point de cette perpend.
au rose... RS Le 46 — — Enfin, de la base de cette perpend. à l'angle postéro-dorsal, ..... 38 —
Coq. allongée-subtriangulaire, très rétrécie en avant et augmentant graduellement en largeur au point que la plus grande hauteur se trouve à l'extrémité du ligament posté- rieur, — Convexité maximum centrale, presque à égale
EN.
distance des extrémités et des bords supérieur et inférieur. Bord supérieur presque rectiligne. Partie antérieure très- écourtée, très réduite, arrondie. Bord inférieur rectiligne descendant. Partie postérieure près de 3 fois plus longue que l’antérieur, allongée, relativement très-élargie, offrant un bord postérieur convexe et une partie inférieure obtu- sément rostrée, regardant en bas. Valves aplaties-compri- mées, à peine bâillantes (bâillement antérieur réduit à une fente à peine ouverte sur le bord inférieur. Bâillement pos- térieur représenté par une toute petite ouverture allongée, peu appréciable, située au-dessus du rostre. Sommets aplatis, comprimés, toujours érosés, à crochets aigus. Stries émoussées sur la convexité, rugueuses et feuilletées vers les contours, Épiderme peu brillant, d’un brun-cendré ou marron, plus clair vers la région des sommets. Nacre intérieure d’un blanc bleuacé plus ou moins irisé.
Ligament antérieur, interne, mince, très allongé, se ter- minant sans lunule sur la latérale à 8 mill. en arrière des crochets. Ligament postérieur très saillant, pourvu d’une longue lunule terminale.
Charnière cardinale réduite à un filament très allongé, onduleux, avec un léger renflement en arrièredes crochets. Charnière latérale mince, très allongée, plane et horizon- tale.
Cette Pseudanodonte habite dans la Loire près d'Angers (Servain). Notre ami le conseiller Letourneux a recueilli des échantillons absolumentidentiques à ceux de la Loire, dans la Save à Agram (Croatie).
M. L. de Joannis, auteur d’un très médiocre travail sur
les naïades du département de Maine-et-Loire !, a signalé, aux environs d'Angers, trois formes de complanata, savoir la complanata (pl. 6.f.2), la Normandi (pl. 6. f. 1.) et l'elongata. — Je ne crois pas à l'exactitude des détermi- nations de cet auteur, parce que les deux espèces repré- sentées ne sont-ni la Normandi ni la complanata. Quant à l’elongata de Metz, je doute de sa présence à Angers. En tout cas, aucune des espèces de Joannis ne peuvent être rapportées à la Ligerica du docteur Servain.
1. In Ann. Soc. Linn. Maine-et-Loire, IIT, 1859, p. 261-295 et pl. 4 à 12.
IT
DESCRIPTION
DE PLUSIEURS ÆTHÉRIES NOUVELLES
SUIVIE D'UN APERÇU MONOGRAPHIQUE SUR LE
GENRE ÆTHERIA
Ætheria Petrettinii
Valves aussi grandes l’une que l’autre, dont l’une, adhé- rente (tantôt la dextre, tantôt la sénestre), complètement plate, sans rugosités et sans boursouflures extérieures.
Valve libre (ou supérieure), non feuilletée, opaque, ré- gulièrement convexe, d’une teinte verdâtre avec des zones plus foncées et quelques bandes jaunacées plus ou moins prononcées, teinte passant versles sommets en une nuance plus claire, irisée de tons de feu. Stries concentriques, ré- gulières, bien que rugueuses et un peu crispées (crispations parfois très accentuées).
Intérieur d’une nacre blanche, uniesur la valve supérieure pleine de tubérosités sur la valve inférieure ou adhérente.
— 04 —:
Partie antérieure arrondie, écourtée. Partie postérieure dilatée-arrondie.
Sommets (sans talon) petits, recourbés, opposés et pourvus à leur pointe d'une petite coquille embryonnaire. Cette coquille parait lisse et ressemble comme forme (moins les stries) à l'Arca lactea de nos côtes océaniennes.
Ligament, postérieur etinterne, composé de deux parties: 1° d’une partie fibreuse, conique, courte, semblable comme forme au cuilleron d’une Mya ; 2° d’une partie ligamenteuse très étroite, située en arrière de la partie fibreuse et péné- trant profondément par une fente dans l’intérieur du test.
Charnière simple, composée: 1° sur la valve libre (ou supérieure) d’un renflement pédonculé supportant le liga- ment fibreux ; 2° sur la valve inférieure (ou adhérente), d'une série de renflements très-épais, très puissants, sinueux, ondulés, excavés en dessous au niveau des cro- chets et fendus à l'endroit du sillon qui contient la partie ligamenteuse.
Impression antérieure, étroite, très allongée en forme de C et fimbriée. Impression postérieure ressemblant à la forme d’un haricot. Impression palléale accentuée, irrégu- lièrement arrondie.
Cette espèce de forme arrondie, toujours plus longue que haute, varie beaucoup comme taille. Long. max. 50- 100. Haut. 45-90. Epaiss. 12-24 millim.
On ne peut donner, ainsi que je l'ai dit dans mon intro- duction, une mensuration rigoureuse des Æthéries. Les espèces de ce genre sont sujettes à trop de variations par suite de l’adhérence d’une de leurs valves à un corps étran- ger, sur lequel elles sont forcées de se modeler.
Cette Æthéria, dédiée à l'ingénieur Petretlini, vit en
PH. tee
Égypte, dans l’intérieur des tuyaux de fonte, ainsi qu'au fond du puisard de l’établissement des eaux de Ramlé, à Hagueret en Naouatié, non loin du canal Mahmoudieb. (Petrettini et Letourneux).
Ætheria Letourneuxi
Espèce à valves des plus irrégulières, présentant toutes les variations possibles, conservant, cependant, malgré ses irrégularités, une forme transversalement oblongue, toujours plus longue que haute.
Valves de même taille (dont la supérieure très-convexe) d’une belle teinte verte et profondément sillonnées par des stries concentriques proéminentes, creusées, crispées ou boursouflées, ete. — Intérieur d’une belle nacre blanche, légèrement bleuâtre, çà et là fortementirisée, avec quelques taches livides.
Sommets (sans talon) petits, recourbés, non opposés et distants l’un de l’autre, par suite de l’encrassement et de l'épaississement de la valve adhérente; pourvus à leur extrémité d’une petite coquille embryonnaire assez sem- blable, comme forme, à celle de l'espèce précédente, mais en différant par un test sinueux à sa partie centro-palléale et par desstries concentriques régulières et très accentuées.
Ligament, postérieur et à moitié interne, à cause de l'épaississement de la valve adhérente, qui par son en- crassement (en laissant un espace vide entre les sommets) permet de voir en dehors une portion du ligamentfibreux.
Ligament semblable, du reste, à celui de la Petrettinii, seulement s’en distinguant parla partie fibreuse plus courte et plus large. j
sh
Charnière pédonculée sur la valve libre et des plus irre- gulières sur la valve adhérente.
Impressions peu prononcées : l'antérieure irrégulière- ment allongée; la postérieure arquée, assez courte; la palléale sineuse-ondulée, très distante des bords margi- naux.
Cette Æthérie est aussi variable dans sa taille que dans sa forme. Suivantles échantillons, elle atteint en longueur 60-90, en hauteur 40-70, en épaisseur 20-30 mill.
Cette espèce, que je me fais un plaisir de dédier à notre ami le conseiller Letourneux, vit dans le Nilet dans les canaux du Fayoum, en Egypte.
C'est d’après un échantillon de cette espèce, provenant également du Fayoum, que Rang et Caillaud (Not. g. Ethér. et desc. anim. 1834) ont pu donner l'anatomie du genre Ætheria.
Seulement ces savants auteurs ont eu le tort de con- fondre cette forme avec la Caillaudi, qui est toute diffe- rente.
En tout cas, la planche VI sur laquelle Rang et Caillaud ont fait représenter cette espèce, donne bien les contours de cette Æthérie, qui, comme je l’ai dit, conserve toujours, malgré sesirrégularités, une forme plus longue que haute. C'est l'inverse chez la Caillaudi, qui, de plus, est carac- térisée par un talon d’une longueur démesurée.
Ætheria Chambardi
Cette espèce, très distincte des deux précédentes, a été découverte dans des couches quaternaires à Ramsès, en
Pt =
Egypte, par le docteur Chambard, attaché aux travaux du grand canal de Suez.
Ces couches, au nombre de deux (que l’on peut appeler bancs à Æthéries, car la Caillaudi et la Chambardi y foisonnent), séparées l’une de l’autre par 3 à 4 mètres de sables un peu terreux, reposent sur un lit de cailloux roulés provenant d'une antique branche du Nil. Au-dessus de la couche supérieure à Æthéries, se trouve un dépôt de 4 à 5 mètres, dans lequel on découvre de nombreux sarcophages et une quantité considérable de momies d’an- ciens habitants de Ramsès.
Ces deux bancs à Æthéries sont donc antérieurs à la fondation de la ville égyptienne, et les espèces qu'ils contiennent sont les représentants de l'antique faune d’une branche nilotique disparue depuis les temps les plus reculés.
L'Ætheria Chambardi, d'une formetoujours ohlongue- allongée, malgré ses variations et ses irrégularités, est caractérisée par sa partie postérieure nulle ou presque nulle, lorsque c’est sa valve sénestre qui est adhérente, ou inversement, par sa partie antérieure réduite à fort peu de chose, lorsque c’est sa valve dextre.
Valves de même laille, très épaisses, légères, très feuil- letées, extérieurement boursouflées, irrégulièrement con- tournées, suivant les échantillons, et intérieurement ornées d’une nacre jaunacée. Sommets excoriés, à talons internes d’égale longueur, contournés, en suivant une direction curviligne, tantôt à droite, tantôt à gauche, et toujours recouverts par l’une et l’autre valve.
Le talon de la valve adhérente est ordinairement obli- quement renversé en arrière. Quelquefois c’est celui de la valve libre. Alors, dans ce cas, le talon de la valve adhé-
= Ho =
rente est ascendant, tout en se maintenant dans une direc- tion obliquement dextre ou sénestre. En résumé, le talon de l’une se modèle sur celui de l’autre.
Ligament, interne, prolongé sur toute la longueur du talon, composé, comme chez les espèces précédentes, d'une partie fibreuse et d’une autre ligamenteuse enfoncée dans une fente.
Charnière pedonculée sur la valve libre (pédoncule sup- portant le ligament fibreux), sinueuse-irrégulière sur la valve adhérente.
Impressions : antérieure très longue en arc de cercle; postérieure oblongue-spathuliforme ; palléale irrégulière, très distante du bord marginal.
Cette espèce, comme toutes celles de ce genre, varie ex- trèmement dans sa taille. Long. 50-75, haut. 80-110, épaiss. 30-45 millim.
Ætheria Nilotica
Ætheria nilotica, Letourneux, mss.
Cette nouvelle espèce, qui vit dans le Nil en Nubie (Joannis), ainsi que dans la haute Égypte, a été recueillie par notre ami le conseiller Letourneux, sur les bords du lac Mariout (section orientale), près d'Alexandrie.
Les échantillons de cette localité, bien que morts, étaient - intacts, sans le moindre émoussement. Cette nilotica doit vivre, par conséquent, bien près de l’endroit où elle a été trouvée.
Valves des plus irrégulières, inégales de taille (l’adhé- rente un peu plus grande que l’autre), très épaisses vers
0 ——
la région supérieure où l'accroissement se fait par juxta- position.
Épiderme d’une belle teinte uniforme, couleur feuille- morte. Nacre blanche-bleuacée et bien irisée.
Talons développés, de forme conico-pyramidale (long. 15 à 30 mill.) tournés à droite, à gauche, enfin, ascendants ou descendants. Sommet des talons très aigu.
Ligaments externes, composés comme chez les autres æthéries. Partie fibreuse, conique, largement arrondie à la base, et se modelant sur la forme du talon. Partie liga- menteuse reçue dans une fente étroite, très profonde.
Charnière très irrégulière, peu accentuée. Pédoncule presque nul. Impressions : antérieure étroite, allongée en arc de cercle; postérieure irrégulièrement spathuli- forme.
Test très feuilleté. Taille des plus variables, de forme tantôt arrondie ou oblongue, tantôt allongée dans le sens
transversal. Long. 70-90, haut. 60-130, épaiss. 30-50 mil- lim.
Le genre ÆTuERIA a été établi par Lamarck (sous le vo- (cable Étheria!, en 1807 (et non pas 1808) dans le tome X p. 398) des Annales du Museum de Paris, pour de sin- gulières coquilles ressemblant à des huîtres.
Ce genre a été adopté par tous les auteurs.
1. « J'ai donné le nom d'Éthérie, dit Lamarck, en l'honneur de l’une des Océanides, parce que les coquilles de ce genre habitent dans la mer. » — Lamarck croyait, en effet, que les Æthéries étaient ma- rines. Ce n’est que depuis les découvertes de Caillaud que l'on sait qu’elles sont fluviales ; or, comme le nom de l'Océanide Ethérie dérive de œibépros, éthéré (à cause de la couleur bleue de la mer), ce genre doit s'écrire ÆTHERIA.
0
Rangées d'abord dans la famille des Chames (Lamarck, 1807 et 1819), des Cardiacés (Schweigger, 1820), des My- tilacés (Blainville, 14826), des Ostracés Dimyaires (Cuvier, 1830), etc., les Æthéries ont été placées par Deshayes, en 1830, dans une famille spéciale, celle des ÆTRERID&.
Rang et Caïllaud, en 1834, ont, les premiers, constaté, d'après les caractères anatomiques, les rapports de ce genre avec ceux des Naïades.
Voici, d’après Rang, Caiïllaud et Deshayes, les caractères de l’animal des Ætheria\.
Animal de forme variable, revêtu d'un manteau très ample à bords désunis dans tout son contour, sauf à la région dorsale. Canal anal séparé par un point de soudure de la grande cavité palléale. Pied grand, comprimé, obtus au sommet. Bouche ovale, transverse. Palpes labiales ovales, fixées dans toute la longueur de leur bord supé- rieur. Deux feuillets branchiaux de chaque côté, inégaux, réunis en arrière de la masse abdominale, soudés au man- teau et servant de cloison entre la cavité palléale et le canal anal.
Coquille irrégulière, équi-ou-inéquivalve, nacrée, épi- dermée, à test foliacé ou non foliacé. Une des valves adhé- rente (tantôt la dextre, tantôt la sénestre), l’autre libre; crochets non allongés, ou, prolongés en forme de talon, possédant à leurs extrémités (lorsqu'elles sont intactes) une petite coquille embryonnaire, analogue à celle des Mulleria. Ligament interne ou externe, avec un sillon
1. Consultez : 1° Ferussac, notice sur les Ethéries trouvées dans le Nil par Caiïllaud, in Mém. Acad. Sc. Paris, 1823. — 2° Deshayes, En- cycl. Meth. histoire des Vers, II, 1830. — 3° Rang et Caillaud, mémoire sur le genre Ethérie et description de son animal, in Nouv. ann. mus. d'Hist. nat., Ill, 4834. — 4° Rang, mémoire sur quelques acé- phales d’eau douce du Sénégal, 1834.
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très profond à côté. Charnière sans dents, épaisse, si- nueuse, sur la valve adhérente, pédonculée sur la valve libre. Deux impressions écartées (une seule chez les Mul- leria), une à droite, une à gauche, réunies par une impres- sion palléale étroite.
J'ai signalé pour la première fois, chez deux des espèces que je viens de décrire, la petite coquille embryonnaire des Æthéries.
Cette coquille (long. 3, haut. 2 mill.) libre dans le jeune âge, équivalve, à peine inéquilatérale, à ligament interne, présente une forme transversalement allongée, à extré- mités arrondies, avec un sinus très prononcé vers la région centro-palléale inférieure. Sa surface est lisse (Petretti- nii) ou bien striée (Letourneuxi). Elle ressemble chez ces deux espèces, comme contour, à l’Arca lactea de nos côtes de l'Océan.
Aussitôt que l'animal commence à grandir, cette petite coquille perd ses formes régulières. Une de ses valves (n'importe laquelle) devient adhérente et reste fixée. Alors dans cet état, l'animal se développe comme il peut, s’al- longe ou se contourne pour éviter les obstacles et prend toutes les formes possibles pour arriver à son entier déve- loppement.
Les Æthéries sont les seuls mollusques, je crois, qui ont la faculté de se fixer par l’une ou l’autre valve. Aussi sont- elles ou dextres ou sénestres. On reconnait la dextrorsité ou la sinistrorsité à la direction du ligament. Chez les Mul- leria, la valve droite seule devient et reste adhérente.
Les espèces de ce genre vivent dans les rivières de l'Afrique. Elles ont été constatées dans tout le bassin du
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Nil, ainsi que dans ceux du Sénégal, de la Gambie et du Niger, aussi bien que dans les eaux des régions d'Angola et de Benguella. Les frères H. et A. Adams (Gener. rec. moll. 11, p.509) en mentionnent une (l'ætheria Stefanensis, Moricand) de l'Amazone. Mais je doute fort de la déter- mination de cette espèce, qui ne pourrait bien être qu'une Mulleria.
Les Æthéries, recueillies dans ces contrées si distantes les unes des autres, ont été regardées soit comme des Cail- laudi, soit comme des plumbea. Je pense que sous ces deux appellations on a dû confondre plusieurs formes qui auraient mérité d'être distinguées, et, qu'en voulant trop restreindre le nombre des espèces, on n'ait fait des confusions déplorables. Ce n’est pas une science que celle qui consiste à tout réunir. Ce mode scientifique dénote gé- néralement, chez leurs auteurs, ou absence d'’érudition, ou manque de coup d'œil.
Les Æthéries connues sont en petit nombre.
Lamarck en a décrit quatre, les elliptica, trigonula, semilunata et transversa.
Ferussac a créé la Caillaudi et a réuni les quatre es- pèces de Lamarck en deux, en attribuant à chacune d'elles un nom nouveau. Ainsi, il a appelé Lamarcki les elliptica et trigonula, et Plumbea les semilunata et transversa. Ces appellations ne peuvent être adoptées, parce qu'elles sont contraires aux lois de l’antériorité.
Enfin, Sowerby a fait connailre une forme sous le nom
de tubifera et Michelin une autre sous celui de Carte- ronti.
Les espèces de ce genre sont si variables et si irrégu-
ue
lières que j'ai cherché longtemps les caractères les plus stables d’une bonne classification.
Lamarck a divisé ses quatre Æthéries en deux séries : en espèces pourvues d'une callosité oblongue dans la base de la coquille, et en espèces sans callosité. Sous le nom de callosité, Lamarck comprenait le talon. « Sur un des côtés de la facette lamelleuse de la charnière, dit ce savant auteur (Loc. sup. cit. 1807), on voit une grosse callosité oblongue demi-cylindrique, que le ligament des valves semble envelopper au moins partiellement et qui paraît avoir été unie à une callosité semblable sur l’autre valve. »
Sur les quatre espèces lamarckiennes, les e/liptica et trigonula possèdent un talon (callosité), les semilunata et transversa n'en ont pas.
Pour moi, je sépare les Æthéries en quatre séries, d’après la forme de leurs talons, de leurs ligaments, de leurs contours.
A. CAILLAUDIANA.
Valve adhérente bien plus longue que la supérieure, pourvue d'un talon presque en ligne droite, excessive- ment allongé, presque d'égale grosseur dans toute sa longueur. — Ligament externe, composé d’une partie fibreuse très résistante contenue dans un large sillon (dont on voit la trace sur l'étendue entière du talon), et d’une partie ligamenteuse renfermée dans une fente très étroite.
= Gr —
Test érès feuilleté, oralaire-allongé dépassant médio- crement en largeur le diamètre du talon.
Ætheria Caillaudi
Ætheria Caillaudi, Ferussac, Mém. Éthér. in Mém. acad. sc. [. 1823, p. 359. — Et Caillaud, Voy. à Méroë, II, 1826, p. 222 et IV, 1827, p. 261 et aïlas II, 1823, pl. 61, f. 1-3.
