FRAGMENTS COMMENTAIRE DE GALIEN SUR LE TIMÉE DE PLATOIV, PUBLIÉS POUR LA PREMIÈRC FOIS LA" GREC ET EN FRANÇAIS, AVEC UNE INTRODUCTION ET DES NOTES, , SUIVIS D’UN ESSAI SUR GALIEN CONSIDERE COME rilILOSOPilE, le Ch. lîAMXIlIMKIIC}, e de l’Acad. nationale de médecine; Méd, du bureau de bienfais.; Méd. ^oîes primaires ; Memb.de la Société méd. duXU® arrond.; Merab. de 363, arts et belles-lettres de Dijon ; de la Société d’hist. natur. de Halle ; ttionrale de Silésie , siégeait k Breslâu; de la Société de médecine de Munlct PARTS, Chez Victor Masson. I.ETPZIG , Chez Michelsen. Mil ïiiêii»® asateiir »\ Exposilion dos connaissances de Galien sur l'anatomie et la physiologie du ■ système nerveux; 10-4“. Paris, 1841. ^ pippocRATE : Traduction des œuvres choisies; in-l8. Paris, 1845. « Rapport adressé à M. le Ministre de l’Instruction publique sur une Mission J médico-littéraire en Allemagne et en Belgique ; in-S». Paris, 1843. H Rapport à M. le Ministre de l’instruction publique sur une Mission médico- H littéraire en Angleterre ; in-8". Paris, 1848. ^ Histoire et critique des Doctrines des maladies de la peau par Rosexbaum; î; traduction française; in-S». Paris, 1846. * Histoire de la Syphilis dans l’antiquité par Rosenbaum , traduction française; in-8t>. Paris, 1846. i ■Traité sur le Pouls attribué à Rufus d’Ephèse, publié pour !a première fois en _ * grec, avec une introduction et des notes; in-8». Paris, 1846. Rescription et extraits du manuscrit 2237, de la Bibliothèque nationale de Paris ; in-S». Paris, 1848. Plan d’une Bibliothèque des médecins grecs et latins; in-8». Paris, 1847. Aurelius, de Jeutis passlonibus, nunc primum in lucem edidlt, G. Daremherg; in-8». Breslau, 1847. Cours au Collège de France sur Thistoire et la littérature des sciences médicales; 1'» année, ir» leçon ; 16» leçon, résumé du cours, — 2» année, 4» leçon : Plan du cours de 1848. — Les autres leçons seront publiées dans le courant de cette année. Pour paraître prochainement : OEiivres médico-philosophiques de Galien, traduites pour la première fois en français ; 2 vol. in-18. Œuvres de Rufus d’Ephèse, texte grec, traduction et notes. 1 vol. ln-8» (faisant partie de la Bibliothèque des Médecins grecs et latins.) FRAGMENTS Dü COMMENTAIRE DE OALÎEN SUR LE TIMÉE DE PLATOIV. ENTROngJC’rlON ■( |. I Personne n’ignore quelle grande place Galien tient dans l’his¬ toire de la médecine ; mais on connaît moins bien le rôle qu’il a joué dans les destinées de la philosophie. Les historiens de cette science ont à peine parlé du médecin de Pergame ; le souvenir rapide et superficiel qu’ils lui ont consacré ne nous apprend rien de certain ni sur ses doctrines ni sur son influence. Un pa¬ reil oubli est certainement injuste. Entraîné dès sa jeunesse vers la philosophie par une vocation naturelle et décidée, Galien n’a jamais séparé dans ses ouvrages l’étude de cette science de l’étude de la médecine ; il poussa no i lom cette alliance, qu’il composa des traités philoso¬ phiques à l’usage particulier des étudiants en médecine. Critique et historien plutôt encore que philosophe dogmati¬ que', n’ayant pas toujours une doctrine bien arrêtée, trop souvent incertain et en contradiction avec lui-même, éclectique en philo¬ sophie plus encore qu’en médecine, dialecticien comme Aristote dont il suivit presque tous les principes logiques, et auquel il doit la disposition méthodique de ses ouvrages, psychologue comme Platon qui lui a fourni ses plus belles inspirations sur la nature et sur la vie, Galien occupe une place à part dans l’histoire de la philosophie. {•) Quelques lignes de celte introduction sont extraites de l’Essai sur Galien .considéré comme philosophe. S’il empruate la forme à Aristote, il s’attache le plus ordinaire- ment à Platon pour le fond des doctrines ; il l’appelle le prince des philosophes. Hippocrate et Platon représentent pour Galien l’idéal j en médecine et en philosophie ; il leur a YOiié un véritable culte ; * son orgueil, son indépendance et son esprit de mordante cri¬ tique s’abaissent toujours devant leur autorité. On ne sera donc pas étonné de trouver dans la vaste collection des oeuvres de Galien plusieurs écrits particulièrement consacrés à l’examen des doctrines de ces deux grands hommes. Il nous a laissé un traité considérable sur les Opinions d’Hippocrate et de Platon, livre éminemment précieux pour rhisloire de la philosophie. Entre autres traités cousacrés exclusivemeot à Platon (1), Ga¬ lien avait rédigé un commentaire Swr ce que le Timée renferme de médical {2) ; dans deux de ses ouvrages (3) il annonce ce com- (1) Ilepl rriç ID.ktovoç œîpÉffs»; Iv. —■ rfpoç tcù; éraipouç, ü nXaTMv. —■ Ilspi T-îi; KotTœ nXocTMva Xo-jixTiç Oeoif !aç.—ÜAaTwviKôiv ■JiaXo'ffflV ouvoijieraç iî.— Ilep! tbv èv 'inri.Sa jj.sTsêâoïwv êv. — jo n’ai pas besoin (i’fijoutor que tous ces ou¬ vrages, doisi (’.alien nous fournit liii-nuime les tares dans son traité ««r les Livres qu’il a composés (t. XIX, cliap. 14, p. 46), sont jusqu’à pré¬ sent perdus. (2) Hspt ™v èv Tô Tip.a!« îarfiji»; à(r,p.étm ûrapY5p,«Ta. — Dans le traité de Mes livres, ( liap. Si, t. XÎX, p. 46.—Arisiolo mais apprend que Platon avaii nn enseignement réservé aux initiés {-k a-j-p-ça <)c,X-p.aT«,); les hislo- riciisdo ia piiilosopisie aflirmeiuque cet enseigneiiienî est resté oral, ou du moins (lu’aian'.us trace Es’en est arrivée jusqu’à nous, et que les Dialogues ne représoiUCîsl que la doclrinc cxüiéri<|iia dti ciicl' de l’Académie. Mais j’ai relevé, le premier je crois, dans daiien [de Subst. facult. nat., 1,2, t. IV, p. 720) un texte qui me paraît infiruier celte assertion, texte d’après lequel le Timée serait précisément un livre réservé aux initiés (oXtfîcrToiç àapoâTatç). — Cl. ma Irad. des Œuv. choisies d’Hipp., p. 380.— Ce témoignage de Galien est considérable et mérite de fixer l'attention. Du reste, le Timée par sa nature rentre très-bien dans la catégorie des livres acroamatiques. (3) La mention du Commentaire sur le Timée, dans le traité du Tremblement, de la palpitation, etc. (chap. 7, p. 632, t. IV), se rapporte à l’opinion de Platon sur la cause du tremblement (p. 85, D). — Celle qui se trouve dans le traité des Opinions d’Hippocrate et de Platon ( VIII, 5, t. V, p. 682, éd. K.) regarde le pKlegme (p. 84, E.) et la cou¬ leur du sang dans les maladies (82, E et sq.). Galien ajoute ; « Je ré¬ serve l’examen de ces questions pour un livre que mes amis me pres¬ sent de faire sur ce qu’il y a de médical dans le Timée. Beaucoup ont commenté les autres parties de ce livre, et même plusieurs plus lon¬ guement qu’il ne fallait, mais peu se sont occupés de ce qui intéresse la médecine, et aucun n’a traité convenablement ce sujet. »—Je trouve en¬ core une mention indirecte de ce commentaire dans de Doqm. Hipp.et Pter, IX, 8, p. 713, t. V. mentaire; il assure l’avoir fait dans un opuscule intitulé : de Mes livres.