Je ne puis accepter comme représentant cette espèce : 4° l’Ætheria Caillaudi, de Rang et Caillaud (mém. G. Éthér. in Nouv. ann. Mus. Il, 1834, pl. 6). — 2° l’Æ- theria Caillaudi de Chenu (Man. Conch. H, 1862, fig. 739). — Je rapporte la première à l'Ætheria Letourneuxi; — la seconde à l’elliptica.
La Caillaudi est une espèce de très grande taille, carac- térisée par un talon feuilleté d’une excessive longueur (j'en ai vu de plus de 35 cent.) conservant à peu près la même largeur. — Valves irrégulières, toujours d’une forme allongée très oblongue. Intérieur d’une nacre micacée blanchâtre. Extérieur d’un noir verdâtre, ordinairement excorié, mais lorsqu'il est intact, orné de nombreuses spi- nules tubuleuses irrégulièrement placées.
Cette espèce a été recueillie pour la première fois, en 1821, en Nubie, dans la province de Robatas, sur les bords du Nil et de ses affluents, où elle est excessivement com- mune. Depuis elle a été trouvée dans tout le cours du Nil. Eu Égypte, je la connais des canaux du Fayoum, du Nil
EN. os
pres d’Esneh, des bords du lac Mariout où elle a été récol- tée morte non loin d'Hagueret en Naouatié, par notre ami le conseiller Letourneux.
Le docteur Chambard l’a découverte dans les couches quaternaires de Ramsès.
Il existe, dans les collections du Muséum de Paris, de magnifiques exemplaires de cette espèce. Il y en a un, entre autres, qui a plus de 40 centimètres de longueur,
B. NILOTICIANA
Valve adhérente médiocrement plus grande que l'autre. Talon peu allongé, CONIQUE, presque toujours renversé en arrière ou incliné à gauche ou à droite, à sommet tou- jours aigu, lorsqu'il n’est pas excorié. Ligament peu allongé, externe.Coquille très irrégulière, affectant toutes les formes, mais, en somme, toujours plus grande, plus large et plus développée que le talon (chez la série pré- cédente le talon, d’une longueur démesurée, est constam- ment presque aussi large que la coquille). Test feuilleté ou non feuilleté, ne croissant pas comme celui de la Cail- laudi, c'est-à-dire en juxtaposant ses couches lamelleuses les unes à la suite des autres dans le sens de la longueur, mais dans le sens de l'épaisseur.
Ætheria tubifera
Etheria tubifera, Sowerby, in Zool. journ. 1, 1825, p. 523.
Cette espèce, qui jusqu'à ce jour a été confondue avec Mat. 1880. 5
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la Caillaudi ou la Carteroni, est une forme bien spéciale. Elle possède un talon court, obliquement conique. Sa forme, très irrégulière, a toujours sa plus grande longueur dans le sens transversal.
Valve adhérente plus grande que l’autre. Nacre intérieure d'un vert bleuacé. Surface externe ornée de spinules tu- buleuses irrégulièrement espacées. « Valva superiore spi- nis irregularibus tubulosis conspersa, » dit Sowerby. — Long. 110 mit. sur 70 à 75 de hauteur.
Il y a dans les collections du Muséum de Paris, sous le nom de Caillaudi, vAR. rotundata, plusieurs beaux échan- tillons de cette espèce, échantillons recueillis dans le Nil, en 1834, par le consul Botta.
Ætheria Nilotica
Cette Æthérie est également une forme particulière et très distincte. |
On remarque au Muséum un magnifique groupe de cette espèce, donné par Joannis en 1834, sous le nom de Cail- laudi var. elongata. Pour moi, j'en possède deux des bords du lac Mariout, dans la basse Egypte.
Ætheria Elliptica
Il faut réunir sous ce nom :
4 L’elliptica, Lamarck, in Ann. mus. X. 1807, p. 401. pl. 29 et 31. f. 1, et Anim. s. vert. VI, première partie, 1819, p. 100.
ENG
2 La trigonula, Lamarck, in. Ann. mus., X, 1807, p. 403, pl. 30 et 31, et Anim. s. vert. VI, première partie 1819, p.100.
3° La semilunata de Sowerby, Genera of shells, première livraison, 1820 (non semilunata de Lamarck, qui est différente).
4 La Lamarcki, de Ferussac, in Mém. Acad., sc. 1, 1893, p. 359 (nom nouveau proposé à la place de ceux d'’elli- ptica et de trigonula).
5° La Caillaudi de Chenu, Man. conch., II, 1862, p. 150. fig. 139 (très-réduite). (Non Caiïllaudi de Ferussac.)
Je rapporte encore à cette Æthérie l’Elliptica de Blain- ville (Man. malac. p. 543, pl. 70 bis, fig. 2 (très-médiocre).
J'ai été assez heureux, grâce à l’extrême obligeance du professeur de malacologie, d’avoir pu vérifier dans les ga- leries du Muséum les espèces de Lamarck.
J'ai tenu et examiné les elliptica et trigonula types, qui sont bien une seule et même espèce, comme l'avait affirmé Ferussac. J'ai également vu, dans cette riche collection, l'échantillon représenté dans le Genera of shells (1820) par Sowerby, sous le nom de semilunata. Cet échantillon est une eZliptica moins avancée en âge, Tous ces individus proviennent du Sénégal. « M. Lajoye, dit Lamarck, dans une note manuscrite, m'a certifié que la érigonula venait du Sénégal. » Ces échantillons ont tous, du reste, un air de parenté qu’on ne saurait mécon- naître. Ils possèdent une nacre interne plombée, commune à toutes les æthéries sénégaliennes.
J'ai rarement vu une plus splendide espèce que l’elip- tica de Lamarck; elle mesure 240 millimètres de haut sur 150 de large. D’après une note manuscrite, cette espèce a
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été achetée par Faujas, chez un marchand de curiosités de la rue Saint-Honoré, près la place du Marché.
La trigonula, qui n’est incontestablement autre chose qu'une elliptica trigone, a 214 millimètres de hauteur sur 133 de large.
Ces æthéries, qui n'ont aucuns rapports avec celles du bassin du Nil, possèdent un test solide, opaque, pesant, non feuilleté, sauf sur un ou deux points ; une valve adhé- rente médiocrement plus grande que la supérieure, et un talon très épais, peu allongé, conico-oblong.
Leur surface supéro-externe est simplement striée et sans spinules. Leur nacre interne est lisse, d’un blanc vio- lacé d’une nuance plombée. Chez la trigonula, la nacre est faiblement plombée rougeätre.
Ætheria Senegalica
Sous cette nouvelle appellation, je rapporte plusieurs formes que je ne puis réunir à l’elliptica ni à aucunes au- tres, telles que :
1° L’ætheria semilunata, de Woodward, Man. conch., pl. 18, f. 7, 1858 (non semilunata de Lamarck).
2° L'ætheria plumbea, de Deshayes, in Dict. d'Hist. nat. de D'Orbigny. — Atlas. moll., pl. 5, f. 3-4 (non plum- bea de Ferussac).
3° Et plusieurs beaux groupes donnés par Rang au Mu- séum, et rapportés par cet auteur à la Caillaudi.
Talon court, très conique. — Nacre d’une nuance plom- bée. Surface extérieure d’une couleur verte. Test très épais vers la région dorsale,
SU RE
On remarque sur quelques individus de ces groupes des rudiments de spinules tubuleuses. F4 L'échantillon figuré par Deshayes sous le nom de pZum-
bea est d’une teinte bronzée avec quelques reflets verdà- tres.
Du Sénégal.
C. — CHAMBARDIANA
Valve adhérente pas plus grande que l’autre, talons égaux sur les deux valves, se recouvrant mutuellement, par conséquent interne, d’une forme conique, contourné en arc de cercle à droite ou à gauche. Ligament interne. Test très feuilleté, ne croissant pas en longueur maïs en épaisseur.
Je ne connais qu’une espèce de cette série :
L’Ætheria Chambardi
des couches quartenaires de Ramsès.
D. — LETOURNEUXIANA
_ Valve adhérente de même taille que l'autre, quelque- fois plus petite. Pas de talon ou talon trèsexigu, ne dé- passant pas les valves. Ligament interne, très court, très robuste, conique. Test opaque, non feuilleté ou à peine feuilleté parfois à l’intérieur,
HU
Cette série comprend cinq espèces, les
Ætheria Petrettinii
ét
Ætheria Letourneuxi
d'Égypte, dont j'ai donné les signes dislinctifs, pus les trois suivantes, des eaux du Sénégal :
Ætheria semilunata
Ætheria semilunata, Lamarck, in Ann. mus. X, 1807, p. 404, pl. 32, f. 1-2, — et Anim. s. vert., VI, 4° partie, 1819, p. 100.
Ætheria plumbea (pars), Ferussac, in Mém. acad. se., I, 1833, p. 359, — et Rang et Caillaud, Mém. Eth., p. 16, 1834.
Je ne puis rapporter à cette espèce la Semilunata repré- sentée par À. et H. Adams, dans leur « Genera of recent mollusca » (pl. 120, f. 3, 1858). Je ne sais ce que peut être cette æthérie.
Je considère la semilunata, malgré l'opinion de Ferus- sac, comme distincte de la transversa.
Nacre interne assez brillante, d’une nuance violacée lé- gèrement plombée. Surface extérieure d’une couleur bronzée. Talon petit, subconique, ne dépassant pas la valve supérieure. — Hauteur 950, largeur 680 millimètres. — Du Sénégal.
AT 2
Ætheria Transversa
Ætheria transversa, Lamarck, in Ann. mus., X, 1807, p. 404, pl. 32, f. 3-4,et Anim.s. vert., IV, "partie, 1819, p. 100.
Ætheria plumbea (alt. pars), Ferussac, in Mém. acad. se., 1, 1823, p. 359, — et Rang et Caillaud, Mém. Eth., p. 16, 1834.
Ætheria semilunata, Deshayes, Traité Conch. atlas, pl. A, f. 1-3, 1853 (non semilunata de Lamarck).
Test toujours plus large que haut (larg. 950, haut. 660 millimètres).
Cette espèce sénégalienne est l’æthérie la plus répandue dans les collections sous le nom de plumbea, à cause de sa nacre d’une nuance très plombée.
Ætheria Carteroni
Ætheria Carteroni, Michelin, Mag. zool. moll., 1, 1830, | 11 LORD PE à
L'échantillon type décrit et figuré (à moitié de sa taille) par Michelin se trouve dans les collections du Muséum. Cet échantillon, d’un vert noirâtre, est orné de 4 rangées de boursouflures, régulièrement divergentes, sur lesquelles se dressent quelques spinules tubuleuses.
Nacre intérieure d’un vert livide. Test solide, pesant, non feuilleté, peu épais, d'une forme obliquement subovalaire. Talon petit, ne dépassant pas les valves.
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La Carteroni ne peut être confondue avec la tubiferæ de Sowerby.
En résumé, d’après mes connaissances actuelles, il exis- terait en Égypte six espèces d’æthéries :
1° La Caillaudi, caractérisée par un talon (non conique) d’une excessive longueur.
2° La tubifera, à talon court et conique.
Ces deux espèces, d’une teinte externe verdâtre, sont tubifères.
3° La nilotica, non tubifère, d’une couleur de feuilles mortes, à valves inégales et à talon très largement conico- pyramidal.
4 La Chambardi (espèce quartenaire, probablement éteinte), à talons égaux, coniques, toujours recouverts par des valves de même taille.
Enfin 5° la Petrettinii.
Et 6° la Letourneuxi, qui, toutes deux, ne possèdent pas de talons.
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DESCRIPTION DU NOUVEAU GENRE
COLLETOETERUM
Les espèces pour lesquelles j’établis ce nouveau nom gé- nérique (de yo\Antov, soudé, nrepov, aile), ont été découvertes en septembre 1879, dans le Danube, par notre ami le con- seiller Letourneux.
Ces espèces, d'apparence anodontoïde, offrent les carac- tères suivants :
1° Charnière arquée, très courte, sans dents, mais pré- sentant néanmoins, à l'endroit où se développe, chez les unios, la lamelle latérale, un épaississement souvent con- sidérable, d’un relief prononcé, ressemblant à une den- ticulation lamelliforme. Cette lame opaque, d’un blanc nacré, ordinairement plane ou presque plane en dessus, offre parfois (notamment chez le præclarum) une ligne saillante, sensible surtout vers la région des crochets qui, sur la valve gauche, est reçue dans un léger sillon,
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2% Ligaments internes, dont l’un filiforme antérieur, s'étendant des crochets à l’angle antéro-dorsal, et l’autre fibreuæ, gros et court, terminé à son extrémité par une vaste lunule, presque aussi longue que la lamelle laté- rale.
80 Bord supérieur soudé d'un bout à l'autre et proje- tant en arrière des sommets et au-dessus du ligament, qui est complètement recouvert, un aileron mince el très aplati, bien que les deux valves soudées et plaquées l’une sur l’autre forment une double épaisseur. Cet aileron est formé par un prolongement exagéré de la crête dor- sale. On remarque encore quelquefois (comme chez le Letourneuxi) un autre petit aileron à la partie antéro- supérieure. Mais celui-ci est plus exigu et moins élevé.
A ces caractères, qui ont leur importance, j’ajouterai que les colletoptères minces, délicats, ornés de striations d'une extrême ténuité, sont généralement de taille médio- cre, d’une forme ovalaire dilatée et faiblement ventrue. Leurs sommets, légèrement ridés, sont terminés par des crochets très aigus; enfin, leur coquille est un peu bâäil- lante en dessous de l’angle postéro-dorsal et vers la région inféro-palléale.
Quant aux impressions, peu sensibles du reste, elles me paraissent analogues à celles que l’on remarque chez les Naïades.
Malgré les liens de parenté qu'ils paraissent avoir avec les Anodontes, les Colletoptères ne peuvent être réunis, à mon avis, aux espèces de ce genre.
Je sais bien que toutes les anodontes, dans le jeune âge, sont soudées à leur partie supérieure. Je sais bien encore que, chez plusieurs espèces de certains groupes, le test continue à recouvrir, dans l’âge adulte, le ligament pos-
EM. er
térieur. Le genre Symphynota a été établi pour ces espè- ces. Mais, à mon sens, ce qui différencie le plus les Col- letoptères des Anodontes, c’est leur charnière courte et arquée, c’est leur lamelle latérale, ce sont enfin leurs liga- ments internes; et, lorsqu'à ces caractères viennent se joindre celui de la partie supérieure, soudée d’un bout à l’autre, celui enfin des ailerons, on est forcé de reconnaitre que ces espèces possèdent des signes génériques différents de ceux des anodontes.
En dehors des anodontes, le genre qui me paraît offrir le plus d’analogie avec celui-ci est le genre Dipsas de Leach (Zool. misc., 1, 1814, p. 119).
Cette coupe générique a été établie pour une singulière coquille, à test plissé, à valves soudées, biailées et possé- dant une charnière pourvue dans toute sa longueur d'une dent lamelliforme saillante. Ce dernier caractère sépare les Dipsas des Colletopterum.
Un fait particulier, sur lequel j'appelle l’attention. L’es- pèce type (Dipsas plicatus) de Leach est une coquille du British museum qui, jadis, au temps de Leach, était si- gnalée de la Bohême. « A Bohemian river horse-mussel. » Or, on ne connaît actuellement des Dipsas que du centre de l’Asie. Ce genre existerait-il en Bohème? Pourquoi non? puisque les Colletoptères, qui sont voisins des Dipsas, vivent dans le Danube.
On ne peut non plusréunir les espèces de notre nouveau genre aux Cristaria de Schumacher (Ess. nouv. syst. vers test., p. 106, pl. XX, f. 1, 1817), que l’on a confondu, je ne sais pour quel motif, avec les Dipsas, bien qu'ils soient très dissemblables de ceux-ci.
Les Cristaria, en effet, sont caractérisés par un aileron postérieur; par une charnière pourvue d’une fossette car-
CS ne
dinale linéaire et rectiligne et d'une latérale forte et bifide ; enfin, par un fort ligament externe. On voit par ces caractères, que ce genre ne peut rentrer ni dans les Dipsas, ni dans les Colletopterum. I] devrait plutôt passer en synonymie des Barbala d'Humphrey (Mus. calonn., p. 59, 1797).
Les Colletoptères se divisent en deux séries : 4° en espè- ces biailées, c'est-à-dire ornées de deux ailerons, l’un pos- térieur et l’autre antérieur; 2° en espèces uniailées possédant seulement un aileron postérieur.
Le Colletopterum Letourneuxi appartient à la 4'° série,
Les præclarum, eximium et Tanousi, à la seconde.
Colletopterum Letourneuxi
VERT PAROLE Em uit Haut, ARS ES SONNERIE 42 — Épaiss. max. (à 15 en dessous et en ar- rière des crochets, 29 du rostre, 28 du bord antérieur, 19 1/2 de l'angle postéro-dorsal, 25 de la base de la pérpendiculaire);2 Lean een 15 — Longueur dela crêteligamento-dorsale, du sommet à l'angle postéro-dorsal. 25 —
Distance de cet angle au rostre...... 31 Corde apico-rostrale................ 43 — Hauteur de la perpendiculaire....... 38 — Distance de cette perpend. au bord AALÉRQUP A LE LAC RES RER NES 21 1/2
— du même point au rostre pos- térieur....., ....... ee 9/9"060 19 2e 31 FE
nt —
Distance enfin, de la base {de la per- pend., à l’angle postéro-dorsal. 42 mill.
Coq. de forme oblongue, d’après une direction oblique- ment descendante de gauche à droite, caractérisée par un bord supérieur sur lequel on remarque : 4° à la partie an- térieure une petite région ailée , très aplatie, peu élevée, formant un angle de 130° avec le bord antérieur ; 2 à la partie postérieure, une longue crête aliforme, élevée, très comprimée, extérieurement plate et formant avec le bord postéro-dorsal, qui est brusquement descendant, un angle de 110°.
Valves très comprimées, médiocrement convexes (con- vexité maximum en arrière et assez rapprochée des some mets).
Bord supérieur sans direction accusée, par suite de ses deux aïilerons à contours légèrement accidentés. Partie antérieure arrondie, relativement petite dans‘le sens de la hauteur. Bord inférieur convexe descendant. Partie posté- rieure largement dilatée en hauteur, peu allongée, pour- vue d’un rostre très obtus, arrondi. Entre ce rostre et l’an- gle postéro-dorsal, le contour est sensiblement concave.
Sommets comprimés, écrasés, ridés (rides ondulées), à crochets aigus. Crête dorsale aplatie, très dilatée en hau- teur et en longueur en forme d’aileron. Arête dorsale as- sez accentuée, un tant soit peu convexe.
Stries d’accroissement délicates, très émoussées, sauf sur la région postéro-dorsale où elles sont bien marquées.
Épiderme très brillant, d’un jaune clair, passant à une nuance légèrement rougeâtre vers les sommets et verdâtre sur la région postéro-dorsale, avec quelques radiations d’une teinte plus foncée.
Nacre intérieure irisée, blanchäâtre.
RL
Ligament antérieur filiforme, se prolongeant assez loin en arrière des crochets sous l’autre ligament.
Ligament postérieur, entièrement recouvert, court, se terminant à 10 mill. en avant de l'angle postéro-dorsal par une longue lunule qui s'étend entre les deux parois de l’aileron.
Charnière arquée, courte. Partie cardinale tellement mince qu'elle est à peine perceptible. Partie latérale d’un blanc nacré, assez épaisse, s’écartant à son extrémité (par suite de la courbure de la charnière) du ligament posté- rieur. Une petite lamelle filiforme vers la partie anté- rieure ; lamelle reçue dans une gouttière sur l’autre valve. | Impressions peu accentuées; l’antérieure en éventail (la pointe en haut); la postérieure irrégulière.
Cette belle espèce , que je me fais un plaisir de dédier à notre ami le conseiller Letourneux, a été trouvée par cet infatigable et heureux explorateur, dans le Danube près de Belgrade (Serbie).