—Vue grande partie de ce travail est jusqu’à présent perdue. Gadaldinus en avait retrouvé en Italie un fragment assez long et important qu’il a publié en latin dans la deuxième édition latine de Galien, imprimée par les Junte, à Venise, en 1550 (1). Ce fragment a été reproduit par Chartier dans son édition gréco- latine des œuvres réunies d’Hippocrate et de Galien ; il contient ce qui regarde la comparaison des plantes avec les animaux et la fameuse mais si obscure théorie de la respiration. Depuis Ga¬ daldinus on avait complètement perdu la trace du texte original de ce fragment, ou plutôt on s’était peu enquis de son existence. C’est ce texte que je publie aujourd’hui; je l’ai découvert dans un manuscrit de la Bibliothèque royale (2) ; malheureusement mon manuscrit n’offré pas une ligne de plus que celui sur lequel Gadaldinus a fait sa traduction ; il est même évident que l’mi pro¬ vient de l’autre, ou que tous deux ont été copiés sur le même pro¬ totype ; les variantes sont peu nombreuses ainsi que je m’en suis assuré par une collation exacte de la traduction de Gadaldi- nus; toutefois, mon manuscrit est préférable au sien, ou, du (1) En tête de sa traduction, Gadaldinus a mis l’avertissement qui sait ; « Hoc fragmentum, anobisinventum, et latinitate donalum, esss Galeni, Stylus, et doctrina, et libri, quos ipse d se scriptos citât, indicant, quin et Galenus quoque octavo de Dogmatibus Hippocratis et Platonis libro, ca- pite quinto [t. Y., p. 682, ed. Kühn], et libro de Tremore, etc., capite septimo ft. VU, p. 632], facturum se expianationes, in ea quæ medice scripta suut in Platonis Timœo, pollicelur ; ae in libro de Propriis fibris [cap. 14, t. XIX, p. 46], commentarios de hac re quatuor se fecisse affirmât. (2) Ms. n° 2283, f° papier 16® S., non paginé. Ce manuscrit se com¬ pose de plusieurs pièces primitivement isolées, et qui maintenant n’ont d’autres liens que !a couverture qui les réunit; il contient : 1“ IxoXio't TOf'i TOU àptOjjooO- 2“ È)C TÜV {)™|j.viri[i*TMV BaoiXoiou eîc TOy itpwTov Ttiv UT-flXiTeuTtK&y 3“ Fragments de Théophraste, tirés de Photius, sans titre initial, d’une autre main que celle qui a écrit les deux premières pièces; 4® raXïivoü mpi ImJespMv (T. XVIIl®, p.768); une nouvelle main; écri¬ ture un peu plus ancienne ; 6® Fragment du commentaire de Galien, sans litre, et inscrit au ca¬ talogue sous celui de : Fragmentum medicum (écriture des deux premiè¬ res pièces). C’est sans doute à cause de ce titre que ce fragment est resté si longtemps ignoré ; 6» Lettres de Turnèbe à Danèze, en grec. _ -4 - moins, si le traducteur a eu un texte identique au nôtre, il ne lui est pas toujours resté fidèle. Du reste , la traduction latine obscure, difficile à lire et sou¬ vent inexacte, a jusqu'à présent rendu peu de services à ceux qui " se sont occupés du limée de Platon ; beaucoup même paraissent avoir ignoré son existence, ou du moins ont dédaigné de la con¬ sulter. Si la publication d’un texte inédit excite toujours un véritable intérêt, lors même qu’on en possède une traduction latine, cet in- 1 térêt augmente encore quand cette traduction est très-défectueuse 'i et par conséquent peu utile. D’ailleurs il s’agit de Platon, in- : terprété par Galien ; cette seule considération suffirait déjà cer¬ tainement pour me justifier; mais en voici une autre beaucoup plus importante : ce commentaire jette un jour tout nouveau sur le texte de Platon ; il fournit une excellente leçon pour un pas¬ sage dont le texte vulgaire avait jusqu’ici fort embarrassé les édi¬ teurs ; il donne une explication nette et lumineuse de la théorie des Nasses qu’aucun traducteur ou commentateur n’a comprise dans tout son ensemble, bien que l’élude attentive du texte con¬ duise à la même explication; du moi'ns je l’avais trouvée avant d’avoir lu le Commentaire de Galien. Je voudrais que ma découverte n’eût pas été bornée à de sim¬ ples fragments; elle serait accueillie avec plus de faveur encore par les amis des lettres et de la philosophie ; elle serait surtout plus agréable, puisque le regret d’une perte étendue ne viendrait pas se mêler au plaisir de retrouver un débris qui fait vivement désirer de posséder intégralement un ouvrage dont l’étude serait assurément fort profitable pour l’exacte interprétation des doc¬ trines physiologiques de Platon. Dans le dessein de compenser un peu cette perte, d’autant plus déplorable que le Commentaire de Proclus s’arrête avant la partie du Timée qui nous occupe, je me propose de réunir un jour, en un ensemble régulier, les nombreux passages que Galien a consacrés, dans ses divers ouvrages, à l’explication des doc¬ trines de Platon. Entreprendre ce travail est, en quelque sorte, un devoir pour moi, puisque j’y suis encouragé par un maître ■— 5 - excellent qu’intéresse vivement tout ce qui touche à la gloire du philosophe qu’il a, pour ainsi dire, fait revivre en France, par une admirable traduction,, et par de précieux commentaires. L’authenticité du fragment que je publie ne saurait être con¬ testée ; le médecin de Pcrgame y renvoie à trois de ses ouvrages qui ne lui ont jamais été refusés ; dans les deux qui sont arri¬ vés jusqu’à nous, ou retrouve les passages auxquels il fait allu¬ sion dans son commentaire. D’ailleurs , quand ces témoignages extérieurs feraient défaut, no reconnaltralt-on pas aussi Galien à chaque ligne, dans la forme du langage et dans la manière de raisonner. Au bas de la première page du manuscrit, le copiste a écrit : ’lstéov 6)ç TO 'tsp.axtov xouto eupYirat |ji.Èv ev xivt naXatÇ. ôto tmv (rrjxwv ' îiaê£êpwp.Évw ptêXiM.. "Eaxt 8 ’ ei'/iYXlcrtç xSv Iv xS) Tip.a(qj xoïï ÜXaxtüVOç fjaiMÔv ïoixe S’ iïvai xoîi FaXTivou àvSpoç ^ucrtxwxàxou xal iaxpiov £i6e SÈ xoil xb IXXeïttov eupoigév ttoxe. Je ne saurais trop joindre mes vœux à ceux tlu copiste; mais |.e crains qu’ils ne demeurent complélemeul stériles. _ 6 - Texte de Platon. I. « Tb S’ Iv TTEpl Toùç SajCTuXoUÇ XaTaTrXoX^ tou vsupou xocl TOÛ < SIpfJlKTOÇ boTOU TE iup«,p«)(^0£V Ix TptWV ânO?7ipaV0Èv l'v XOtVOV ^UpiXliCVTUV ^1 « (jxXïjpbv -^sfave. SEppia, toï; [aÈv ^watTioti; TouTotç bT)(xioupYïi0Èv, lî) I « S’aÎTtWTafT) oiocvoiif t5v etteito! lo’opî.