Colletopterum præclarum
Long. Tax. ne nest de. 73 mill. HU A: ee Len on dE us 56 1/2 Epaiss. max. (à 21 au-dessous et en ar- rière des crochets, 41 du rostre, 31 1/2 du bord antér.,27 de l'angle postéro-dorsal, 32 de la base de la RENDENT ei eee em 23 — Long. de la crête ligamento-dorsale, du sommet à l'angle postéro-dorsal. 21 — Dist. de cet angle au rostre.......... AT —
A EE
Conde apico-rostrale . .:...:.,....,.. 98.1/2 :mill. Haut. de la Re ee ri Se Dist. de cette perpend. au Bora pa 29 — — du même point au rostre postér.. 44 — — enfin de la base de la perpend. à l'angle postéro-dorsal. ........... DT —
Coq. de forme largement subovale-descendante, angu- leuse seulement à son extrémité postéro-dorsale, caracté- risée à sa partie postérieure par une région rostrale très développée, très large, parfaitement arrondie, et, par des valves peu ventrues, régulièrement convexes.
Bord supérieur presque rectiligne. Partie antérieure sphérique. Bord inférieur faiblement convexe-descendant. Partie postérieure très largement dilatée avec une région rostrale bien ronde, sans partie anguleuse appréciable. Crête dorsale dilatée, comprimée, coupée brusquement sous un angle de 415°. Arête dorsale à peine sensible.
Sommets assez distants du bord antérieur (29 mill.), comprimés, non proéminents, couverts de rides légère- ment ondulées.
Stries d’accroissement, délicates, très émoussées, feuil- letées seulement sur la région postéro-dorsale, et repré- sentant exactement la forme des contours.
Epiderme très brillant (sauf sur la partie feuilletée), d’une teinte indécise, variant du jaune-verdâtre vers la région rostrale, à un ton jaunacé vers l’antérieure, puis à une nuance jaune-cendréesur la partie médiane pour passer, vers les sommets, à une couleur ochracée légèrement rou- geâtre, et ornée, en outre, de légères radiations verdâtres, sensibles, seulement, vers la région postérieure et près des contours,
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Nacre intérieure bien irisée, d'une nuance blanche bleuacée, avec des tons faiblement orangés vers sa char- nière.
Ligament antérieur filiforme, membranoïde, se pro- longeant de 3 mill. en arrière des crochets sous l’autre li- gament.
Ligament postérieur, entièrement recouvert, très court, robuste, se terminant à 8 mill. en avant de l'angle postéro- dorsal par une large lunule à reflet métallique.
Charnière très arquée, relativement très courte, partie cardinale filiforme, partie latérale épaisse, robuste, bien en relief, d’une nacre blanche, s’écartant de 5 mill. à son extrémité postérieure (par suite dela courbure de la char- nière) du ligament postéro-interne. Sur cette lame laté- rale, on remarque, notamment vers les crochets, c'est-à- dire à sa partie antérieure, une lamellule saïllante, reçue sur l’autre valve dans une gouttière allongée et assez ac- centuée.
Impression peu prononcée; l’antérieure irrégulière, bi- ou-tripartie; la postérieure spathuliforme.
Le præclarum vit en Bulgarie, dans le Lom près de Rustchuk, sur la rive droite du Danube (Letourneux).
Colletopterum eximium.
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Long. de la crête ligam. dors., du som- met à l'angle postéro-dorsal....,. 24 mill. Dist. de cet angle au rostre...,...,.., 32 — Corde apico-rostrale ............,... D0 1/2 Haut. de la perpendiculaire.......,. 41 1/2 Dist. de cette perpend. au bord anté- ENT CAPE REARE FIAARMRNT ENTRE 23 — — du même pointau rostre postérieur 43 — — enfin, de la base de la perpend, à l'angle postéro-dorsal,.,....... 41 1/2
Coq. ovalaire-oblongue, légèrement rostrée à sa partie postérieure (rostre arrondi, peu prononcé, très court, un tant soit peu remontant et regardant horizontale- ment à droite).
Valves relativement plus ventrues que celles de l'espèce précédente, avec le maximum de la convexité plus in- férieur.
Bord supérieur bien rectiligne.Partieantérieurearrondie, anguleuse à sa jonction avec le bord dorsal. Bord inférieur convexe-arrondi (plus forte convexité vers les 2/3 pos- térieurs). Partie postérieure près de deux fois plus longue que l’antérieure, rostrée (rostre bien prononcé). Crête dor- sale, dilatée, comprimée, coupée brusquement sous un angle de 130°. Arête dorsale assez accentuée, légèrement subarquée.
Sommets comprimés, comme écrasés, ornés de rides ondulées. Crochets très aigus.
Stries d’accroissement excessivement tenues, régulières, émoussées, feuilletées sur la région postéro-dorsale.
Epiderme assez brillant, d’une teinte verte-jaunacée,
ochracée sur les sommets, et, obscurément radiatulé de MAI 1380, 6
RD
bandes plus foncées, visibles seulement à la partie pos- térieure.
Nacre intérieure irisée blanche, tantôt bleuacée, tantôt orangée.
Ligament antérieur interne, filiforme, se confondant à son extrémité avec le ligament postérieur. Celui-ci gros, court, robuste, complètement recouvert, se termine à 8 mill. de l’angle postéro-dorsal, sous la forme d’une vaste lunule brunâtre.
Charnière un peu moins arquée que celle du præclarum. Région cardinale nulle, filiforme. Région latérale forte, épaisse, encrassée d’une nacre bien blanche, présentant (sur l’une et l’autre valve) une lamelle aiguë, bordée par un sillon.
Impressions: antérieure irrégulièrement oblongue ou arrondie; postérieure subtriangulaire.
Cette espèce a été recueillie sur la rive gauche du Da- nube à Giurgervo en Valachie et dans le Lom, près de Rustchuk, en Bulgarie (Letourneux).
L'eximium se distingue du præclarum : 4° par sa taille moindre; par sa forme postérieurement plus longue, assez nettement rostrée, tandis que le præclarum présente une partie postérieure largement dilatée-arrondie sans rostre sensible.Chezl’eximium, le rostre regarde horizontalement à droite, tout en étant un tant soit peu relevé; chez le præclarum, la partie postéro-rostrale paraît descendante par suite de sa grande dilatation inférieure ;
2° Par ses sommets plus antérieurs et plus comprimés que ceux du præclarum ;
3° Par sa convexité maximum plus inférieure, ce qui
rs: de
fait paraître cette espèce plus ventrue, bien qu'elle soit plus petite;
4 Par son angle postéro-dorsal plus obtus (130° au lieu de 115 chez le præclarum) ;
5° Par son arête dorsale assez accentuée, légèrement ar- quée. Elle est à peine sensible chez le præclarum ;
6° Par son ligament antérieur, filiforme, qui, à son ex- trémité,seréunitauligament postérieur.Chezlepræclarum, il se prolonge de 3 mill. en arrière des crochets, sous le ligament postérieur, sans se confondre avec lui;
T° Par sa charnière moins arquée, etc.
Colletopterum Tanousi.
Long. max..... RCE Re eee e .- 0: Ml. LETTRES NERO PRE . 43 — Epaiss. max. (à 22 en dessous et en ar-
rière des crochets, — 27 du rostre,
— 29 du bord antér,— 93 de l’angle
postéro-dorsal, — 19 de la base de
la perpendiculalre)..... RCE ARR: EE Long. de la crête ligam. dors., du som- met à l’angle postéro-dorsal. ,..,.. 22 — Dist. de cet angle au rostre.......... 30 — Horde aineorostrale... 2, ue 1 — Hauteur de la perpendiculaire. ..... . 38 — Dist. de cette perpendiculaire au bord RÉ Neue ae raies 20 —
Dir
Dist. enfin, de la base de la perpend. à l'angle postéro-dorsal...... 43 mill.
Coq. de forme exactement oblongue, d'après une direc- tion descendante de gauche à droite, sans angle ni rostre appréciable, sauf à l'endroit de la crête dorsale où s'élève un aileron aplati, très comprimé et fortement dilaté.
Valves régulièrement convexes, avec le maximum de la convexité à 22 mill. au-dessous et en arrière et à 27 mill. seulement de l'extrémité rostrale. Chez les autres espèces, la convexité est plus supérieure et moins postérieure.
Bord supérieur rectiligne, sauf sur la crête dorsale, où celle-ci se relève en aileron. Partie antérieure bien arron- die. Bord inférieur convexe. Partie postérieure, à contours arrondis, près du double plus longue que l’antérieure.
Sommets comprimés, comme écrasés, ridés, à crochets très pointus.
Stries d’accroissement très délicates, feuilletées seule- ment vers la région postéro-dorsale, reproduisant les contours exacts des valves.
Épiderme brillant, presque lisse, d’une teinte verdâtre, passant vers les sommets à une nuance jaunacée un peu rougeûtre, et ornée d'une multitude de radiations verdätres peu prononcées.
Nacre intérieure éclatante, irisée, blanche avec des tons orangés.
Ligament antérieur filiforme, se prolongeant de 5 mill. en arrière des crochets sous l’autre ligament. Celui-ci, as- sez allongé, peu épais, est complètement recouvert par l'expansion ailée qui le dépasse de 3 mill.
Charnière médiocrement arquée, relativement assez
Hot
longue. Région cardinale filiforme, avec une gouttière médiane, ce qui fait paraître cette partie comme sillonnée par de petites lamelles. Région latérale assez large, avec une ligne lamelliforme sur toute sa longueur.
Impressions : antérieure triangulaire ; postérieure spa- thuliforme.
Le Tanousi,que je dédie au Syrien Tanous Farez, a été recueilli dans le Danube, près de Belgrade, en Serbie (Le- tourneux).
Chez cette espèce, très distincte des précédentes, on re- marque, à l'extrémité antéro-dorsale, à l'endroit où le bord supérieur fait sa jonction avec le contour antérieur, une petite partie comprimée, même aplatie, qui rassem- ble à un commencement d’aileron.
IV
DES ANODONTES
DES RÉGIONS OCCIDENTALES DE L ASIE
On connaît fort peu d’Anodontes de ces régions asiati- ques qui dépendent du système européen. Quelques-unes ont été signalées dans le Turkestan, la Mésopotamie, l’A- natolie et les pays transcaucasiques. Je ne sache point que l'on en ait jamais trouvé en Perse, en Arabie, en Syrie et en Palestine.
Voici le résumé des connaissances sur ces espèces.
1837. HonENACKER (Enumeratio anim. quæ in prov. transe. Karabach, Schirwan et Talysck, etc., in Bull, soc. Moscou, p. 147), constate la présence de l’Anodonta in- termedia de Lamarck dans les ruisseaux de la province de Talysck. J'ai de grands doutes sur la bonne détermina- tion de cette espèce.
ES us
* 4857. BoureuiGnaT (Deux. suppl. aux bivalves de l'emp. ottoman, in Amén. Malac., IL, p. 34, pl. 1, f. 1-2), décrit l'Anodonta Vescoiana des environs de Koniek (ancienne Iconium), dans la partie presque centrale de l’Anatolie. Cette Anodonte (forme caractéristique des eaux de cette région) descend l'Euphrate jusqu'à Bagdad, où elle parait abondante.
1863. Mousson (Coq. terr. fluv. rec. dans l'Orient par le D: AI. Schlæfli, IT, p. 94) appelle l'attention sur des débris d’Anodontes indéterminables, rejetés par le Phase (Rheon) près de Poti, sur la Mer Noire.
1874. MarTENs (Ueber vorderasiatische Conchylien, p. 69) cite l'Anodonta intermedia signalée par Hohena- cker dans la province de Talysck, et, mentionne mon Ano- donta Vescoiana à Bagdad.
1874. MarTENS (Reise in Turkestan von Al. Fedtschenko. — Mollusca, p. 33) indique l’Anodonta piscinalis de Nilsson.
14874. Moussox (Coq. terr. fluv. rec. par le D' Al. Schlæ- fli dans l'Orient, III, p. 46 et 47) décrit, sous le nom de mesopotamica, une forme plus grande (long. 124, hau- teur 56, épaiss. 65 mill.) de la Vescoiana des environs de Bagdad. Cette forme que l’auteur m'avait envoyée dans le temps, sous l'appellation de Vescoiana Var. turgidula de Menke (qu'il m'est impossible de distinguer du type), est représentée sur la planche XIII (fig. 1-3), qui accompagne ce travail. |
A cette espèce, l’auteur en propose une autre, égales
= GS
ment de Bagdad, l'Anodonta Schlæflii qu’il décrit en ces termes :
« Concha magna, maxime inflata, obtuse subtriangula- ris, subæquilateralis, minus fragilis, striata, fusco-lutea, intus cœrulescente-alba. Umbones inflati, producti, antice deflexi. Margo superus brevis, subarcuatus, ligamento brevi; anterior breviter incurvatus; posterior parum pro- ductus, subangulatus ; inferus bene curvatus, long. 105, alt. 77, crass. 60 millim. — Cette forme n'est peut-être qu'une variété ou même qu'une modification individuelle de la Vescoiana. Mais ne pouvant décider la question sur les individus à ma disposition, je préfère appuyer sur les différences, savoir : un contour moins allongé, subtrian- gulaire; un test un peu plus solide; un bord supérieur plus court, courbé et non droit; un bord palléal antérieur moins largement arrondi ; un bord inférieur plus réguliè- rement courbé; des crochets plus renflés. »
1876. Mousson (Coq. recueillies par le D' Sievers dans la contrée transcaucasique. Il, p. 25 (tirage à part) cite l'anodonta anatina de Linnœus, dans le Gergerep, un des affluents du Kura.
1878. Scanginer (Kaukasische Conchylien, p. 33) cons tate la présence de l’Anodonta ponderosa de C. Pfeiffer, à l'embouchure des rivières dans la mer Caspienne, près de Lenkoran.
En somme, on ne voit indiquer, dans les contrées occi- dento-asiatiques, que six espèces, dont quatre les: INTER- MEDIA, PISCINALIS, ANATINA et PONDEROSA, seraient sembla-
RL
bles à celles de l'Europe (ce dont je doute fort), et deux - vraiment asiatiques, les VESCOIANA et SCHLŒFLII.
Le genre Anodonte est donc bien faiblement représenté dans ces régions.
À ces espèces, j'ai à ajouter trois anodontes nouvelles. Ces acéphales, très caractérisés, proviennent du lac Apol- lonia (anciennement Apolloniates) à 44 kil. au S. 0. de Brousse et du ruisseau de Kadi-Keui, dans l’Anatolie.
Anodonta taurica.
PI. XIV, f. 1-4
Longs ME Grosses, ee 4113 mill. Rama. PRE LM reste 74 — Epaiss. max (à 42 en dessous et en
arrière des sommets, à 55 durostre,
à 57 du bord antérieur, à 32 de
l'angle postéro-dorsal, à 42 de la
base de la perpendiculaire). ..... 43 — Long. de la crête ligam. dors., du
sommet à l’angle postéro-dorsal.. 52 — Dist. de cet angle au rostre......... SLR Corde apico-rostrale............... 95 — Hauteur de la perpendiculaire....... LA
Dist. de cette perpendiculaire au bord AUOTIeUT EMULE 33 —
= 0. =
Dist. du même point au rostre posté- mou ANRT ere co 0 BU
— enfin, dela base dela perpend. à l'angle postéro-dorsal...,. 13 —
Coq. ‘exactement oblongue (sans parties anguleuses ap- préciables), d’après une direction un peu descendante de gauche à droite, à valves solides, assez épaisses, opaques, régulièrement ventrues-convexes. — Convexité assez mé- diane.
Bord supérieur arqué. Partie antérieure bien sphérique. Bord inférieur convexe. Partie postérieure oblongue- allongée, à contour arrondi, sans rostre bien défini.
Sommets déprimés, comme écrasés, non proéminents, ne déformant par aucune saillie la convexité régulière du test (prise dans le sens de la hauteur), ornés de rides ob- solètes concentriques et légèrement ondulées ou plutôt tremblotées. Crochets très aigus, non saillants. Crète dor- sale peu développée, assez convexe, régulièrement arquée dans le sens de la longueur. Arête dorsale peu sensible, sans relief sur la convexité des valves.
Stries d’accroissement saillantes, cà et là rugueuses et exfoliées (surtout vers les contours), ne représentant pas toutes le contour exact. Ainsi, à l’état jeune le test (d'après les stries) a une partie antérieure très exiguë, un bord inférieur bien convexe et une région postérieure bien arrondie et moins allongée. A cet âge, la taurica est su- bovoïde-arrondie. En grandissant, les stries, en prenant plus de développement sur certaines parties et moins sur d’autres, ramènent cette coquille à une forme exactement oblongue.
Epiderme assez brillant (souvent excorié), d’un ton in-
ot —
décis jaunacé-verdâtre, tirant vers les contours sur le brun, sur la partie convexe des valves sur le cendré. Nacre interne assez terne, peu irisée, d’un ton blanc- grisâtre d’une nuance jaunacée-livide.
Deux ligaments, comme, du reste, chez toutes les ano- dontes.
Ligament antérieur, interne (long. 44-45 mill.) com- mençant à l'extrémité antéro-dorsale, occupant toute l’é- paisseur de la charnière et se poursuivant à 22 mill. en arrière des crochets sous l’autre ligament sans se con- fondre avec lui.
Ligament postérieur, externe (symphynoté dans le Jeune âge), fort robuste (long. 46 mill.), d’une teinte marron, terminé par une médiocre lunule de 6 mill.
Charnière sans denticulation, servant de surface apo- physiale au ligament antéro-interne sur une longueur de 44 à 45 mill.
Impressions très irrégulières et si changeantes que je crois inutile de les caractériser.
Je ne puis rapprocher cette espèce du lac cpole d’aucunes autres d'Europe.
Anodonta Apollonica.
PI. XV,.f. 1-3.
Bons ras... Le 4 492 1) mil. Haut.Umax... !..: REA CREER 11122 —
Epaiss. max. a 32 en FR et en arrière des sommets, à 64 du rostre, à 62 du bord anté-
dr
rieur, à 30 de l'angle postéro- dorsal, à 49 de la base de la perpendiculan®).......8.4.0 46 mill, Long. de la crête ligam. dors., du _ sommet à l’angle postéro-
11101025) PRE ET UE 46,1/2 — Dist. de cet angle au rostre...,.. 61,172 — Corde apico-rostrale ........... 100 er Hauteur de la perpendiculaire... 77 — Dist. de cette perpendiculaire au
bord'anténent 6. 42 — — du même point au rostre pos- LÉTICUR se ac etiee enioiete 82 —
— enfin, de la base de la per- pend. à l'angle postéro- dora Te nets 78 —
Coq. ovoïde-oblongue, à région antérieure plus large- ment développée (dans le sens de la hauteur), plus régu- lièrement sphérique que la région postérieure rétrécie en hauteur et allant en s’atténuant jusqu’à son extrémité rostrale. La hauteur maximum coïncide presque avec la perpendiculaire, puisqu'il n'y a qu’un demi-millimètre de différence.
Valves épaisses, pesantes, solides, ventrues-convexes (ép. 46 mill.). Convexité maximum assez rapprochée de l'angle postéro-dorsal, presque à distance égale entre le rostre et le bord antérieur.
Bord supérieur arqué. Partieantérieure exactementronde, largement développée. Bord inférieur, d’abord convexe, puis presque rectiligne vers son milieu, enfin convexe-re- montant vers le rostre. Partie postérieure près de deux
nn
fois plus longue que l'antérieure, très réduite dans le sens de la hauteur (par suite du bord postéro-dorsal très descendant), et terminé par un rostre arrondi.
Sommets convexes, très obtus, à peine proéminents, ornés de rides concentriques très émoussées. Crochets ai- gus. Crête dorsale réduite, non saïllante, comme tronquée, offrant une direction descendante régulière des sommets au rostre. Arèête dorsale peu accentuée.
Stries d’accroissement peu accentuées sur la convexité, ressemblant, au contraire, à de fortes côtes verslescontours.
Épiderme d’un jaune paille, brunâtre vers les bords, avec quelques zones concentriques d’un ton plus foncé vers la partie moyenne des valves.
Nacre intérieure d’un blanc éclatant, irisée, très nette- ment chagrinée dans toute la région concave des valves et très élégamment frangée sur toute l'étendue de l’impres- sion palléale; à chaque frange, correspond une costula- tion qui s'étend jusqu'à la région chagrinée. Ces franges et ces costulations existent sur les échantillons jeunes. Le chagrinage seul fait défaut.