évwv evExa EÏpyaaixÉvov wç jdf I « TOTE l| dvSpKv YuvaTxEç xai TaXXa 3ripia •fsv^soivzo, riTclsTmm oî ■ < ^uvtciTdvTEç ■^(AÔêç, xal S-J] xal Tvjç t£üv ÔVU)(^WV “Tt TcoXXJc t5)v « S-pEIAptOtTCOV xal £X1 ■KoXXà SsIJOOlTO ISESaV, é'0EV £V âvdpjmotç EÙ0bç « u’t^'ruTrtba'avTO T^jv twv ovuj^iov yivi(jn. Toutw dvi tç XbYcp ' « xal Tali; Trpocpdaeo'i TotuTai; SEppta, Tpij^ai; ovuj^dç t’ in’ âxpot; toîç i xiüXoïç Ecpucrav (1). » Commentaire de Galien. . npoTETaYfJ!.svotç ptopt'oiç , To SÉppia S’ ouTMç aÙTÙiv (2) TrepiXap.- * êdvEt Taç pi^ai;, à; Tobç ôSbvTaî oùXa. Kal [xsvTot xal Taïç uTroxeipiÉvaiç ’ çXê<|/Iv ôitEpcpuovTat aacpîoç ol bvu/_£ç, 6)<7 t’ èvesTt t^ |3ouÀojj,£vw ubvov ii (3) oTTou xal vsupou, xal SÉppiaTo;, àXXi xal crapxbç xal cpXeêbç 6p,ÉVMV TE xal c7uvoÉt7[jL(ov otEO'Oa! yeyovhai Tobç 6w/a<;. EipvjTai SI TTEpl toutmv lîCt TcXéoV, Iv dXXotÇ tÉ Tl<7t xal tÔ) TpiTW Itspl TV)? 'IltltOXpaTOÎI; àvaTOjXTii; (4). Texte. IL « ’E^teI si TiâvT’ tIc toü (5) Sv7)toü ijwou (TupnrEcpuxbTa [aeXv) xal « piEpvi, tIjv ÇwJjv Iv uupl xal TiVEupiaTt (juvÉêatVEV li à'iéyxy]^ iy^stv « auTo (6), xal Sii TaÛTa ôto toutwv TTixopiEvov, xsvoufXEVo'v t’ eçGive, t poï)0S[av aÙTW 5£ol [xy))(avMVTat. Tîîî Y“P àvOptinrtVTiç ^uyy^v^ cpuoEw; ipuoiv t dXXaiî iSÉati; xal aicr07],(j£at xspavvuVTEç, â(70’ ETspov sîvai ÇtSov, çuteu- « ouffiv, â &ri vuv viptEpa SsvSpœ xal cpuTa xal (TitlppiaTa TratSEu0ÉvTa (7) uTtb « ysüipjiixç nc6a<7<7Mç npoç dipi-Si; Itx^s. IIplv S’ :^v ptova Ta tSv ixYpiMV yhri « TtpEaêuTEpa TMV ■n.ptE'ptOV OVTtt. IISV Y^^P OÙV. Ô' Tl TCEp CtV [XETaOJf^ TOU « Cwov [XEV av lv SCxTi léyoïT:’ ôpOoTXTX, [xete'j'ei ye piviv touto 8 vûv XlYoptev « TOÜ TptTOU EiSouç, O ptETa?b tppEvSv opttpaXoü 0’ ISpuoGat XoYOç, « Sb^T)? fxÈv loyiapioo te xal voü. ptETEOTt to pxTiSÈv, aij^u5(7iç £Îç xà p<.u9£uo[j.Eva Ttov ^WMV àviqvEyXEV, oïav oi TiotviTal Xlyouo-i Tïjç Xtptai'paç xal HxùXXv) ç xal-K e pêép ou. Oùoevl yàp EÎxaoGai tmv vüv ovtmv Iv tS xo'opiM t'Tiv '(^u 5 (^t)V yi[j.S)V Eopsv IxépM xuptwTs'pij). .'Opiota [AEV yE xal fj xaxà tov ■^vioyov te xal Toùç ?iniouç eixwv, aXXà Tïjç EV T^ (20) IIoXiTEi'a XeXEypiEVviç eixo'voç axtoXEinExai, xaG’ -^v Toïç cruvGETOtç ^oioiç, èç Xip-aipa piuGsuETai, T'TjV bXriv (21) •r|[At5v lotXEVat cpviîjtv. IIapEG£(JI,71V S’ £[ATtpO(7G£V aÙTOÏÏ TTjV XÉÇIV, Iv I TaÜTa XÉyETas. S)(^£TXia((iTWa’av oùv, <7); iGoç aùroïç içi, yEXSvTEç G’ ap.a xal pMfAoXoyEUo'lAEVOt Xal Stao-ÙpOVTE; THaSv tov Xo'yov, WÇ XvjpoÙVTtdV, Et xpEÏç XlyopiEV aç (XTxÉSEtIa, xaTst ptlv tov lyxÉcpaXov TïjV âpyr^'i Eivat Ttov VEuptov TE xal TtpOatpETlXtSv XlVUlOEtOV, ETt Si Ttpbç TOUTOtÇ ahdrjailàV TCÉVTE, XaT^t ÙÈ , TO ^Ttap al'ptaxo'ç te xal cpXsêtov xal tou TpE'cpEoGat to o-îôfAa xal tou yvtopti^Eiv Tviv t’ otXEtav oùtTi'av eiç toüto, xaxJt SÈ Triv xapSi'av apTVjpitSv xal ttJç IjAcpù- Tou SEpptaa-taç, xal otpuyptffiv xal S-u(aoü.