Ligament antérieur, interne (long. 47 mill.) s’insérant sur la surface entière de la charnière et se poursuivant à 17 mill. en arrière des crochets, sous l’autre ligament; celui-ci externe (long. 44 mill.), fort, robuste, noir, se termine par une lunule de 8 mill.
Charnière sans denticulation, large et épaisse. Impres- sions très prononcées; l’antérieure composée d'une grande empreinte semi-lunaire, avec deux autres petites ovoïdes ou subquadrangulaires ; la postérieure large,semi-arrondie avec une pointe au sommet; la cardinale (située sous les crochets) multiple et profonde; la palléale frangée.
S 0
Je ne puis comparer l'Apollonica qu'avec la gravida du lac Copaïs en Grèce (Journ. conch., p. 142. 1879).
On distinguera l’apollonica de cette espèce : à son test plus épais, plus pesant, moins allongé, relativement plus haut, puisqu'il atteint 77 mill. 1/2 dé hauteur sur 122 mill. 1/2 de longueur; tandis que la gravida n’a que 80 de haut sur une longueur de 140 mill. ;
A ses sommets plus médiaux; à sa région antérieure plus largement développée, puisque le rayon maximum de la perpendiculaire au bord antérieur est de 42, lorsque celui de la gravida n’est que de 38 mill. ;
x
A sa région postérieure moins allongée, à rostre plus court, arrondi, non troncatulé. Chez la gravida, le rostre a une tendance plus ascendante; le bord postéro-dorsal a une inclinaison moins régulière; l’arête dorsale est mieux marquée, etc.
A sa coloration différente; surtout à sa nacre bien blan- che, chagrinée, costulée et frangée. Chez la gravida l'épi- derme, d’un brun marron, est parfois olivâtre.Sa nacre est d’une belle teinte bleuâtre passant à une nuance rougeâtre- violacée vers la région des sommets;
À son ligament antéro-interne bien plus volumineux et plus allongé. Celui de la gravida n’a que 30 à 32 au lieu de 47 mill., ete.
J'ajouterai encore que chez la gravida, le bord infé- rieur offre, au niveau de la perpendiculaire des sommets, une conveæité très accentuée, que l’on ne remarque pas à un point aussi prononcé chez l’Apollonica. C'est cette convexité que l’auteur de cette espèce, d’après un sys- tème nouveau, peu digne d’éloges, qualifie par ces mots « infra concava. »
J'ai donné la représentation exacte des Anodonta Ves- coiana, VAR. Mesopotamica de Bagdad, Taurica et Apol- lonica, sur les planches XIII, XIV et XV. Ces planches, ainsi qu'un grand nombre d'autres dont je compte orner mon travail, ont été exécutées, voilà près de vingt ans, par le célèbre artiste Levasseur.
Ces planches inédites devaient faire partie d'un ouvrage important, que j'ai laissé de côté.
J'ai cru devoir donner cet avertissement, parce qu'à l'époque où je les ai fait exécuter, les acéphales ont été dessinés dans une position qui n’est pas celle d'après laquelle je décris actuellement les bivalves.
Anodonta Gallandi.
LEONE MAX... re De a Se MN : 122 mil. HAUT AMAR ER eee net 65 — Epaiss. max. (à 24 au-dessous et en
arrière des crochets, — à 71 1/2
du rostre, — à 55 du bord anté-
rieur, — à 29 de l’angle postéro-
dorsal, — à 46 de la base de la per-
BEIGE le A oide sie denis eus 30 — Long. de la crête ligam. dors., du
sommet à l'angle postéro-dorsal, 46 — Dist. de cet angle au rostre........ s O1 — Corde apiro-rostrale. 2.1.4... LE Hauteur de la perpendiculaire... ..... 8 —
Dist. de cette perp. au bord antérieur. 36 — — du même point au rostre posté- HEURES eus ones: 2 ADN OUS, =
Dist. enfin, de la base de la perpend. à l'angle postéro-dorsal.,.., 70 mill.
Coq. allongée, de forme très oblongue dans une direc- tion légèrement descendante, caractérisée par une con- vexité maximum très rapprochée du bord supérieur, et, par son épaisseur, allant, à partir de ce point, en arrière, et,notamment en avant,en s'alténu ant d’une façon plane, tectiforme, sans renflement, ce qui donne à cette espèce un cachet tout particulier.
Valves peu épaisses, bien que très résistantes, très bâil- lantes : 4° vers la partie médiane du bord palléal; 20 au- dessous de l’angle postéro-dorsal.
Bord supérieur faiblement arqué, presque rectiligne. Partie antérieure très-exiguë, comprimée, à contour ar- rondi. Bord inférieur rectiligne descendant, se relevant vers le rostre en une courbe régulière. Partie postérieure, près du double plus allongée que l’antérieure, terminée par un rostre troncatulé, regardant un peu en bas et offrant au-dessus, jusqu'à l'angle postéro-dorsal, un contour un tant soit peu concave.
Sommets convexes, obtus, proéminents, ornés de pe- tites lignes tremblotées. Crochets aigus.
Arête dorsale très accentuée, offrant deux lignes diver- gentes dont les extrémités aboutissent aux deux angles du rostre troncatulé. Crête dorsale peu élevée, assez com- primée.
Epiderme d'un ton sale cendré-noirâtre, avec des nuances incertaines d’un vert jaunacé et quelques radia- tions vertes sur la partie postérieure.
Nacre intérieure d’un blanc bleuacé très irisé.
Ligament antérieur, interne, très feuilleté, très épais,
= JU
occupant toute l'épaisseur de la charnière et se poursui- vant sous le ligament postérieur à 10 mill. au delà des crochets. Ligament postérieur, externe, très allongé (46 mill.), mince, présentant à son extrémité une lunule oblongue (long. 41 mill.). A l’état jeune, ce ligament est recouvert par le test.
Charnière sans denticulation. Région cardinale nulle, remplacée par le ligament antéro-interne. Région latérale étroite, convexe, très allongée, d’une nacre blanche. Im- pressions bien accentuées, très irrégulières, le plus sou- vent spathuliformes.
Cette Anodonte, que je dédie à M. Jules Galland, ingé- nieur des Ponts et Chaussées, au service du gouvernement Ottoman, vit dans un grand nombre de cours d’eau de la côte anatolique. Elle a été notamment recueillie dans le ruisseau de Mada, à Kadi-Keui.
Cette espèce est édule. Elle se vend sur les marchés de Constantinople. C’est de ces marchés que proviennent mes plus beaux échantillons.
La Gallandi, qui n’a aucun rapport avec les Ano- dontes précédentes, est un Acéphale servant de ‘ype de groupe à toute une série d'espèces, que je décrirai au cha- pitre suivant, espèces spéciales aux eaux de la Crimée et de la Roumélie.
MAI, 1881. 7
ANODONTES
D'EUROPE
Les Anodontes d'Europe sont, parmi les Acéphales, les espèces les plus difliciles à bien déterminer, et cela pour plusieurs raisons.
D'abord, parce que les premières espèces ont été fort imparfaitement caractérisées.
Ensuite, parce que les auteurs, sans chercher à se ren- dre compte de ce que pouvaient être les formes primitives, se sont créés, pour le besoin de leurs causes, des types faciices, qu’ils ont présentés comme les espèces pre- mières.
Enfin, parce qne les conchyliologues ont tantôt restreint, ou tantôt augmenté le nombre des espèces, suivant leur fantaisie. Je connais un auteur qui, dans le même travail sur les Naïades, a admis au commencement un certain
=. 90! =
nombre de formes, puis les a éliminées au milieu, pour les reconstituer en partie à la fin, et cela, sans rime ni raison.
Chaque auteur, en un mot, a compris l’espèce à sa façon.
Il est vrai que sur ce sujet, on ne pourra jamais s'en- tendre.
Les uns croient à une forme primitive immuable.
D’autres nient la fixité de l'espèce et affirment que tout est mutation.
D’autres encore admettent une forme fixe avec des variétés constantes,
D’autres, enfin, ne reconnaissent que des races, que des variétés.
Je ne finirais point si je voulais noter toutes les nuan- ces d'opinion.
Je tiens seulement à faire connaître ma pensée au sujet de l’espèce, pensée qui m'a toujours guidé dans mes tra - vaux, et n'a été comprise que par quelques esprits impartiaux.
Pour moi, l'espèce (c’est-à-dire la réunion d'individus de même nature, de mêmes caractères, produisant des êtres semblables) est RELATIVE sous LA DOUBLE INFLUENCE DU TEMPS ET DES MILIEUX.
J'entends par là que cetté réunion d'individus, produi- sant des êtres semblables, produiront toujours des êtres absolument semblables, fant que les conditions climato- logiques seront les mêmes, tant que les milieux où ils vivent ne subiront pas de changements.
J'entends encore par là que, si à la suite des temps, ou
— 100 —
à la suite de changements de demeure, les milieux vien- nent à ne plus être les mêmes, ces êtres seront forcés de se sélecter des caractères spéciaux pour se meltre à même de soutenir la lutte vitale dans les conditions ou les milieux nou- veaux où ils seront forcés de vivre.
Je n’admets pas la fixité de l'espèce, de l'espèce telle qu’elle est comprise par les spécificateurs. Je la crois rela- tive, parce qu’elle est subordonnée aux influences.
C'est pour cela que Je distingue tout ce que la nature a caractérisé, alors que ces individus montrent une constance dans la succession de leurs caractères, ces caractères se- raient-ils le résultat des milieux, du temps ou de toute autre cause.
Je passe, je le sais, dans l'esprit de bien des personnes qui n’ont pas saisi ma façon de penser, pour un auteur à système. Or, je suis peut-être le seul, justement, qui n’en ait point au sujet de l'espèce, puisque j’admets toutes les formes stables que produit la nature. Je ne me permets pas, comme bien d’autres, de réunir ce qu’elle a séparé, ou de séparer ce qu'elle a uni.
Je ne me préoccupe que d’une chose, de savoir si la forme que je décris est constante; alors, si je reconnais sa fixité, je la regarde comme espèce et je la publie comme telle. « D'ailleurs peu importe, a dit Draparnaud dans son prodrome, quel soit le nom que l’on donne à une réunion d'individus liés par des rapports de ressemblance et qu'on l'appelle espèce ou variété. L'essentiel, c’est qu’on en fasse mention et qu’on en décrive les caractères d’une ma- nière exacte, claire et précise. »
— A0! —
Ce n’est pas une monographie des Anodontes d'Europe que je donne actuellement.
Le moment n'est pas venu de faire une monographie des espèces de ce genre. Malgré les nombreuses formes que j'ai à signaler, je suis persuadé que je ne connais pas le quart des espèces qui existent et qui seront publiées dans une vingtaine d'années,
J’ai simplement l'intention de grouper les Anodontes et de donner, sur chacune de celles que je vais indiquer, les signes les plus indispensables pour les faire recon- naître. Pour celles qui ont été publiées, je me contenterai d'indiquer une bonne figure. Je ne donnerai les caractères complets que pour les espèces nouvelles. Si j'agissais autrement, je serais entrainé trop loin; pour le moment je ne vois pas la nécessité de m’étendre trop longue- ment.
J'ai fait mon possible pour restreindre autant que je l'ai pu le nombre des espèces. J'ai agi, en cette circons- tance, en conscience et sans parti pris. Malgré tout, cependant, j'ai été amené à reconnaître environ 200 espè- ces, ou /ormes stables, que je ne puis faire autrement que de caractériser. Il y a trois ans, lors de ma Classification des genres et des familles du système européen, je n’en con- naissais que quatre-vingt-sept.
Je sais parfaitement qu'il ne faut pas augmenter par trop le nombre des espèces, mais je sais également qu'il est prudent de ne pas les restreindre. Lorsqu'on se lance, en effet, dans cette voie, loin d’éclaircir la science, on ne fait que la plonger dans des confusions déplorables et presque inextricables.
— 102 —
Je prends pour exemple l'Anodonta Pictetiana du lac de Genève.
Établie par un de ces amateurs sans érudition et sans coup d'œil, cette Anodonte comprenait primitivement un ensemble de cygnea, de cellensis, d’anatina, de tumida, etc.
L'auteur des Vaiades de l'Aube, pour sa part (voir ev. et mag. zoul. 1854, p. 325 et 826), reconnaît que la Picte- tiana ne vaut rien puisqu'elle est composée de cellensis et de rostrata.
Brot (Naiades du Léman, 1867), d’un autre côté, avoue (p. 45) qu’il élimine, de cette espèce, une forme qu'il rapporte à la cygnea var. rostrata (qui entre parenthèses n’est pas la cygnea), mais qu'il regarde le reste (c’est-à- dire trois variétés) comme constituant la vraie Pücte- liana.
Or, la première forme, ou variété (pour laquelle je con- serve lenom de Pictetiana), est une espèce du groupe des Piscinales.
La deuxième appelée rostrata, est la tumida de Kuster du groupe des Brotiana.
La troisième, nommée elongata, est la ZLacuum du groupe des Glyciana.
Voilà donc une espèce qui renferme quatre formes de quatre groupes différents.
Tel est le résultat de la manie des réunions.
Les confusions, comme on le voit, deviennent déplora- bles. Il faut plus d’études et de patience pour se retrouver dans un pareil chaos, que si l’on avait simplement carac- térisé d’une manière exacte et précise, comme le dit Dra- parnaud, les formes stables, telles que les produit la
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nature. Le nombre des formes aurait augmenté, ilest vrai, mais la science aurait gagné en clarté.
Il ne faut pas d’arbitraire. On doit suivre la nature. C’est le meilleur guide.
Le mémoire sur les Naïades du Léman me rappelle de point en point la Monographie des Succinées du D’ Bau- don. Dans ces deux travaux, on reconnaît de bonnes ob- servations, des descriptions faites avec conscience, d’excel- lentes figures, malheureusement on n'y constate que de fausses déterminations.
Ainsi, dans les Vaïades du Léman (puisque c’est le seul travail dont j'ai besoin de m'occuper en ce moment), voici les déterminations des espèces figurées et les noms que ces mêmes Anodontes doivent porter en réalité.
EURE Anod. Cygnœa....... ......... Anod.pammegala, var. ur TE — Cygnœa, var. rostrata.. — stataria. — Il. — Cellensis. ..,......... — cygnæa. — IV. — Cellensis, var. rostrata. — cariosa. — Yi 4. — Piscinalis.....,.,...... — opalina. fe, — Anatina, typica......,.. — abbreviata, (major). — VLf.iel4 — Anatina elongata et dila- EC oepnne noncb nat — Jacuum. f.2 et3. — Anatina abbreviata..... — abbreviata. — VILf.1et3 — Anatinamajor et rosirata — (espèces in- connues du
groupe des piscinales )
f, 2: — Anatina monstrosa..,,, — illuviosa. — VIIL F1, — Pictetiana..........,.., — (c'est cette forme que j'adopte pour la Pic- teliana). Le, — Pictetiana rostrata...., — tumida. fre, — Pictetiana elongata...., — lacuum.
Si je passe aux planches des Naïades de l'Aube, je trouve également de fausses déterminations.
PIRE Anod. Cygnœæa........,.... Añod. pammegala (type). — Il. — Cellensis......,,,... — arenaria (peu typi- que.) — IL f1. — Se De ol — (ce sont deux Pseu- f.2. — Elongata. A Hi danodontes),. — IV. f 1 — Anatina typus....... — nycterina. l LR, Ve PaRvala Ness. M AIDER: = NL = Piscinalis. ve. Re tEubrhomhen, f2 — Rostrata.....,,..,.... — Jourdheuili(echant.
à rostre un peu plus prononcé). Ponderosa
VIT 3 Dupuyi ARE — (bien).
Il résulte de l’examen des espèces décrites par ces deux auteurs que presque toutes leurs Anodontes sont mal nom- mées et qu'ils ne connaissent ni la cygnæa, ni l’anatina.
Il est vrai que ces deux espèces, les premières créées, sont des formes complètement inconnues, sauf de quel- ques auteurs. Linnæus, du reste, les a si imparfaitement caractérisées, si mal définies, qu'il n’y a rien d’extraordi- naire à ce qu’elles n'aient pas été comprises.
Chaque auteur s’est créé une forme à sa fantaisie et l’a présentée comme le type linnéen.
Je ne pouvais, dans ces Matériaux, agir à ma guise, à l'instar de mes prédécesseurs, je devais rechercher ce que pouvaient être ces deux Anodontes. Pour arriver à cette con- naissance, je me suis adressé à l'excellent travail d'Hanley.
Hanley, le savant conchyliologiste anglais, l’auteur avec Forbes, de la meilleur malacologie marine, terrestre et fluviatile qui ait été composée sur l'Angleterre, dans
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l'intention de rendre un grand service à la science, a pris à tâche d'étudier avec le plus grand soin la collection de Linnæus.
Cette collection, acquise autrefois par la Société Lin- néenne de Londres, et qui a été religieusement conservée, est la collection type du Systema naturæ.
Or, Hanley a résumé ses études et condensé ses observa- tions dans ses « /psa Linænt conchylia. — The shells of Linnœus determined from his manuscrits and collections » (London, 1855, 1 vol. in-8 av. 5 pl. col. sur lesquelles sont représentés les types les moins connus.)
Au sujet de la cygnæa, Hanley affirme (p. 144) que la figure 280 de l’iconographie de Rossmässler, nommée cel- lensis, est le véritable Mytilus cygneus de la collection du Systema nature.
Au sujet de l’anatina, cet auteur croit reconnaître cette espèce dans la complanata (fig. 283)de Rossmässler; mais, pour plus de sûreté, il a pris le soin de donner (pl. 2, f.1) une représentation exacte du Mytilus anatinus.
Hanley a eu raison de donner cette figure, qui est excel- lente, parce qu’elle montre non une complanata, mais une Anodonte en forme de fer de lance, écourtée, du groupe de la Rayi. Parmi les nombreuses espèces représentées dans l'iconographie de Rossmässler, celle qui se rapproche leplus de l’anatina de Hanley est l’Anodonte figurée 417.
Pour moi, la cygnæa est celle 280 et l’anatina celle 417 de l’iconographie.
Toutes les autres cygnæa et anatina, figurées dans les ouvrages,même dansRossmässler, quineserapportent pas,
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non pas par à peu près, mais ezaclement à ces deux figures 280 et 17, ne sont, à mon sens, ni des cygnæa ni des anatina.
Les caractères du genre Anodonte sont connus. Ils ont été donnés par un grand nombre d’auteurs. Je n’en par- lerai pas.
Je dirai seulement qu'il existe chez les Anodontes deux sortes de ligaments (comme chez toutes les Naïades, ainsi que l'avait fort bien remarqué Lamarck). D'abord un liga- ment postérieur, exlerne; puis un autre, antérieur, sem- blable à une membrane, s'étendant de l'extrémité du bord antéro-dorsal jusqu'aux crochets et se prolongeant ordi- nairement au delà sous le ligament postérieur.
Ces deux ligaments, dans l’état de jeunesse, sont recou- verts par le test. A l’état adulte (le test se brisant), ils de- viennent externes. Chez certains groupes, cependant, comme chez celui des piscinales, par exemple, le test per- siste et recouvre ordinairement le ligament postérieur, qui, dans ce cas, se trouve symphynoté.
Les Anodontes vivantes d'Europe appartiennent à 28 groupes différents.
A chacun de ces groupes, j'ai donné, suivant mon habi- tude, le nom de l’espèce la plus ancienne ou la mieux caractérisée,
1° PAMMEGALIANA
Les espèces de ce groupe, toutes très ventrues, à valves relativement minces, peu pesantes, sont caractérisées par une forme écourtée, plus ou moins oblongue-subarrondie,
0 =
ordinairement très convexe, versle bord palléal (CONVEXITÉ
. PRESQUE MÉDIANE, parimegala, eucypha, — OU ANTÉRIEURE,
stagnalis, gravida, — ou POSTÉRIEURE, eumorphia, Thiessæ, ou enfin, CENTRALE PEU ACCENTUÉE, callidæa).
Les Anodonta taurica et Apollonica, que j'ai décrites au chapitre précédent, appartiennent à ce groupe.