—IIX axto v S’ ovopta^Et xaç apyaç TauTap exSt] t];u)ttov, où pitaç oùtriaç SuvaptEt; [aovov. "^Outo? oùv toü xal xJtç oùtjiaç aÙTtov StaçEpoùo-aç eivat xal t'Jiv Iv toïç EipïiptEVOiç tjTrXayjtvoiç oÏxk)- (Itv, E^Éçto tS pouXoptÉvtp SuViXfAEtÇ 7) dp)(àç (21 bis) TpEtÇ ovop.d((£iv, où '|tuj(^d(;' oùSÈ, yàp out’ eIç laTpixviv out’ ei; çiXotrotpiav pXaê'/iao'[AEGa, StotxETtjGat TO ^toov uixo Tpttov âpy^MV eîttovteç , tàv T^)v (jtÈv êv lyxEtpdXtp tSpüsQai, Tïiv S’Iv xapSta, TTjv S’ Iv xiTraTi (22)' xal TOpl jaev TouTwvdXtç, 8 S’ ETTl Te'XeI TÎjç pTlOEtO; lypatjtEV tStOfAEV, OTXtOÇ £Ïpï)Tai XTEpi TE TO»; tpuTtov xal TOÜ TpiTOu TTjç tltuy^; ElSoUÇ. 11 — I rationnelle, i’énergique, ia concupiscible, que Platon, dans plusieurs 1. autres endroits, et particulièrement ici, déclare, comme nous & l’avons montré, que la faculté concupiscible est une espèce d’âme f dont la nature est la même dans les animaux et dans les plantes. F [Chez les premiers], elle habite dans le foie, ce qui revient à dire qu’elle n’habite pas dans le même lieu que l’énergique et que la rationnelle ; il serait cependant raisonnable qu'il '^en fût ainsi si ces trois facultés faisaient partie de la même substance ainsi que le prétendent ceux pour qui le cœur est [le siège de] cette substance ; admettant que l’âme est une substance unique, ils disent, à bon droit, qu’elle a trois facultés principales ; mais Pla¬ ton dit que la substance de l’âme rationnelle diffère de celle de l’âme irrationndle et concupiscible , quelle est souvent en lutte avec cette dernière et avec l’énergique ; que quelquefois aussi elle prend pour auxiliaire l’énergique contre la concupiscible qui ha¬ bite dans le foie ; par conséquent, il compare toute notre âme aux animaux mythologiques, tels que les poètes nous les ont dé¬ crits, comme la Chimère, Cerbère et Scylla, car il ne put trouver dans le monde actuel un terme de comparaison plus exact ; la comparaison de l’âme avec le cocher et les chevaux est dans le même genre , mais elle est inférieure à la première, laquelle se trouve dans [le IX® livre de] la Politique, où il est dit que toute notre ârne ressemble aux animaux composés comme la mythologie nous dépeint la Chimère. J’ai cité plus haut l’endroit où cela se trouve. Il m’importe peu que mes misérables contradicteurs, agissant comme c’est leur coutume, se rient de mes discours, les tournent en ridicule, les traînent dans la boue ! Je me soucie peu qu’ils me traitent de radoteur quand je prétends que des trois principes dont J’ai démontré l’existence, l’un a son siège dans le cerveau et préside aux nerfs, aux mouvements volontaires et de plus aux cinq sens, le second habite le foie et tient sous sa dépendance le sang, les veines, la nutrition du corps et la faculté de discerner la substance qui convient pour cette fonction , le troisième réside dans le cœur et dirige les artères, la chaleur innée, le pouls et les penchants généreux. Platon appelle ces principes des espèces d’âme et non des facultés d’une substance unique. S’il est vrai que leur substance soit différente et qu’elle réside dans les viscères que nous venons d’examiner, laissons à chacun le droit de dire que nous avons trois puissances ou principes et non pas trois âmes; car il n’importe ni à la médecine ni à la philosophie de dire que l’animal est régi par trois principes dont l’un réside dans le cerveau et l’autre dans le cœur, le troisième dans le foie. En voici assez sur ce point ; passons à ce qui se trouve vers la fin du passage , et voyons comment Platon traite des plantes et de la troisième espèce d’âme. - t2-~- Texte. : «■ III. StpacpsvTt [yap (pYjatv] aÙTW iv Iixutm irspl auTo, Tïjv pisv É^toGev- j 5 aTrtoàœpiEVM- itivrisiv, S’ oîxsia ypTitrajAEVo), twv auTOÜ ti loyl&XGÛxi ' « îcaTiSovTt (pucriv (in cod.- —ei) ou itotpœSéScüXEV Sio (xÈv,:lçl « û’oÔ)( ETEpOV i^WOU, p.o'v.l[AOV SÈ Xal H«T£ppi^W(Jl,£VOV. âl3( 'TO-Trjî t l?tO- aUTOÏÏ XIVTl'aSWÇ £IÎT£pYi(70«l.. » Commenlaire. AoxeT yocp Ivœvxi'a toutoiç Xe'yeiv icpE^riç, £v6a tpi^al ptoviptov te xal xatEppt- Çtopi.£V0VTr£7tïlY£vatStàTb'i:^î6cp’ eauTOÛ xtwiosw; l(7T£p^a6ai.. Xpv) S’ âxouoaç (leg. àxoüooci) xottà (/âv'rbvTtpbTepov Xbyov oïxEiav auTÎ)? xivïictiv, âtntEp oüv xotl eçi, X(X0’ Tiv'EX Ppaj(^uTdTOu (jTiÉpjxaToç dp)(^o'[xevov dvto ptbv to alojpTiOÈv (23} KÛTOÜ, X(XTt>J 3’ dTTOTEtVet xàç i'XxEt Sà TV)V EX Tpocfïiv, dva- CpÉpEI SÈ [i-â'xpi TWV EŒXOCTMV pXaSTTjJXaTWV , a3?7)(IW t’ EX£t (2Î-) (AEXpi tcXeiçou tovtwv twv [Aopi'wv, (xx(vr,Tov S’ EÎvai xaxà t-!iv ovo[Jl.a^o[J^£V7lv ôitô TIVWV [iETaêaTtx-^iv xi'vyiutv, vi'Ttç dfAstêo'vTWV Tob; to'tîou; xotl (X£0tçot(xÉvtüV I? oOtXvjç /topaç EÎç dXXviv y^'^'^TOtE. Karà Toturriv yotp auto [xovt|j,o'v te xeil xaTEpptiJwjxE'vov Iç-/]. AStee) piÈv liviyvicÉç [j.ot ylyovE xotTi T^v TWV aTTixwv ((XTTtxEOEVwv.?) àvTtypStcpwv ExSotrtv, Iv êTÉpot; S’sôpàv y sypafAfXEVov Stà to t^ç eç auTOÜ xevi(- (JEWç, £Vsvoir](7a Xeetteev. TO w çotxsïov, ypoti|;avTOç TOU nXaTwvo; Bik TO T^ç E^oj lauTOÜ (25), t'va ttiv ptETaêaTtXïiv xtvy)(iEV à7T0cpv(cr7) tôsv- cpUTWV pio'vYlV : Texte. « IV. XaÜTa S-}) tIc yÉvï), TcdvTOt tpuTEucravTeç ot xpEtTTouç toïç' ïiTTOsev.. t TjfMV rpOf-^jV TO tjwptot OtÙTO -^[JIWV StCOXETEUiraV, TEptOVTEÇ oloV EV XTlTOlt, « OXSTOÙÇjïv’ ÔlTTTÊp EX vdptaTOÇ ETtlOVTOÇ dpSotTO. » Commentaire. “Evsxa Toîl TpÉiiei; dans les membres inférieurs. Dans les pailies au- dessus du diaphra-me, 1 arière est rouebée assez lonâterans sur es venebres ; à ses rôl.;s se ircmve une petite veine qu" nourrit ‘ dernières cotes appelées fousses ( V. cave inferieure?). Quanta la partie su- perieure de 1 epme lotmée par tes (paatre premières vertèbres il cou, jusqu’à ri tete, elle n a pa.s o ariere ni oe veme qui reposent sur elle ; mis comme je le d.sa.s. il n’(;st pas étonnant qîte Platon iqnorê 1 anatomie, de meme qu Homère tpii dit ; ” , .iem'jü,nl,'>a“'S!““"' '™s ‘I'». 1»"- Texte. yil. - . Fnsuite, vers la tète, ils divisèrent ces deux veines en . e.' .M,!'. 'i Ci. Oiri-erenî celles d’un coté vers relies de , 'mil, ’ croiser, inclinant celles de la iirn .o" et colles de la ijauelie vers la dioiti , a!:n ipi el.es sm-'tissent, avec la ticau, à lier la tète au «reste ou rurps, pmsip.'eüe n’etait point enveloppée de nerfs « qui en lissent le tour par-dessus .son sommet, et aussi, afin que • les impressions ( es sens süué.s dans rcs partms opomsiics lus- * SüDl U îiiiSiijiscs dîKts lo corps ; » * Commentaire. Qoelques-uos ont cru que les vaisseaux du côté droit allaient m i m t (fisséïné ceux ® cxaçleim^nt, admettent que leurs extrémités se n uiosseni ici comme dams les autres pani( s du corps ; Platon jva.ice qu(> umr umon sert do ben à la K'ile , ne eonnaissant nas puis us pins l.iil.u's lcrm(.