Anodonta pammegala,
:ette espèce, une des plus belles et des plus grandes du système européen, dont il est inutile de donner une des- cription, a été parfaitement représentée :
4° Par Schroter (Flussconch.Thuring. pl. 1, f. 4, 1779), sous le non (p. 159) de musculus maximus planior virides- cens edentulus.
2 Par Rossmässler (Iconogr. V et VI, 1837, pl. 95, f. 342), sous l'appellation d’An. cygnæa.
3° Par Kuster (Anod. in : 2° édit. de Chemnitz, pl. 15, 1852), également sous le nom de cygnæa, et, enfin, sous le même vocable, par l’auteur des Vaÿades de l'Aube (pl. 1).
Cette Anodonte, considérée jusqu'à présent comme la cygnœæa, type de Linnæus, bien qu'elle n'ait aucun rap- port avec la figure 280 de Rossmässler, est surtout carac- térisée par ja dilatation et la convexité de son bord infé- rieur.
Cette magnifique espèce (long. 200 à 225. Haut, 120 mil- lim.), paraît spéciale à l'Europe centrale, où elle semble assez abondante dans les étangs de la Saxe et de la Bavière. En France, je ne la connais que des étangs de Villemereuil et de Gerosdots, près de Troyes, où elle est excessivement commune,
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Anodonta eucypha.
Cette nouvelle espèce, si distincte de la pammegala, par sa taille moindre, par sa forme plus ventrue, plus écourtée (surtout dans sa partie postérieure), moins rostrée, moins convexe au bord palléal, a été aussi prise pour la cygnæa de Linnæus.
Cette Anodonte a été représentée, sous ce nom, par Rossmässler ([conogr. I, 1835 fig. 67), et par l’abbé Dupuy (Hist. Moll. France (4° fasc., 1850), pl. XV, f. 14).
Ces deux figures suffisent amplement pour la connais- sance de cette espèce.
L’eucipha habite dans les étangs et les eaux vaseuses de l'Allemagne et du Danemark, d'où je l’ai reçue de Môrch.
En France, eile vit, à ma connaissance, dans les bassins du parc de Rambouillet (Mabille), et, aux environs de Fontenay-le-Comte, en Vendée (Tac. Letourneux).
Cette espèce est peu commune. L'abbé Dupuy dit qu’il l’a reçue trois fois : une fois de Terver, comme provenant de la Saône ; une autre fois, d’une localité inconnue; enfin, une troisième, des environs de Troyes. — Pour moi, je ne la connais ni de Troyes ni du département de l'Aube.
Anodonta stagnalis.
Mytilus stagnalis, Sowerby, Brit. misc. pl. 16 (teste Brown), et Anodonstagnalis, Brown, illust. conch., p. 79, pl. 28, f. 2, et Illust. of the land and fresh wat. conch. Brit. and Ireland, 1845, p. 402, pl. XIV.
Magnifique espèce, à région antérieure bien développée,
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arrondie, à bord inférieur bien convexe, caractérisée sur- tout par une région postérieure s’atténuant assez brusque- ment et se terminant par un rostre très prononcé.
La stagnalis offre en exagéré les caractères de la yra- vida de Grèce.
Cette Anodonte, très bien figurée dans les illustrations de Brown, vit dans les canaux et les étangs d'Angleterre, notamment à Bolton Bridge dans le Lancashire, à Kew, sur la Tamise, dans le Surrey, etc. M. Coutagne vient de la recueillir aux environs de Lyon.
Anodonta gravida,
Anodonta gravida. Drouët, in Journ. conch., p. 142, 1879.
Cette Anodonte du lac Copais, en Grèce, bien que res- semblant beaucoup comme forme à la s{agnalis, mérite néanmoins d’être conservée comme espèce.
Anodonta eumorphia. Anodonta eumorphia. Letourneux, in litt.
OO AR AU danse nas 115 mil. ARR A ee nee initie danete aie o 72 — Epaiss. max. (à 42 dessommets, — à 55
du rostre, — à 59 du bord ant., —
à 41 de l’angle postéro-dorsal, — à
32 de la base de la perpendiculaire); 45 — Long. de la crête ligamento-dorsale des
sommets à l’angle postéro-dorsal,,, 36 —
— 110 —
Dist. de cet angle au rostre.......... . 60 mill.
Corde apico-rostrale......... Nr OT, =
Haut. de la perpendiculaire. ......... 66 —
Dist, de cette perpend, au bord antér., 40 —
— du même point au rostre posté-
Re LE 7
— enfin, de la base de la perpend. à l'angle postéro-dorsal......., 73 —
Cette espèce est caractérisée par une forme oblongue descendante, à partie postérieure dilatée, et, par une grande convexité, dont le maximum (46 mill.), presque à égale distance des extrémités antérieure (59 mill.) et postérieure (55 mill.), se trouve très éloigné des sommets (42 mill.) et de l'angle postéro-dorsal (41 mill.). Cette convexité maximum ainsi placée donne, à la région posté- rieure, un aspect ventru tout particulier. Chez les sfagna- hs et gravida, la convexité est plus portée vers la région antérieure et moins éloignée des sommets. Cette région est, en outre, plus dilatée, plus ventrue que la postérieure, qui s’atténue en rostre. C’est l'inverse chez l’eumorphia, où la région postérieure, très dilatée, se termine en un rostre anguleusement arrondi, dont l’extrémité est légè- rement ascendant, Ghez cette Anodonte, le maximum de la hauteur se trouve presque à l'extrémité du ligament externe, tout proche de l'angle postéro-dorsal, tandis que chez les stagnalis et gravida, ce même maximum se montre au niveau de la perpendiculaire; or, chez leumor- phia, il y a une distance de 33 mill. entre la perpendicu- laire et la ligne de la hauteur maximum.
Coq. de taille moyenne (115 de long. sur 72 mill. de haut.), de forme oblongue-descendante, rétrécie antérieu-
— Mi —
rement, dilatée dans sa région postérieure, très convexe (convexité assez inférieure).
Valves très bâillantes : 1° dans toute sa région palléale; 2° de l’angle postéro-dorsal jusqu’au rostre.
Bord supérieur presque rectiligne. Région antérieure médiocre, bien ronde. Bord inférieur descendant, faible- ment convexe, Région postérieure presque le double plus longue que l’antérieure, dilatée, se terminant par un large rostre à contour anguleusement arrondi (3 angles), dont l'extrémité est un tant soit peu remontante. Entre ce rostre et l’angle postéro-dorsal, la ligne du contour suit une direction oblique recto-descendante, très légèrement concave vers le rostre, par suite de l’extrémité rostrale faiblement ascendante.
Crête ligamento-dorsale médiocrement dilatée, com- primée assez brusquement vers l'angle postéro-dorsal et passablement amincie en cet endroit.
Arête dorsale bien accentuée, présentant deux lignes divergentes aboutissant aux parties anguleuses du rostre.
Sommets renflés, volumineux {crochets aigus), arrondis, sillonnés par de petites rides ondulées assez saillantes.
Stries d’accroissement émoussées, très feuilletées sur toute la ligne des contours, notamment sur la partie pos- téro-dorsale,
Épiderme très brillant (sauf sur les parties feuilletées), d’une belle teinte verte radiée, passant à une nuance grise- cendrée, foncée vers la région supéro-médiane, et à un ton rouge ochracé sur les sommets.
Intérieur d'une belle nacre irisée blanche-bleuacée. Li- gament postérieur épais, court (long. 28 mill.), presque entièrement recouvert par le test,
— 112 —
Cette espèce a été découverte, en Slavonie, par notre ami le conseiller Letourneux, dans les marais de la Drave, près d’Esseg.
Anodonta Thiessæ,
Cette Anodonte, à laquelle j’attribue le nom de made- moiselle Thiesse de Chalcis (Eubée), m'est parvenue sous le nom erroné de gravida.
Thiessæ Gravida
ÉONES RAR TR OR ETES 125,08: 7431508
ÉRAE TAR 0e ER Te ia 14 » 102% Epaiss, max. (à 45 des sommets; à 55 du rostre; à 69 1/2 du bord antér.; à 35 de l'angle postéro-dorsal; à 40 de la base
dela perpend) mme 50 1/2 50 » Long. de la crête ligam. dors. des sommets à l’angle postéro-
HORAIRE ERA NN a 44 45 » Distance de cet angle aurostre.. 58 » 66 1/2 Corde apico-rostrale.......... 94 » 104 »
Haut. de la perpendiculaire.... 70 » 16 » Dist. de cette perpend. au bord
Ant es CR UT T HAS AY 'OIAR Dist. du même point de cette
PECPend au TOSIÉé., eue: 80 4/2 90 » Enfin, de la base de la perpend,
à l'angle postéro-dorsal...... 10,72 82 »
Je viens de donner la mensuration exacte de cette Ano-
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donte comparativement avec celle de la gravida, d'après un échantillon un peu plus petit que celui décrit par le sieur Drouêt, échantillon mesurant 140 de longueur, 80 de hauteur et 55 d'épaisseur.
Or, d’après cette mensuration, l’on remarque que la Thiessæ est moins allongée, moins haute, bien qu'égale- ment aussi ventrue; on remarque de plus que la partie antérieure est plus développée, puisqu'elle a 45 1/2 (la gra- vida 39 1/2) et que sa région postérieure est plus écourtée, puisqu'elle atteint seulement 80 1/2 au lieu de 99; enfin, qu’au niveau de la perpendiculaire, elle est moins haute que la gravida, puisqu'elle n’a que 70 au lieu de 76 millim. Chez la gravida, la hauteur maximum (76 mill.) se con- fond avec celle de la perpendiculaire, tandis que chez la Thiessæ, la hauteur maximum (74 mill.) se trouve située à 93 mill. en arrière de la perpendiculaire, qui n’a que 70 mill. Ces différences de mens’ ration donnent à la Thiessæ un aspect très dissemblable de celui de la gravida.
Chez la Thiessæ, bien que les sommets soient plus mé- dians et moins rapprochés du bord antérieur que ceux de la gravida, la région antérieure paraît moins dilatée, surtout dans le sens de la hauteur; parce que, chez celte espèce, la dilatation caractéristique qui a lieu chez la gra- vida à la partie antéro-palléale, n’existe pas chez elle en cet endroit, mais se trouve reportée en arrière de la per- pendiculaire, presque au niveau d’une verticale tirée de l'angle postéro-dorsal. Cette dilatation postérieure, en changeant complètement le mode de ses contours, donne à la Thiessæ un aspect tout différent de celui de la gra- vida. Par suite de cette dilatation, en effet, le rostre, plus écourté et plus brièvement aigu, paraît plus remontant, avec un contour supérieur sinué, La convexité maximum,
Mar. 1881. 8
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qui chez la gravida est plus centrale, semble, chez la Thessæ, plus rapprochée du rostré et du bord palléal, d’où il résulte que la région antérieure au lieu de paraitre gonflée, comme celle de la gravida, s’atténue, au contraire, d’une façon fort sensible, en s’amincissant vers le bord du contour antérieur.
Coq, de forme ovalaire très renflée, à valves minces non bâillantes. Bord supérieur arqué. Région antérieure ar- rondie, non dilatée dans le sens de la hauteur. Bord infé- rieur convexe-descendant jusqu'à environ 30 millimètres en arrière de la perpendiculaire, où il offre une dilatation prononcée, puis remontant presque en ligne droite vers le rostre. Région postérieure médiocrement allongée (80 mill. 1/2 contre 45 1/2 pour le côté antérieur), ter- minée par un rostre court, prononcé, et offrant en des- sus, entre le rostre et l’angle postéro-corsal, un contour sinué.
Sommets peu renflés, comme écrasés, assez médians (à 45 1/2 du bord antérieur), sillonnés par de fortes sinuosités concentriques, légèrement rugueuses-trem- blotées. Arête dorsale saillante, très prononcée, subbian- guleuse, descendant presque brusquement sur la crête dorsale qui est peu développée.
Stries d’accroissement bien marquées, très saillantes comme liratiformes en certains endroits, enfin, parais- sant sur la partie postérieure de l’arèête dorsale légèrement feuilletées.
Epiderme très brillant, d’un ton ochracé brunâtre avec des nuances plus chaudes sur la convexité ombonale, puis offrant des zones concentriques jaunacées ou verdâtres vers la région des contours,
— 15 —
Intérieur d'une nacre bleuâtre bien irisée, présentant vers la région des sommets des tons rosacés.
Ligament antérieur excessivement mince, se prolongeant à 10 millimètres en arrière des crochets, qui sont fort aigus. Ligament postérieur court, peu saillant, presque toujours symphynoté, se terminant par une lunule étroite très allongée.
Charnière subrectiligne, subfiliforme, offrant seulement en arrière des crochets un léger renflement allongé un peu en forme de gouttière. Impressions superficielles, très irrégulières et très largement développées.
Cette Anodonte a été découverte par mademoiselle Thiesse, dans le lac Copaïs (Grèce), où elle vit en com- pagnie de la gravida, avec laquelle elle avait été con- fondue,
Anodonta callidæa.
Anodonta callidæa, Letourneux, in litt.
MORE MAR sac esse mea cos cantons LUE Ts RAR CARS a tie ne fie nes veste de 59 1/2
5 du rostre, — à 46 du bord antér.
— à 31 1/2 de l’angle post. dors.,
— à 29 de la base de la perpend.).. 39 — Longueur de la crête ligam. dors., des
sommets à l’angle postéro-dorsal... 36 1/2 Distance de cet angle au rostre......., 47 — Corde apico-rostrale, ...,.:..,.:..... 79 — Haut. de la perpendiculaire, .,..,.,., 55 —
or
Dist. de cette perpend. au bord antér.. 35 mill. — du même point de cette perpend. AUTONET TE en en REMOTE — enfin, de la base de la perpend. à l'angle postéro-dorsal......... (60 —
Cette Anodonte, la plus petite que je connaisse de ce groupe, est une espèce remarquable par son peu de hau- teur comparé à sa longueur, et, par sa forme oblongue- allongée, relativement très convexe. Chez cette espèce la convexité maximum (39 mill.), plus rapprochée du bord antérieur, est presque à égale distance des sommets et de la base de la perpendiculaire. Sa région anté- rieure, bien développée, est aussi haute (à un demi-milli- mètre près) au niveau de la perpendiculaire, qu'à celui de l'extrémité du ligament postérieur dont la hauteur maximum n’est que de 55 1/2. Chez cette Anodonte, la lunule du ligament est très allongée (13 mill.), tandis que chez l'eumorphia, qui est d’une taille supérieure, la lunule correspondante n’a que 8 mill.
Coquille de forme oblongue-allongée, très convexe, à valves très bâillantes : 1° à son bord antéro-palléal ; 2° en dessous de l'angle postéro-dorsal.
Bord supérieur arqué, assez court. Région antérieure médiocre, bien arrondie. Bord inférieur faiblement con- vexe-descendant, se relevant en courbe vers le rostre. Région postérieure allongée, près de deux fois plus longue que l’antérieure, terminée par un rostre prononcé, à contour arrondi, et, offrant en dessus, entre le rostre et l'angle postéro-dorsal, une direction légèrement concave.
Sommets renflés, arrondis, très ventrus, peu proémi- nents, sillonnés de petites lignes tremblotées. Crochets très aigus. Arête dorsale très convexe. Crète dorsale
— AT —
presque exiguë, à peine dilatée, peu comprimée, faisant partie, pour ainsi dire, de la convexité de l’arète dorsale.
Stries d’accroissement émoussées, çà et là un peu plus fortes, feuilletées seulement sur la région supéro-dorsale et faiblement sur le contour antérieur.
Epiderme des plus brillants, d’une belle teinte jaune- verdâtre, cendrée vers la région des sommets et ochracé- rougeûtre vers les crochets ; enfin, orné d’une quantité de radiations vertes très accentuées,
Nacre intérieure d’une nuance blanche-bleuacée, très irisée,.
Ligament antérieur, interne, lamelleux, très allongé, fort, épais, occupant toute l'épaisseur de la charnière et se terminant sous le ligament postérieur à 8 miil. en ar- rière des crochets,
Ligament postérieur, externe, très court, excessivement robuste et proéminent, terminé par une très grande lu- nule allongée.
Charnière un peu arquée. Région cardinale occupée par le ligament antérieur. Région latérale peu allongée, épaisse, d'une nacre blanche d’un ton mat.
Impressions bien accentuées, très irrégulières, le plus souvent spathuliformes,
Cette Anodonte habite, en Croatie, dans un torrent au- dessus de Pregrada, près de Krapina (Letourneux).
2: VENTRICOSIANA
Les mollusques de ce groupe sont tous, sauf les regula- ris et Livronica, de grandes espèces ventrues, allongécs, à stries d’accroissement généralement saillantes, souvent lira- tiformes, Elles peuvent facilement se diviser en trois séries :
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4° Ventricosa, cordata, Forchhammeri,
2° Gallica, Locardi, Charpyi, lirata et fragillima.
3° Stataria, regularis et Livronica.
Les espèces de la première série sont toutes les trois re- marquables par la grande convexité de leur région om- bonale. La ventricosa a ses bords supérieurs et inférieurs presque parallèles. La cordata, bien que possédant égale- ment des bords à peu près parallèles, est fortement sinuée à sa partie inférieure; enfin, la Forchhammeri, caractérisée par un grand développement de sa partie antérieure, a ses bords convergents vers le rostre.
Les Anodontes de la seconde série se distinguent par une convexité arquée d’une façon régulière, des crochets au bord palléal, et, dont le maximum de renflement, presque médian, ne s’accentue pas, comme chez les for- mes de la première série, seulement à la région ombonale. Cette convexité est plus ou moins prononcée suivant les espèces. Ainsi, de très accentuée chez les Gallica et Lo- cardi, elle s’atténue en passant par les formes Charpyi, li- rala jusqu’à la fragillima qui est la moins convexe.
La gallica, régulièrement renflée dans toutes ses parties, a ses bords (supérieur et inférieur) presque parallèles. Chez la Locardi, les bords convergent vers le rostre, par suite d’une plus grande hauteur à sa région antérieure, Cette espèce joue un peu dans cette série le rôle que rem- plit la Forchhammeri dans la série précédente. La Charpyr, offre à peu près les mêmes lignes de contour ; seulement celle-ci moins ventrue, sillonnée de côtes grossières et irrégulières, est relativement, à cause de sa forme écourtée, plus haute que la Zocardi. La lirata, très voisine de la Charpyi, est surtout remarquable par ses stries liratifor- mes bien régulières, Quant à la /ragillima, la moins
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convexe de cette série, ses bords (supérieur et inférieur) au lieu d'être parallèles ou plus ou moins convergents vers le rostre, oflrent au contraire une tendance diver- gente, par suite d’une plus grande dilatation en hauteur de sa région postérieure,
Les espèces de la troisième et dernière série sont ova- laires-allongées, à bords (supérieur et inférieur) aussi arqués l’un que l’autre, et, dont la plus grande hauteur se trouve presque juste à égale distance des extrémités, La convexité, chez ces Anodontes, est régulière des sommets au bord palléal. La s{ataria, la plus grande et la Zivro- nica la plus petite, sont bien rostrées. La regularis est, au contraire, postérieurement très obtuse.
Les Ventricosiana sont des formes qui paraissent pré- férer les eaux vaseuses de la France et de l’Allemagne du Nord, La fragillima, plus méridionale, s'étend en Bavière, en France, jusqu'en Italie, La regularis, du centre hispa- nique, n’est connue que du Portugal,
Anodonta ventricosa,
Anodonta ventricosa, C. -Pfeiffer, naturg. Deutsch. Moll. IE, 4825, p. 30, pl. 3, f. 4 (seulement). — (Non, Anod. ventricosa de tous les autres auteurs).
Je considère la figure 4 comine représentant cette espèce, parce que, dans l'esprit de C. Pfeiffer, cette figure seule donne la représentation de cette Anodonte à l'état adulte, tandis que les autres, d’après cet auteur, ne sont que des jeunes de cette espèce.
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Or, les trois échantillons (fig. 1, 2 et 3) que Pfeifier a fait figurer comme des ventricosa non adultes, ne sont pas des jeunes de cette espèce.
Il existe, en effet, de grandes différences entre la ventri- cosa adulte et ces soi-disant ventricosa non adultes.
La ventricosa type est une forme très oblongue-allongée, assez ventrue, à bords supérieur et inférieur un tant soit peu parallèles. Son arête dorsale offre une tendance à pré- senter une légère courbe dont l'extrémité est un peu ascen- dante. La crête dorsale très allongée, re dépasse jamais les sommets. Les stries d’accroissement, à l'élal jeune, offrent exactement en petit les mêmes contours qu'à l'état adulte. Je puis certifier ce caractère, parce que je l’ai vérifié sur un grand nombre d'échantillons de tous les âges.
Or, les trois ventricosa non adultes (fig. 4, 2 et 3) que C. Pfeiffer a pris pour le jeune âge de cette espèce sont des Anodontes de forme triangulaire, à crête amincie, élevée, dont l'arête dorsale est régulièrement descendante. Les stries d’accroissement, chez ces trois échantillons, of- frent un contour également subtriangulaire qui n’a aucun rapport avec celui des stries de la ventricosa (fig. 4). On n’a qu'à comparer ces figures les ‘unes entre elles pour rester convaincu de ce que j'avance. En somme, ces échan- illons, qui, loin d'être des jeunes ventricosa, ne font pas même partie de son groupe, appartiennent à celui de la Spengleri, dont je parlerai plus tard, groupe voisin de celui de la piscinalis. C'est sans doute la forme subtrian- gulaire de ces trois échantillons qui a frappé Kreglinger, et, qui a amené cet auteur à considérer (Binn. moll., p. 334, 1870) la ventricosa de G. Pfeiffer comme une va- riété de la piscinalis.
La figure 4 représentant la ventricosa est assez exacte,
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Cette figure suflit pour la connaissance de cette espèce. D'après cette gravure, cette Anodonte a 137 de longueur sur une hauteur maximum de 68 millimètres. Je connais des échantillons qui atteignent 197, sur 84 de haut et 58 milllimètres d'épaisseur.
La ventricosa est une forme du nord de l'Allemagne où elle a été découverte aux environs de Cassel dans l’an- cienne Hesse électorale, et, au sud du Hanôvre, dans les rivières de la petite principauté de Schaumbourg-Lippe. En France, je la connais typique des canaux de Villeme- reuil, près de Troyes (Aube), de la Vesle à Limé dans l’Aisne (Mabille) et des viviers de Saint-Simon près de Toulouse (Fagot et Saint-Simon).
Un assez grand nombre d'auteurs ont mentionné, dé- crit ou même figuré des Anodontes sous le nom de ventri- cosa de GC. Pfeiffer. Aucune de ces ventricosa n’est la vraie.
Ainsi, la ventricosa de l'abbé Dupuy (Moll. France, 6° fasc. 1852. p. 603, pl. XVI, fig. 13), signalée du nord de la France, n’est pas cette espèce, mais l’acyrta forme que je rapporte, comme variété maxima, à l’Anodonta fra- gillima de Clessin,
La ventricosa de Kuster (Anod., p. 56, pl. XIA , f. 3-5), de la provenance du sud du Wurtemberg, se compose de deux espèces, dont l’une (fig. 3) est une forme du groupe de l’urealis, l'autre (fig. 4 et 5) de celui de la Glyca.
La ventricosa de Joannis (Étude naiades in : Ann, Soc. Linn. Maine-et-Loire, JT, 1858, p. 270, pl. 8)est une forme à bord inférieur bien convexe, qui m'est inconnue,
Quant à la ventricosa de Drouët (Étude Naïades France, Il, 1852, p. 9), c'est une réunion de tout ce que l’on veut,
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Anodonta cordata,
Anodonta cellensis, var inflata ! Xossmüssler, Europ. nayad. in : Zeitschr. malak., p. 15 1853.
Anodonta cygnœa, var. cordata, Rossmässler, Iconogr. (17 et 18, 1859), p. 136, fig. 968.
Grande et magnifique espèce (long. 198, haut. 96, ép. 72 millim.), à sommets très bombés, à valves épaisses très convexes, à stries d'accroissement çà et là saillantes et liratiformes, à surface d’une teinte noirâtre, ou souvent d’un beau vert uniforme; enfin, caractérisée par une si- nuosité très prononcée vers les trois quarts postérieurs du berd palléal.
Cette Anodonte a été trouvée dans un petit marais très profond, à fond vaseux, près du village de Platschutz, non loin d’Altenburg, en Allemagne. J’en possède deux beaux échantillons bien typiques des canaux du château des Cours à Saint-Julien, près de Troyes (Aube).
Anodonta Forchhammeri.
Anodonta cygnœa, var. 2. Forchhammeri, Mürch. syn. Moll. Daniæ, p. 84, 1864.
Grande espèce (long. 190, haut. 100, ép. 60 mill.), à valves minces pour sa taille, brillantes, d’une teinte oli- vâtre foncée avec des zones plus obscures, rarement ver-
1. Non, Anod, inflata, du major Le Counte, in : Lea, syn. fam. nayad., p. 51, 1852.
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dâtres, et, passant à une nuance jaunacée-rougeâtre vers les sommets. Stries d’accroissement saillantes vers les contours, ressemblant souvent à de grosses zones cordées, séparées les unes des autres par des sillons parfois pro- fonds. Le caractère principal de cette espèce consiste en un grand développement de toute la région antérieure qui est relativement énorme, en comparaison de la région postérieure, qui diminue régulièrement pour se terminer par un rostre arrondi assez médiocre. Ainsi, la hauteur maximum coincide avec la perpendiculaire, et, à partir de cette ligne, la région postérieure diminue très promp- tement. Au niveau de l'extrémité du ligament, la hauteur n’est plus guère que de 80 à 85 millim.
Cette espèce est pour le groupe de la ventricosa,ce qu'est la stagnalis pour celui de la pammegala.
J'ai reçu cette Anodonte de différentes localités du Da- nemark (Mürch), où elle vit dans des canaux vaseux.
Je la connais encore parfaitement typique des viviers de Saint-Simon, près Toulouse (Fagot), du lac du parc de la Tête-d'Or à Lyon (Locard), des étangs de Ville-d’Avray, près de Versailles (Mabille), etc.
Anodonta gallica.
Cette Anodonte a été parfaitement et très exactement représentée, sous l'appellation erronée de Mytilus anatinus par le révérend Revett Sheppard (on two new Brit. spec. of Mytilus, in : Trans. Linn. Soc. London, XIIT, 1820, pl. IV, f. 1, et, Chenu, traduct. Des Trans. Soc. Linn. Lond. p.270, pl. XXVI, f.1, 1845). En examinant avec soin cette figure, on se rendra compte de la forme des contours et
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de l’aspect de cette espèce, elle ne peut être mieux rendue. Je rapporte encore à cette Anodonte, la cellensis de Brown (Llust. conch., pl. XIE, f. 4, 1845) qui représente bien ta gallica.
Cette coquille, à laquelle j’applique le nom de gallica, parce qu’elle me paraît très abondante dans les eaux va- seuses du nord de la France, bien qu’elle soit également très répandue en Angleterre et en Allemagne, a été trou- vée, en notre pays, dans les fossés et les canaux vaseux de Chicheray et de Notre-Dame-des-Prés, près de Troyes (Aube). Ce sont des échantillons de cette localité qui ont été décrits par le sieur Drouët comme la ventricosa de Pabbé Dupuy (non, Pfeiffer).
Je connais encore la gallica des étangs de Brisemiche, près de Meudon et des viviers de Meudon, près Paris (Ma- bille); des étangs de Trappes (Seine-et-Oise) et de Ville- d'Avray, près de Versailles (Mabille) ; de l'étang du Ran- ceau, près de Saint-Saulge dans la Nièvre (Brevière) et de celui de Boisdeniers, près de Tours (Rambur).
Voici la mensuration de la gallica :
Édne max nten es PE te eh rot Mb TIRE Haut NOR URI en SARRCR PRIMO RE Épaiss. max. (à 43 des sommets; à 79 du
rostre et du bord antérieur; à 38 de
l'angle postéro-dorsal; à 57 de la base
de taperpendi) 28. Mt SO TUE Long. de la crête ligam. dors., du som-
met à l'angle postéro-dorsal.......,, 58 — Distance de cet angle au rostre......,,., ‘11 — Corde apico-rostrale. . ...,.,..+40e.s 121 —
= 125 —
Hautdela perpendiculaire... ...,:.... 0010 mil:
Dist. de cette perpernd. au bord antér... 46 —
— Du même point de cette perpend. au HOUR Se Mae ci-lae RON 110 —
— Enfin, de la base de la perpend. à l'angle postéro-dorsal........,,, 91 —
D'après ces mesures,on remarque : 1° Que le maximum de la convexité est à égale distance du rostre et du bord "antérieur: 2 que la plus grande hauteur est également la même que celle de la perpendiculaire, bien que cette plus grande hauteur ait été prise presque au niveau de l'angle postéro-dorsal, à 55 mill. en arrière de la perpendicu- laire.
Coq. régulièrement convexe, des sommets au bord pal- léal, de forme ovalaire- allongée, à valves assez épaisses, baillantes à la partie inféro-antérieure.
Bord supérieur presque rectiligne. Région antérieure bien ronde. Bord inférieur rectiligne, un peu sinué à sa partie médiane, et, remontant, à son extrémité, vers le rostre. Région postérieure, plus du double plus allongée que l’antérieure, se terminant par un rostre obtus, parfois un tant soit peu remontant. Entre ce rostre et l'angle pos- téro-dorsal, la ligne du contour suit une direction oblique recto-descendante.
Aréte dorsale très obtuse, bien convexe, obscurément bianguleuse à son extrémité. Crète dorsale médiocre, non ailée ni amincie. Sommets convexes, très obtus (crochets aigus), sillonnés par de fines striations concentriques peu lamellées.
Stries d’accraissement émoussées sur la convexité, sail-
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lantes et obtuses vers la région des contours, même par- fois liratiformes.
Épiderme brillant, d’une couleur généralement très foncée, présentant des nuances olivâtres, noirâtres ou ochracées, suivant les échantillons. Intérieur bien irisé, d’une nacre ayant une tendance à présenter des tons oran- gers.
Ligament antérieur occupant toute l'épaisseur de la charnière, se prolongeant de 10 à 15 millimètres en ar- rière des crochets et offrant en avant (sur les vieux échan- tillons) une assez grande lunule antérieure. Ligament postérieur robuste, proéminent, avec une large lunule ter- minale de forme triangulaire.
Charnière ordinairement épaisse, souvent subdenticu- lée à la région cardinale et présentant parfois sur la ré- gion latérale une gouttière plus ou moins prononcée, sui- vant l’âge des échantillons. Sur les jeunes individus, cette gouttière n’est pas sensible.
Anodonta Locardi.
Cette espèce, que je dédie à M. Arnoud Locard,deLyon, auteur d’un grand nombre d’ouvrages scientifiques très estimés, est une Anodonte bien constante dans sa forme. Elle se distingue de la Gallica par sarégion antérieure plus développée dans le sens de la hauteur et par ses bords (su- périeur et inférieur) non parallèles, mais convergeant vers la partie rostrale, qui est très obtuse : Chez la Zocardi, la hauteur maximum se trouve juste au niveau de la per- pendiculaire. Chez la gallica, à 55 mill. en arrière, on re- trouve la même hauteur maximum. Il résulte de ce fait que
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chez la Gallica, les bords (supérieur et inférieur) sont pa- rallèles sur une étendue de 55 millimètres, tandis que chez la Locardi, ils sont convergents à l'instar de ceux de la Forchhammert, bien qu’à un dégré moindre. Ces différences dans la dilatation de la région antérieure et dans la direc- tion de ses bords donnent à la Zocardi un aspect tout à fait dissemblabie de celui de la Gallica.
La convexité chez cette Anodonte, bien que régulière, est également un peu moins accentuée que celle de la Gallica.
Cette espèce est sujet à des variations au sujet de la taille. Les dimensions ordinaires de la ZLocardi sont : 135 de longueur sur 92 de hauteur et 44 d'épaisseur. Or j'ai reçu en communication de M. Locard un magnifique exemplaire, provenant de la Saône à Lyon, qui mesurait 200 sur 104 de hauteur et 66 d'épaisseur.
Cet Acéphale, qui vit dans la Saône, a été recueilli, en outre, dans les fossés du fort de la vitriolerie à Lyon (Locard), dans la Vesle (Aisne) près de Limé (Mabille) ; dans les canaux vaseux de l’ancienne Seine près Verrières à 10 kilomètres en amont de Troyes (Aube), etc.
Anodonta Charpyi.
Anodonta Charpyi, Dupuy mss.
Cette forme, que j’ai reçue des rivières du Jura,sous cette appellation, est une coquille très diflicile à caractériser, Par certains rapports, elle a de faux airs de cariosa, par d’autres, elle se rapproche de la série de la Gallica, dans laquelle je la laisse jusqu’à nouvel ordre.
te
C'est une espèce ovalaire, médiocrement allongée, à valves non bâillantes, d’une couleur uniforme olivâtre ou rougeâtre très foncée, passant au noir vers les contours et présentant une surface terne chargée de stries concentri- ques grossières, comme rugueuses, saillantes, séparées par des sillons plus ou moins profonds. Les sommets sont tou- jours excoriés, et souvent la corrosion s'étend, comme une lèpre, sur une grande partie des valves qui ont un aspect sale et sombre.
Sa convexité est régulière des sommets au bord païléal ; l’arête dorsale descend en pente douce sur la crête liga- mento-<lorsale, qui est fort médiocre ; les bords supérieur et inférieur sont légèrement arqués; la partie postérieure se termine par un rostre très obtus, un tant soit peu re- montant ; sa taille paraît varier beaucoup, mais la forme la plus ordinaire atteint 130 sur 67 de hauteur et 42 d'épaisseur. La hauteur maximum coïncide avec la per- pendiculaire.
Je connais cette Anodonte du Drugion dans le Doubs (Fagot), de la Saôneet des étangs de la Clayette, dans le département du Rhône (Locard), des environs de Tours (Rambur) et des viviers de Saint-Simon près de Toulouse (Fagot). :
Anodonta Kirata
Anodonta Cygnœa, var. B. lirata, Môrch, Syn. Moll. Dan. p. 83. 1864.
Cette Anodonte, voisine comme forme et comme taille de la précédente, en diffère, cependant, par sa convexité plus reportée vers la région ombonale; par son épiderme
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lisse brillant, d’une belle teinte verte-jaunacée, et surtout par ses valves sillonnées par de grosses côtes concentriques saillantes, liratiformes, séparées les unes des autres par des intervalles plus ou moins profonds.
Cette espèce vit dans les canaux vaseux du Danemark, à Lolland, Classenstrave, etc. — Elle a été recueillie, en France, dans les étangs de Rambouillet (Mabille), à Crépy en Valois, dans l'Oise (Fagot), et dans ceux de la Clayette, dans le département du Rhône (Locard).
Anodonta fragillima.
Anodonta mutabilis, var. fragilissima, Clessin, Anod. (in : Chemnitz, 2° édit.), p. 237, — et Anodonta fragilissima, pe290;pl.:87, 1.2, 4876.
Cette espèce, découverte en Bavière dans un bras du Regen, près de Regenburg (Ratisbonne), et que j'ai reçue parfaitement typique de l'étang du Merle, près de Saint- Saulge, dans la Nièvre, sous le nom erroné de Cygnea ju- nior, paraît assez répandue.
Je la connais de divers étangs ou marais du nord de la France (sans indication de localités), de l'étang de Ploër- mel dans le Morbihan, des environs de Tours (Rambur), de l'étang de la Clayette dans le Rhône et des marécages des bords de la Saône, à Saint-Laurent-d’Ain près de Mâcon (Locard), où les échantillons sont relativement très ventrus et peu typiques; enfin, des environs de Flo- rence et du lac de Massaciuccoli près de Viareggio (Del Prete).
Cette Anodonte varie beaucoup comme taille ; l’échan- tillon du Regen en Bavière (je le crois peu adulte), figuré
Mai 1881, 9
— 130 —
par Clessin, n'atteint que 115 de iong sur 63 de haut et 27 d'épaisseur; ceux du Merle dans la Nièvre, 125 sur 70 de haut et 35 d'épaisseur; ceux de Ploermel dans le Morbi- han, 140 sur 78 de haut et 43 d'épaisseur; enfin, ceux d'Italie, 154 sur 80 de haut et 48 millimètres d'épaisseur.
Ces grandes différences de taille m’avaient amené primi- tivement à séparer cette espèce : 1° en Anod. acyrta pour les grands échantillons relativement bien ventrus comme ceux d'Italie ou du bassin du Rhône ou dela Saône ; 2° en Anod. fragillima pour les exemplaires de petite taille et peu ventrus (Regen en Bavière, Ploërmel dans le Morbihan et Saint-Saulge dans la Nièvre). Mais, après un examen plus approfondi, j'ai reconnu qu'il y avait de si grandes simili- tudes de forme et de signes distinctifs entre ces exemplaires si différents de taille, que j’ai fini par considérer mon Anodonta acyrla comme une variété maxima de la fragil- lima.
Voici la mensuration exacte de cette espèce, d’après un échantillon de l'étang du Merle, échantillon parfaitement identique (bien qu’un peu plus grand) à celui décrit par Clessin.
DONS MAR ne. CU MU TN ARTE 495 mil. Hat MAX SCORE en Re e 10 — Épaiss. max. (à 38 des sommets; à 67 au
rostre ; à d8 du bord antér.; à 36 de
l'angle post. dors. ; à 38 de la base de
la perpend.):: .5,1 Vous edeuar: 39 — Long, de la crête ligamento-dorsale, des
sommets à l’angle postéro-dorsal..... 42 — Distance de cet angle au rostre....,.... 8 —
— 131 —
Corde apico-rostrale..,.…............ 196 -mil.
Hauteur de la perpendiculaire......... 65 —
Distance de cette perpend. au bordantér, 38 — — du même point de cette perpend.
AUPLOSÉTO ras nee ent oOlee— — enfin, de la base de la perpend. à l’angle postéro-dorsal..... 73 —
D'après ces mesures, on remarque que la plus grande hauteur dépasse de 5 millimètres celle de la perpendi- culaire. Cette hauteur maximum se trouve, en effet, à 36 millimètres en arrière, presque au niveau de l'extrémité du ligament postérieur. Il résulte de là que cette espèce possède une région postérieure plus dilatée que l’anté- rieure. Cette Anodonte, en effet, est caractérisée par un bord inférieur légèrement convexe-descendant, offrant vers son extrémité postérieure une dilatation cintrée très prononcée, dont le contour remonte ensuite d’une façon assez brusque vers le rostre, qui est un tant soit peu as- cendant. La convexité est bien régulière. Le point maximum du renflement, faiblement postérieur, est à égale distance des sommets et de la base de la perpendiculaire. L’arête dorsale à peine saillante, est un tant soit peu arquée. Les sommets sont plats, comprimés, très finement sillonnés de petites zones concentriques. Les valves relativement très minces, assez fragiles, bien brillantes, d’une belle teirte jaunacée, postérieurement verdâtre, sont à peine bâillantes.
La figure donnée par Clessin fait bien comprendre la forme de cette espèce. Je n'ai pas vu, dans les ouvrages, d’autres figures que je puisse rapporter à cette Anodonte,
ER ne
CE
Anodonta stataria. Anodonta stata ia, Ray, in Litt. 1881.
La S'ataria est fort bien représentée sous le nom de Cygnæa var. rostrata à la planche 9, fig. 1 de l’ouvrage de Brot. Cette figure suffit à la connaissance de cette forme, qui se distingue de la Gallica : par son bord inférieur régulièrement convexe, par conséquent non parallèle avec le supérieur; par sa partie antérieure moins déve- loppée en hauteur, plus décurrente vers le bord palléal; par sa région postérieure un peu plus allongée et plus rostrée; par ses valves plus épaisses ne présentant infé- rieurement aucune apparence de sinuosité.
Chez la Stataria, la convexité paraît plus antérieure, plus reportée vers les régions ombonale et postérieure. A partir du renflement maximum, la convexité s’atténue peu à peu régulièrement en forme de coin. Chez la Gallica, la convexité plus postérieure se conserve assez forte beaucoup plus loin et diminue d’une façon assez brusque seulement aux abords du rostre. |
Cette Anodonte a été recueillie à l’extrémité du lac de Genève, devantles marais de Villeneuve, où elle est abon- dante. En France, elle a été rencontrée, identique à celle du Léman, dans les canaux de Villemereuil près de Troyes, dans l’Aube (J. Ray).
— 133 — Anodonta regularis. Anodontaregularis, Morelet, Moll. Port. p.100, pl. X, 1845.
Jolie espèce ovalaire, de taille médiocre (long. 100 à 125, haut. 63 à 66 mill.), d’une teinte d’un noir verdâtre ou rougeûtre, intérieurement bleuâtre, vivant dans les marais de la Taméga, près de Chavès, en Portugal,
Anodonta Livronica.
Anodonta Livronica, Fagot, in Litt., 1881.
Cette Anodonte qui vit dans le Livron, petite rivière du Jura, est une des plus jolies espèces du groupe des Veniricosiana. Cette coquille, d’une forme exactement oblongue, sans aucune sinuosité, est remarquable par son peu de hauteur comparé à sa longueur et par la grande régularité de l’atténuation de sa convexité vers les con- tours.
PURES MAR RE, in daube scene 99 mill. 18 SE MRCTE R ENTREE CA CAT ERREUR 48 — Épaiss. max. (à 26 des sommets; à 56
du rostre; à 43 du bord antérieur ; à
39 de l’angle postéro-dorsal et de la
base-de la perpent.)....,..46.e..e.s 20 Long. de la crête ligamento-dorsale, des
sommets à l’angle postéro-dorsal.... 40 1/2 Distance de cet angle au rostre.,,...... 42 —
— 134 —
Gorde ‘apico-rostrale, 2064000800 19 mil
Haut. de la perpendiculaire........... 4T —
Dist. de cette perpend. au bord antér... 28 — — du même point de cette perpend. au
POSIFE: 0. rm es RUN Neo À NE — enfin, de la-base de la perpend. à l'angle postéro-dorsal........ . d6 —
Coq. de forme oblongue, régulièrement convexe (con- vexité assez médiane, s’atténuant régulièrement sur les contours). Valves minces, à peine bâillantes à la partie antérieure.
Bord supérieur légèrement convexe, présentant exacte- ment dans toute son étendue, le même contour que le bord inférieur. Région antérieure médiocre, bien arron- die. Région postérieure plus de deux fois plus longue que l’antérieure, s’atténuant avec une grande régularité, ter- minée par un rostre obtus un tant soit peu bianguleux et également distant des parties supérieure et inférieure.
Sommets très obtus, ventrus-arrondis, non proéminents, un peu écrasés, sillonnés par des stries concentriques tremblottées assez robustes. Arète dorsale peu accentuée, perdue dans la convexité régulière des valves et présen- taut entre elle et la crête dorsale, qui est ni comprimée ni saillante, une pente régulière,
Stries d’accroissement émoussées, peu saillantes, légè- rement feuilletées vers la partie supéro-dorsale,
Epiderme presque toujours entièrement recouvert par un encrassement calcaire très résistant et paraissant, lorsqu'il est enlevé, d’une teinte uniforme très foncée d’un cendré-fauve, passant sur les régions ombonale et posté- rieure à une nuance marron plus ou moins obscure, Nacre
— 135 — intérieure blanche, irisée de tons un peu bleuacés.
Ligament antérieur, interne, lamelleux, filiforme, se pro- longeant à 8 ou 10 mill. en arrière des crochets. Ligament postérieur très allongé, peu volumineux, aux 3/4 symphy- noté, se terminant par une lunule allongée.
Charnière très mince, subrectiligne, sans caractère spécial. Impressions très superficielles.
Cette Anodonte, remarquable par son peu de hauteur comparé à sa longueur, ne peut être confondue avec au- cune autre de ce groupe. La reqularis, qui est celle qui se rapproche le plus de cette espèce pour sa taille, a une hauteur maximum de 66 sur 109 de longueur, tandis que celle-ci n’a que 48 sur 99.
3° GASTHODIANA
Je ne connais que deux espèce de ce groupe singulier. Ces espèces sont caractérisées par une conveæité relativement énorme éfalant ou dépassant même le tiers de la longueur, et, par une hauteur n’atteignant pas la moitié de la longueur. I] résulte de ces deux faits caractéristiques que les Gastro- diana sont des Anodontes excessivement bombées, peu hautes, par conséquent allongées. Chez ces espèces, la ré- gion ombonale convexe-proéminente est très renflée-ven- true; les bords supérieur et inférieur sont presque paral- lèles, et la partie postérieure (de l'angle postéro-dorsal au rostre) est nettemment et fortement descendante, comme tronquée. |
— 136 —
Anodonta Cyrioptychia.
Anodonta gibba, //eld, in Clessin, gatt. Anod. (in 2° édit.
Chemnitz), p. 81, pl. 14, f. 1-2, 1876.
J'ai été obligé de changer le nom de gibba, parce qu'il existe une Anodonte différente de celle-ci (voir Lea 1852) décrite par Benson.La Cyrtoptychia est admirablement bien représentée sur la planche XIV de l'ouvrage de Clessin. Je renvoie à cette figure pour la connaissance de cette espèce.
Cette Anodonte vit aux environs de Passau en Bavière, vraisemblablement dans le Danube. En France, je la con- nais bien caractérisée des environs de Tours où elle a été
recueillie dans la Loire par le D' Rambur.
Anodonta Gastroda.
Long. MAX, 44.%......soosrosssoone Haut. max... cmoscesosnie ns Epaiss. max. (à 30 des sommets; à 51 du rostre; à 47 du bord antér.; à 26 de l'angle postéro-dorsal ; à 28 de la base du la POP sos amp set test Long. dela crête ligam.-dorsale, des som- mets à l’angle postéro-dorsal........ . Dist. de cet angle aurostre............ Cordé apico-rostrale,,%::40.. 6405 Haut. de la perpendiculaire........... Dist. de cette perpend. au bord antér...
45 —
28 —
— 137 — dist., du même point de cette perpend.
APÉOMITER es ee marne amas sir He fe Mill. — enfin, dela base de la perpend. à l’an- slepostéro-dOrsal. 4,942. 000 DJ —
La hauteur maximum est de 45 comme celle de la per- pendiculaire, bien que cette hauteur maximun se trouve à 38 millimètres en arrière, juste à l'extrémité du ligament postérieur à l'endroit de l’angle postéro-dorsal. Il résulte de là que les bords supérieur et inférieur sont parallèles sur une étendue de 38 mill.
On remarquera, en outre, que cette hauteur (45) maxi- mun atteint presque la moitié de la longueur (98 mill.), et, que la convexité (39 mill.) égale pour ainsi dire, moins 6 millimètres, la hauteur, et dépasse le tiers de la lon- gueur (49 contre 98); enfin, que cette convexilé est presque centrale.
D’après ces mesures, l’on peut se faire une idée de cette Anodonte, en se la représentant allongée, à bords paral- lèles, d’une élévation plus que médiocre et presque aussi ventrue qu’elle est haute. Cette forme très remarquable, ne peut être confondue avec aucune autre du système euro- péen, même avec la Cyrtoptychia (gibba de Clessin) qui a sa partie postérieure un peu plus dilatée que l’antérieure.
Coq. de petite taille (98 de long sur 45 de haut), de forme allongée dans une direction légèrement descendante, à bords parallèles, très convexe, presque aussi ventrue que haute. Valves minces, faiblement bâillantes : 1° à la région antéro-palléale ; 2° la partie postérieure. de l'angle postéro-dorsal au rostre.
Bord supérieur rectiligne-descendant. Région antérieure arrondie, peu développée, amoindrie vers son contour
— 1385 —
supéro-dorsal. Bord inférieur d’abord faiblement arqué en avant, puis rectiligne, descendant comme le supérieur, en- fin légèrement remontant verslerostre. Région postérieure allongée, plus de deux fois plus longue (71 mill.) que l’an- térieure (28 mill.), se terminant par un rostre assez pro- noncé, dont l'extrémité, sans être recourbée, regarde en bas. Entre ce rostre et l’angle postér o dorsal, les valves pa- raissent comme tronquées et le contour est brusquement recto-descendant avec une légère convexité près durostre.
Arête dorsale ventrue, très convexe, fortement ac- centuée (sans sillons anguleux), offrant une pente descen- dante très rapide sur la crête, qui, bien que peu développée, présente à l'extrémité du ligament une petite section com- primée, section se terminant à l'angle postéro-dorsal d’une façon amincie.
Sommets très gonflés, ventrus, proéminents, sillonnés de rides émousées faiblement tremblotées.
Stries d’accroissement çà et là grossières, saillantes, par. fois liratiformes, représentant parfaitement la ligne des contours.
Epiderme peu brillant, d'une teinte sombre fauve-rou geâtre sur la région ombonale, plus jaunacée vers celle du bord palléal. Intérieur d’une nacre irisée-bleuâtre.
Ligament antéro-interne très développé à son extrémité antérieure et occupant presque toute l'épaisseur de la char- nière. Ligament postérieur robuste, saillant, avec une lu- nule allongée à son extrémité. Charnière légèrement si- nueuse avecune faible denticulation un peu en arrière des crochets. Impressions très superficielles.
Ancien cours de la Seine dans les prés de Verrières, à 10 kilomètres en amont de Troyes (Aube).
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Æ CYGNÆANA
Les Cygnœana sont des Anodontes peu ventrues, de forme oblonçsue parfois très allongée; à sommets compri- més, non proéminents ; à bords supérieur ou inférieur ordinairement parallèles ou un peu arqués; à rostre ar- rondi, très obtus, sauf chez l’anserirostris. Ces espèces sont surtout caractérisées par leurs sommets très anté- rieurs et par l'énorme développement de leur partie pos- térieure comparée à l’antérieure. Chez ces Anodontes, la région postérieure atteint trois ou quatre fois (comme chez la Nansoutyana) l'étendue de la région antérieure, et le maximum de la convexité n’est guère que le tiers ou le quart de la longueur.
Les Cygnæana forment un groupe bien naturel, dont les différentes formes ne se trouvent guère que dans les étangs, les marais ou les cours d’eaux tranquilles et vaseuses,
Anodonta arenaria
Mya arenaria, Schrüter, Flussconch. Thuring Vas*., p. 165, pl. I, f. 1, 1779. (Non, Mya arenaria de Linnæus.)
Cette espèce, très bien représentée dans l'ouvrage de Schrôter, est une Anodonte oblongue-allongée. (Long. 145 à 165 mill.), à région postérieure très longue, plus déve- luppée en hauteur que l'antérieure et caractérisée par un bord inférieur sinué vers sa partie médiane. Cette sinuo- sité se fait sentir jusque sur le milieu de la convexité. Les
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bords, chez l’arenaria, ne sont pas parallèles, mais sont légèrement divergents par suite de la plus grande dilata- tion de la région postérieure.
Cette espèce est voisine de la Cygnœæa, dont elle diffère notamment par sa forme plus allongée, relativement moins haute ; par sa région antérieure plus rétrécie; par son bord inférieur sinué.
Cette Anodonte habite dans divers étangs et marais du nord de l’Allemagne. En France, elle se trouve typique dans l’étang de la Bazouge près de Chéméré (Mayenne) et dans le lac de la Négresse près de Bayonne, dans les Basses-Pyrénées (A. Milne-Edwards).
Anodonta cygnæa
Mytilus cygnæus, Zinnœus, Syst. nat. (Ed. X, 175$), p. 706, n° 218, et Æanl-y, ipsa conch., p. 144, 1855.
Le type de cette espèce, pour ainsi dire inconnue, est l'Anodonta cellensis de Rossmässler, représentée dans son iconographie (iV, 1836) à la figure 280.
C'est cette Anodonte que presque tous les auteurs ont regardé comme la cellensis de Schrôter (Flussconch. 1779) qui, entre parenthèses, n’a jamais publié d'espèces sous ce nom. Il convient donc maintenant d'éliminer cette ap- pellation de cellensis pour la remplacer par celle de cygnæa.
Quant à cette même appellation de cygnæa que l’on trouve dans la plupart des auteurs, elle doit, lorsqu'elle ne sert pas, comme cela arrive souvent, de cache-ignorance pour désigner des séries d'espèces que l’on n’a pas su dé-
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terminer, elle doit, dis-je, être rapportée soit à la pam- megala, soit à l’eucypha.
J'ai reçu la cygnæa type de Linnæus : 1° Du Danemark sous le nom de cellensis type et de cellensis var. cariosa (voir Mürch, Syn. Moll. Daniæ, p. 84 et 85, 1864); — 2° de Manchester (Angleterre) ; — 3° de Rosenbach entre Roth see et Ebikon en Suisse; — 4° des environs de Gênes en Italie.
En France, je la connais des marais de Villechetif près de Troyes, dans l’Aube (J. Ray); de la Grosne, dans Saône-et-Loire (Locard); des fossés du Rhône à Lyon, et, du Menthon dans l’Ain (Locard) ; du Rhône près d'Arles (Fagot); de l'Étang-Neuf près de Saint-Saulge dans la Nièvre (Brevière) ; du lac de la Négresse près de Bayonne (A. Milne-Edwards); enfin, du lac du Bourget, dans la Savoie.
Anodonta anserlrostris
Anodonta anserirostris, Auster, anod, (in 2° édit. Chem- nitz), p. 53, pl. X, f.8 et pl. XF, fig. 4-2, 1852. (Ne pas confondre avec les figures 1-2 de la pl. XI qui représen- tent la tumida).
Espèce caractérisée par un rostre bien accentué, légère- ment ascendant et imitant un peu celui de l’Helvetica. Les figures données par Kuster suffisent pour la connaissance de cette Anodonte.
Je l'ai reçue de Fredericksberghave dans le Danemark, sous le nom de Cellensis var. sulcata (Môürch, Syn. Moll. Daniæ, p. 85, 4864).
Le type a été recueilli en Bavière dans l’Altmuühl, petite
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rivière qui se jette dans le Danube, près de Ratisbonne, — Je ne la connais pas de France.
Anodonta Saint-Simoniana.
Anodonta Saint-Simoniana, Fagot, in Litt. 1881.
Jolie espèce peu convexe, oblongue, en forme de fer de lance, à contours sans parties anguleuses (angle postéro- dorsal tellement émoussé qu’il n’est pas sensible), carac- térisée par une région postérieure près de trois fois plus longue que l’antérieure, régulièrement dilatée à sa partie moyenne, avec une extrémité rostrale comprimée, si lar- gement arrondie que le rostre n'est pas défini. Cette Ano- donte, au point de vue de la forme, est pour le groupe de la Cygnœæa ce qu'est la Rayi pour celui de l’analina.
LORS MAR TERRE NE ER 107 mill. Ha are. Love et Ne 56 — Épaiss. max (à 30 des sommets ; — à 57
1/2 du rostre ; — à 49 du bord antér. ;
— à 27 de l'angle postéro-dorsal ; —
à 32 de la base de la perpendiculaire.) 28 — Long. de la crête ligamento-dorsale, des
sommets à l’angle postéro-dorsa'..... 41 — Dist. de cet angle au rostre............ 00 — Corde apico-rostrale....... Mrnnlions 86 — Haut. de la perpendiculaire............ 49 —
Dist. de cette perpend. au bord antér... 929 — — du même point de celte perpend. au
POSTEBAU NN, Latin Ge io tee 19 — — enfin, de la base de ia perpendicu-
laire à l'angle postéro-dorsal...... 59 -.
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Coq. en forme de fer de lance, oblongue-allongée dans une direction légèrement descendante, à sommets très antérieurs, à valves comprimées peu convexes, presque aplaties vers l'extrémité postérieure ; enfin, non bâillan - tes, sauf très faiblement en dessous de l’angle postéro- dorsal, qui est si émoussé que la courbe du bord supé- rieur n’est point interrompue.
Bords supérieur et inférieur offrant tous les deux une convexité semblable, régulière depuis l’extrémité anté- rieure jusqu’à la postérieure. Région antérieure peu dé- veloppée, comme amoindrie, cependant bien ronde. Ré- gion postérieure largement dilatée (surtout au niveau de l'extrémité du ligament), près de trois fois plus longue que l’antérieure, et se terminant par un large rostre comprimé, dont le contour arrondi ne donne lieu à au- cune saillie anguleuse. Au-dessus de cette région rostrale, le contour se poursuit bien arqué jusqu’à l’angle postéro- dorsal, qui est nul et dont on ne saisit l'emplacement qu’en vérifiant l'endroit de la lunule terminale du ligament.
Sommets non proéminents, comme aplatis (crochets très aigus), sillonnés de rides concentriques très émous- sées et légèrement tremblotées.
Arète dorsale nulle, indiquée seulement par une radia- tion zonulée d’un noir verdâtre. Crête ligamento-dorsale non saillante, assez comprimée à son extrémité.
Stries d’accroissement fines, régulières, plus fortes et parfois assez saillantes vers les contours, enfin, parais- sant feuilletées vers les régions postérieure et palléale.
Épiderme brillant, d’un fauve-cendré, passant posté-
“rieurement au fauve-brique, et prenant, vers les con-
tours, une nuance verdâtre plus ou moins sombre, Inté- rieur d’une belle nacre irisée bleuâtre.
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Ligament antéro-interne filiforme, occupant toute l'é- paisseur de la région cardinale. Ligament postérieur très allongé, peu saillant, ordinairement symphynoté, terminé par une petite lunule étroite-allongée. Charnière presque nulle, seulement un tant soit peu épaissie sur la région latérale, Impressions très superficielles.
Cette Anodonte, dédiée à M. Alfred de Saint-Simon, a été recueillie dans le canal de Carcassonne dans l'Aude (Fagot), ainsi que dans le lac de Neuchâtel, près de la ville de ce même nom, en Suisse (Coutagne).
Anodonta Fagoti.
LOS IMARL SE ENS nee RRN EL Mesa 100 mill. HOUR AMAR NA 7 ee ue 50 — Épaiss. max (à :9 des sommets ; à 54 du
rostre; à 45 du bord antér.; à 27 de
l'angle postéro-dorsal ; à 41 de la base
de A pErpEN dE PE MIO 28 —
Long. de la crête ligam.-dors., des som- mets à l'angle postéro-dorsal........ 4% — Distance de cet angle au rostre......... 44 — Corde apico-rôstrale 200 SRI 83 — Haut. de la perpendiculaire ........... 45 — Dist. de cette perpend. au bord antér... 25 —
— du même point de cette perpend. au DORE RMI RTS TEA S 15 —
— enfin, de la base de la perpend. à l’an- gle postéro-dorsals 4.324,02 DT —
D'après ces mesures, l'on voit que la Fagoti est une es- pèce oblongue très allongée, à région postérieure (75 mil.)
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trois fois plus longue que l’antérieure (25 mill.); par con- séquent à sommet très en avant. Sa hauteur maximum, qui se trouve à 30 mill. en arrière de la perpendiculaire, est juste moitié (50 mill.) de la longueur (100 mill.); enfin sa convexité est un peu plus du quart de la longueur.
Bord supérieur presque rectiligne. Bord inférieur légè- rement arqué, avec son maximum de convexité à 30 mill. en arrière de la perpendiculaire. Région antérieure mé- diocre, régulièrement arrondie. Région postérieure très allongée (trois fois plus que l’antérieure), faiblement di- latée vers sa’ partie moyenne, puis allant en se rétrécissant par un contour arqué jusqu’à un rostre très obtus, bien arrondi, non anguleux, regardant bien en direction recto- horizontale. Contour supérieur, de l’angle postéro-dorsal au rostre, rectiligne-descendant, s’arrondissant vers le rostre.
Valves peu épaisses, non ou à peine bâillantes entre le rostre et l’angle postéro-dorsal. Arête dorsale non sail- lante, confondue dans la convexité et offrant entre elle et la crête ligamento-dorsale, ainsi que vers le rostre, une pente douce et régulière.
Sommets arrondis, non proéminents, sillonnés de ri‘les concentriques très émoussées, à peine tremblotées.
Stries d’accroissementsaillantes et feuilletées seulement vers la ligne des contours, notamment sur la partie posté- rieure.
Épiderme jeu brillant, d’une couleur fauve-olivâtre, plus claire sur la partie ventrale et sillonnée, en outre, par des radiations vertes peu prononcées. Intérieur d’une nacre blanche-bleuacée.
Ligament antérieur feuilleté, filiforme, occupant toute
la charnière jusqu’à 10 mill. en arrière des crochets. Li- MAI, 1881, 10
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gament postérieur robuste, proéminent, relativement peu allongé et terminé par une lamelle étroite très longue (12 mill.), Charnière sans particularité, seulement un peu épaissie à la région latérale.
Cette Anodonte, que je dédie au malacologiste Paul Fagot, habite dans le canal du Midi, entre Toulouse et Villefranche-de-Lauraguais (Haute-Garonne).
Anodonta oblonga.
Anodonta oblonga, Millet, Desc. deux nouv. esp. Anod. in : Mém. Soc. agric. sc. Angers. 1. (3° livr. 1833), p.249, pl. 12, f. 4.
Cette espèce, bien représentée par Millet, a été égale- ment figurée d’une façon exacte, par Dupuy (Hist. moll. France. — 6° fasc. 1859, pl. XVIIT, f. 13), et par Joannis (Et. Nayades, in : Ann. soc, Linn. de Maine-et-Loire, II, 1858, pl. 4, f. 1), sous l'appellation erronée de Cygnæa. var. intermedia de Lamark. Je donnerai plus tard les caractères de l’intermedia, qui est une forme différente de celle-ci.
L’Oblonga est une Anodonte très abondante dans toutes les rivières tranquilles ou vaseuses (Maine, Mayenne, le Couasnon) du département de Maine-et-Loire.
Je la connais desenvirons deRennes, dans l’Ille-et-Vilaine (Letourneux); des étangs de Saint-Hubert, près de Ram- bouillet et de Trappes dans Seine-et-Oise (Mabille) ; de la Masle, près d’Amboise (Rambur); de la Bonde-Gendret à Troyes, dans l'Aube; d'un bassin marécageux à Saint- Laurent-de-L’Ain, vis à-vis Mâcon (Locard); du lac du
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Bourget, en Savoie: du canal de Bouc à Arles, etc. — M. Coutagne a recueilli cette espèce en Suisse dans le lac de Neuchâtel, près de la ville du même nom.
Anodonta condatina. Anodonta condatina, Letourneux, in Litt., 1880.
Cette nouvelle espèce diffère de l’oblonga, dont elle est voisine, par une convexité plus forte, régulièrement bombée et renflée dans toutes ses parties, et dont le maximum du renflement se trouve bien médian. Chez l’oblonga, la convexité n’est pas régulière. Les régions antérieure et palléale sont ordinairement comprimées. La postérieure notamment, s’atténue assez régulièrement. Le maximum de la convexité est tantôt assez rapproché des sommets, tantôt assez éloigné. Chez la condatina, des sommets au bord palléal et de l'extrémité antérieure au rostre, les valves sont uniformément renflées-ventrues et offrent une convexité bien régulière.
Cette Anodonte, d'une belle couleur verte ou olivâtre uniforme, habite à Moulin-le-Comte, près de Rennes, dans l'Ille-et-Vilaine (Letourneux). Elle vit également dans le lac d’Aiguebelle, en Savoie (Coutagne).
Anodonta cariesa.
Anodonta cariosa, Küster, gatt. Anodonta in : Chemnitz, 2 édit., p. 43, pl. IV, fig. 3 (sous le nom de Cellensis, et pl. V,f. 4, et pl. X, f- 1-2, 1852,
Anodonta cellensis, var. rostrata, Brot, Et. Nayades, p. 37, pl. IV, f, 1,1867.
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Abondante dans le Regnitz près d'Erlangen, en Bavière. Etang dans la campagne de l'Elysée, à Celigny (Suisse). En France, elle se trouve bien typique dans l’Erve à Thé- valles près de Chéméré (Mayenne).
La Cariosa est bien représentée dans les planches que je viens de citer. M. Drouët, dans ses Naïades, a confondu cette espèce avec l’oblonga de Millet.
Anodonta Nansoutyana.
Cette Anodonte, que je dédie au savant métérologiste Champion du Bois, comte de Nansouty, a été trouvée dans le lac de la Négresse près de Bayonne, dans les Basses- Pyrénées (A. Milne-Edwards).
Cette espèce de la taille et de la forme de la cariosa est caractérisée par une partie antérieure réduite presque à rien, par suite des sommets qui sont tout à fait en avant,
Cons hax.str TUESeUERr JUNE ER 110 mill. Haut. MAIRES NI ASE ART RONE D4 — Epaiss. max. (à 34 des sommets ; à 61 du
rostre; à 50 du bord antérieur ; à 30
de l’angle postéro-dorsal; à 37 de la
base de la perpendiculaire.)......... 29 — Long. de la crête ligam. dors., des som- mets à l'angle postéro-dorsal........ D2 — Dist. de cet angle aurostre............ 45 — Corde apico-rostrale.....,....,..1., TRE PRE Haut. de la perpendiculaire........... AT — Dist. de cette perpend. au bord antér... 22 — — du mêmepoint de cette perpend. au POSE UE ET à RER PE 1 … 88 —
sole ge
n.
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Dist., enfin, de la base de la perpend. à l'angle phstéro-dorsal. .:..,2: 2.0... 1 Om
On remarque, d’après ces mesures, 1° que la région postérieure est quatre fois plus longue que l'antérieure qui n’a que 22 millimètres; 2° que la crête ligamento- dorsale est très allongée, puisqu'elle a 52 contre 45, de l’angle postéro-dorsal au rostre. Chez presque toutes les Anodontes, la partie intermédiaire entre l’angle postéro- dorsal et le rostre est toujours plus grande, ou, si elle n’est pas plus grande, elle est au moins égale ou presque égale à la partie dorsale qui se prolonge des sommets à l’argle postéro-dorsal. Ainsi, par exemple :
Longueur Longueur, de la crête ligam. de l'angle postéro- dorsale. dorsal au rostre,. Anod., Eumorphia.... 36 mill. 60 mill. — Callidæa...... LP AR — Thiessæ.:..... 4% — 48 — — Gravidas....…. 45 — 66 1/2 — Fragillima..... 42 — 58 — — Gallica...... 0 DS — 11 — — Livronica ..... 40 1/2 42 — — Saint-Simoniana 41 — 50 — = DFagOiL. races 44 — 4% —
Etc., etc.
Gette grande longueur de la crête dorsale résulte de la position des sommets presque tout à fait antérieure ; aussi, la région antérieure est-elle excessivement exiguë. Chez toutes les autres Anodontes, la région postérieure at- teint le double ou bien trois fois la longueur de l’anté-
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rieure; mais la Vansoutyana est, à ma connaissance, la seule espèce (sauf la Ressmanni) où elle atteint quatre fois l'étendue de la partie antérieure.
La plus grande hauteur (54 mill.), chez cette espèce, se trouve située à 35 mill. en arrière de la perpendiculaire, qui n’a que 47. Quant à la convexité peu prononcée (24 mill.) elle offre son maximum presque à égale distance des sommets, de l’angle postéro-dorsal et de la base de la perpendiculaire, tout en étant un peu plus rapprochée du bord antérieur que du rostre.
Coq. oblongue-allongée, à sommets très antérieurs, à valves asssez minces, toujours encrassées de calcaire et non bâillantes, sauf au bord antéro-palléal, où le bâil- lement se trouve réduit à une toute petite fente.
Bord supérieur d’abord rectiligne, puis convexe-des- cendant sur le rostre. Région antérieure très exiguë, ar- rondie, Bord inférieur faiblement convexe, puis remon- tant à son extrémité rostrale. Région postérieure exces- sivement longue (quatre fois plus que l’antérieure), régu- lièrement atténuée, terminée par un rostre arrondi, très émoussé, regardant en avant. Sommets aplatis, non proé- minents, toujours excoriés, et, malgré l’excoriation, laissant voir des rides concentriques étroites, assez rap- prochées.
Arête dorsale régulièrement convexe, confondue dans la convexité générale de la région postérieure. Crête dor- sale non ailée, maïs assez comprimée, Stries d’accroisse- ment émoussées, plus ou moins saillantes vers les con- tours et feuilletées à la région supéro-rostrale, Epiderme terne, d'une couleur sombre, d’un noir rougeâtre. Inté- rieur d'une nacre bleuacée irisée. Ligament antéro-interne filiforme, occupant toute la région de la cardinale et se
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. prolongeant à 11 mill. en arrière des crochets. Ligament postérieur peu saillant, peu allongé (27 mill.) et se ter- minant par une très longue lunule (23 mill.) très étroite. Charnière nulle, impressions : postérieure superficielle ; antérieure assez profonde en forme de palette.
Anodonta Moulinsiana.
Anodonta rostrata, Dupuy, Cat. extram. Galliæ test, n° 27. 1849 (non Rossmässler).
Anodonta Moulinsiana, Dupurj, moll. France, 6° fasc., 1852, p. 616, pl. XX, f. 19,
Cette espèce, très voisine de la cariosa, dont elle pour- rait à la rigueur être considérée comme une forme minor, possède, comme celle-ci, des sommets très antérieurs. Elle paraît particulière aux eaux vaseuses des étangs du littoral aquitanique, où elle vit à Cazeaux, à Aureillan dans les Landes.
Il existe dans les Suites à Rossmässler (fig. 4655) une soi- disant Moulinsiana qui ne ressemble pas du tout à l'espèce de l'abbé Dupuy. Cette forme, qui doit plutôt se rapporter à l’Anodonta lacuum, diffère de la Moulinsiana : par son bord inférieur arqué, se relevant à l'extrémité rostrale (chez la Moulinsiana le bord est rectiligne jusqu’à l’extré- mité); par sa crête dorsale comprimée, un peu ailée, car- rément anguleuse à son extrémité et descendant sur le rostre sous l'apparence d’un contour concave (chez la Moulinsiana, la crête, ni comprimée, ni ailée, est à peine an- guleuse à l'extrémité du ligament ; le contour depuis le sommet jusqu'au rostre est presque régulièrement bombé);
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par son arête dorsale très émoussée, un tant soit peu con- cave (celle de la Moulinsiana, légèrement bianguleuse, descend en ligne droite sur un rostre carrément coupé et non arrondi-remontant comme celui de cette soi-disant Moulinsiana.) J'ajouterai encore que l'espèce de l’abbé Du- puy est une forme plus allongée, moins haute, d’une con- vexité différente, etc.
Les Suites à Rossmässler, Suites vraiment déplorables au point de vue scientifique, sont pleines de ces sortes d'erreur de détermination.
Anodonta Ranarum.
©
Anodonta Ranarum, Moreler, Moll. Portug., p.104. pl. XIT, f. 2, 1845.
Cette espèce, très bien représentée dans l'ouvrage du Portugal, et, qui n’a pas le moindre rapport avec l’anatina, quoiqu’en dise l’auteur, mais qui présente tous les carac- tères des Cygnœana, habite en Portugal, dans les affluents dela Guadiana qui descendent des hautes vallées de l’AI- garve, entre Mertola et Castro-Verde.
Anodonta Rhodant.
Long nan ne Are Ie 0v 010 YE Haut MAR LR ANNE VE : 45 mill. Epaiss. max. (à 20 des sommets; à 43 du
rostre; à 34 du bord antérieur; à 21
de l'angle postéro-dorsal; à 29 de la
base de la perpend.)..........,... «. 292 —
VAT ARR
— 153 —
Long, de la crête ligam.-dors., des som-
mets à l’angle postéro-dorsal........ 29 mill. Dist. de cet angle au rostre:........... 31 — Corde apico rostrale...."......:..,... 61 1/2 Haut. de la perpendiculaire............ 4 — Dist. de cette perpend. au bord antér... 22 — — du même point de cette perpend, au
PONT e ertme tels aimes 0e D4 — — enfin, de la base de la perpend, à l'an- gle postéro-dorsal................. 49 —
Cette espèce très comprimée, puisque sa convexité (22 mill.) est près de trois fois et demie moindre que sa longueur (76 1/2 mill.), est une Anodonte de forme oblon= gue-ovoïde, relativement haute (45 mill.) pour sa longueur, et dont les contours ne présentent aucune partie angu- leuse.
Valves minces, baillantes seulement au bord antéro- palléal.
Bord supérieur assez fortement convexe. Région anté- rieure arrondie. Bord inférieur un peu moins convexe que le supérieur. Région postérieure près de deux fois et demi plus développée que l’antérieure, se terminant par une partie rostrale large, à contour arrondi.
Arête dorsale non prononcée, se confondant dans la convexité et offrant une pente régulière sur la crête dorsale peu accentuée, non ailée ni comprimée, dont l’angle pos- téro-dorsal est fort émoussé.
Sommets comme écrasés, presque plans (crochets très aigus), sillonnés par de petites rides concentriques peu distantes les unes des autres et assez saillantes.
Stries d’accroissement fortes, grossières, souvent irrégu-
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lières, rendant la surface des valves comme rugueuse,
Epiderme d’un ton sale, terne, d’une teinte uniforme : d'un jaune-terreux ou d'un cendré-olivâtre, passant au noir vers les contours. Intérieur d’une nacre irisée de tons jaunacés-verdâtres d’une nuance livide.
Ligament antéro-interne court, se confondant avec le postérieur qui est fort, saillant et relativement allongé. Région cardinale de la charnière nulle. Région latérale assez épaisse. Impressions, superficielles, mal définies.
Cette Anodonte vit dans le canal de Bouc à Arles. Je Ja connais encore du Morin à Esbly et des étangs de Trappes dans Seine-et-Oise. (Mabille).
Anodonia Arvernica.
Lonr mar ER nee CARNEE 61 mill. Hauts Mar: JR are 2 RE 34 — Epaiss. max. (à 16 des sommets; à 35 du
rostre; à 27 du bord antér.; à 17 de
l'angle postéro-rostral ; à 21 de la base
de la'pérpend) Stades mnastumer 18 — Long. dela crêteligam.-dors. des sommets
à l’angle postéro-dorsal............. 27 — Dist. de cet angle au rostre............ 27 — Corde apico-rostrale....:.:,....4.3.... 50 — Haut. de la perpendiculaire........... 28 —
Distance de cette perpend. au bord antér. 16 — — du même point de cette perpend. au
postes taie mes 45 — — enfin, de la base de la perpend. à
l'angle postéro-dorsal. ............ 31 —
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Chez cette Anodonte, la hauteur maximum se trouve à 26 millimètres en arrière de la perpendiculaire; la partie antérieure est presque trois fois plus petite que la posté- rieure; la crête ligamento-dorsale (27 mill.) est égale à la distance de l’angle postéro-dorsal au rostre.
Cette espèce est une coquille allongée, d’une apparence spathuliforme, sans parties anguleuses sur son contour, et à valves relativement assez fortes, très bâillantes à sa région antéro-palléale.
Bord supérieur subrectiligne ou un tant soit peu con- vexe jusqu’à l’angle postéro-dorsal, qui est très émoussé, puis à partir de cet angle descendant presque en droite ligne sur le rostre. Région antérieure exiguë, arrondie, décurrente à sa base. Bord inférieur descendant, d’abord légèrement convexe, puis très faiblement sinué à 7 ou 8 millimètres en arrière de la perpendiculaire ; enfin, deve- nant notablement convexe à son extrémité, par suite d’une dilatation des valves en cette partie. Région postérieure allongée dans une direction faiblement descendante, se dilatant au bord postéro-palléal et se terminant par un large rostre très obtus.
Arête dorsale confondue dans la convexité, descendant en pente régulière sur la crête dorsale, qui est peu accen- tuée. Sommets comprimés, néanmoins faiblement ven- trus-proéminents, toujours excoriés.
Stries fines, non saillantes, sauf vers les contours, où elles deviennent un peu plus fortes et un tant soit peu feuilletées. Épiderme d’une nuance sombre avec des zones concentriques plus claires d’un cendré-jaunacé plus ou moins olivâtre. Intérieur d'une belle nacre épaisse d’un blanc-bleuacé et paraissant entièrement et très finement chagrinée.
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Ligament antéro-interne occupant toute l’épaisseur de la charnière, se prolongeant à 5 ou 6 millimètres en ar- rière des crochets. Ligament postérieur robuste, à demi symphynoté, terminé par une lunule allongée.
Charnière presque nulle, à région cardinale un peu on- dulée, par suite de l’envahissement des attaches du liga- gement antérieur. Impression antérieure plus prononcée que la postérieure qui est très superficielle.
Cette Anodonte vit en Auvergne, d’où je l’ai reçue sans indication précise de localité, sous le nom erroné de pa- lustris de d’Orbigny. La vraie palustris est une forme toute différente du groupe de l’anatina.
5° ELLIPSOPSIANA
Les espèces de ce groupe, comme l'indique son nom, sont des Anodontes caractérisées par une croissance ellip- soïide et par des stries d’une grande excentricité sur la région postérieure. Chez ces Anodontes, les sommets sont très en avant et la région antérieure est exiguë, surtout très peu haute, par suite de la partie inféro-palléale qui est fortement décurrente,
Les Ælipsopsiana vivent indifféremment dans les riviè- res, les lacs ou les étangs. Elles ont été rencontrées jus- qu’à présent en Carynthie, en Bavière, en Suisse, dans le Jura français, ainsi qu'aux environs de Paris et de Troyes (Aube).
Anodonta ellipsopsis.
Long. max....... na vs Tue Re Cas 87 mill. HAUÉ MARS NU AE Sie ETES 52 —
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Épais. max (à 30 des sommets ; à 46 du rostre ; à 41 du bord antérieur , à 25 de l'angle postéro-dorsal ; à 29 de la brse
GC-Fd DÉFDED) ee eee 23 mill.
Long. dela crête ligam.-dors., des sommets à l'angle postéro-dorsal.............. 32 — Distance de cet angle au rostre......... . D0 — Corde apico-rostrale....,....... RÉ PR TO. Haut. de la perpendiculaire.........,... 46 1/2 Dist. de cette perpend. au bord antér.... 93 —
— du même point de cette perpend. au LOSC are AEROR RAR EN TER 65 —
— enfin, de la base de cette perpend, à l'angle postéro-dorsal............. 03 —
Cette espèce, à stries ellipsoïdes, est une forme oblon- gue, peu allongée, relativement très haute (à2 mill.) pour sa longueur (87 mill.) et très comprimée (23 mill.). Sa convexité bien régulière, presque médiane, s’atténue d’une façon égale sur ses contours, qui sont sans parties angu- leuses.
Coq. de forme oblongue dans une direction légèrement descendante, à valves comprimées, minces, à peine bâil- lantes en avant et au-dessus du rostre, à surface externe rugueuse grossièrement striée, d’une teinte uniforme fon- cée, presque toujours recouverte d’un enduit limoneux.
Bord supérieur presque rectiligne ou bien légèrement arqué du bord antérieur jusqu’à l'extrémité du ligament, puis descendant assez brusquement sur le rostre. Région antérieure peu développée, peu haute, amoindrie notam= ment vers la partie inférieure par suite de la direction ellipsoïde des stries, de telle sorte que la rotondité maxi-
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mum du contour s’accentue surtout vers le bord antéro- supérieur. Bord inférieur régulièrement convexe-arrondi depuis le commencement supérieur de la région anté- rieure juqu'au rostre. Région postérieure près de trois fois plus longue que l’antérieure, large, bien développée en hauteur jusqu’à l’extrémité du ligament, puis dimi- nuant et se terminant en un rostre très obtus.
Arête dorsale nulle, confondue dans la convexité des valves ou bien se présentant, sur quelques échantillons (provenant du lac des Quatre-Cantons), plus accentuée avec une pente plus rapide sur la crête dorsale, qui, dans ce cas, est bien plus amoindrie que celle des échantillons où l’arête dorsale est nulle.
Sommets tout à fait aplatis, presque toujours excoriés, très rarement en bon état, offrant alors des rides trem- blotées relativement saillantes et robustes, sur lesquelles on remarque une suite de petites éminences tuberculeuses disposées sur la ligne d’origine de l'arête dorsale.
Stries d’accroissement en ellipses, rugueuses, grossiè- res, saillantes et un peu feuilletées vers les contours. Épi- derme terne, d’un ton jaunacé, rougeâtre ou bien livide sur la partie ventrale, puis passant vers les