>s par le péricràne et pur la nimu 1;- quellres, plu,-paisse (pie dans tout te reste du corps^à e m re ronctir ne subslarire eiianmc semLie la r(n-(Hir\nlériéiH meiii et enmronnrr eîroitement le crâne; il dit aussi, ou i] n’v a Œ'connaissait pas les neVl's volo,.Lii.es ( t qiu', dans cet endi oit, il ii v a pas de ncifs ii«>a- menteux ; il i.;jnoraii aussi que cet rntreiaceimmt des veiii(>s iie'^v' (im]' i,_,v.iü"j (1, s lis, car n ne sait meme pas que la sensation est pro(mtr (jans li lete par les nerfs, is'ooranre'parlaqéo aussi nar q»e! Commentaire. "YSpxywyicci wvdp.a(r£ Sik twv çXeSSv cpopàï xoù at'piaToç, im tt}; *pOEipy)[Aévr|i; sïxo'voî ettI tov ojtxm -rV jAETaœopàv t7)ç -Kpoortyopiaç •Koir^ai- pævoç- yivesdca SI (pvitrt, toïï ■xvsupi.aToç dp(,ot -r^ Sepptauia Sià TTjç xoàixç iliovxoç, £Î6’ éauTtp (jyvavatpIpovTOi; xà xaxadpaoaÙsvxa x^ç xpocp^ç [xopia. To [xèv xetpdXatov xoü Xdyou mvxoï^ca; 6’ Sfxa xx'i cacpSiç eipr.xaî uo:, xk o’ ècps- iî); £ip7][ji.lva Suffvdïixd xs xal Suapvixd içt, xa'i Stà xoüxo xa9’ Ixdçïiv Xlçiv a&xSv xrotYiüdpi.evoç, Caxspov dôpoiaw Tipoç piiav otTiavxa )i£)(67)a'ou.£voi(;'Kpous/étrOto "côv voüv. i XI. AraX-S xktJc T'})v EicroSo' £V auTW TOptsy^ofxEVov ojj.otov piÈv tS piEyœXw, pitxpov SÈ, oîov Ixeîto xuc ouEp iç\ Tiklyit-oi Stà a^roivm elomsp to oXov-ex ttJî tgü- p.EYdXou xu pdcîEWç dvaT£ivo[j.£vov, xoiv-))v [x;iv E/ov T'ov psto-iv aÙTtp, to Sk çopov oox ■ dç hov sj^Qç dvrixov,-V(â nepiiy^ovrt xvpzia, dXXd xœTWTSpM TcoXti iraudp.ivov • auTOÜ. Et âv] woi V£vd'/)Tat to StîXoov lyxupTtov toïïto, 7)07] pS'Stov vûYÎSât xotl TO StTtXoïïv QTcoîovydp içt tooto p SiTiYT)aæf!,-/iV, ToioÜTô-xa't dXXô TOpt£yop,e' VOV Iv TÔS [XEyoîXw XUpTW,'XpOOUTtdOoO' xdltEtSàv XOtl TOÜTO WllffflÇ , ETt’oi» . TtJ) (4(?) voTjoôv œvaTETVo'piEvov œtp’ . IxotTE'ppu Twv ■ iyxupTl'&iV ■TrXiyp.a ït irpopi.'ifixeç axpt-TOÏÏ ço.p!.tou toü (xsydXou xupTOu, wç EayfeGœi oîyaT^v eIçtoV jxsyav xupTov ei'tjoSov roTç îjf_0ij Commentaire. Platon a fait fourchue une de ces nasses. On appelle ordinaire¬ ment foiirchu un bois qui a deux pointes {une fourche). Mais Pla¬ ton a transporté cette dénomination à l’ouverture d’une des petites nasses, afin que nous nous la figurions fourchue dans celte partie. 11 a rendu son explication générale obscure en ajoutant cette phrasé sans nécessité dans cette partie de son texte. L’explication serait plus claire, si nous admettions qu’il a fait ouvrir les pe¬ tites nasses à la partie supérieure de la grande, de même que p.ir sa description, on voit que celte grande contient les petites. En effet, il veut que l’extérieur de la grande nasse soit pour nous la représentation de la peau qui enveloppe tout le corps ; que les deux petites nasses vides, contenues dans la plus grande, répon¬ dent aux cavités intérieures, je veux,dire à celles du ventre et de la poitrine. Il y a deux tuyaux qui s’élèvent de ces cavités vers celle - 22 - xoirà TO :tœpov âvExa oracpïiVEi'aç tou Xeyojji-svou [ayiSoXcsç èv tS OTOfiaTi (5t) Ttsptsxop-svïiv T-Jiv Y)iSTTav lo-ovTai Y^tp outo); ot ek ttjv svtàç EÙpu)fiop{t(y TOÎÎ ço(xaTo; -SfxovTE; aùlol oTopia/^o; [aev sy. tï); xoiXi'aç, dpTïipk S’ '?[ '' Tpa)(^EÏa xa)iOu[A£vri, StVjjcouo'a Ttpo; tov TiVEuiAOva, xEtp-Evov âv xoiXoT^ixt ; xax’ loov xS IxEptj) Xü5v ÈYxupxiwv xaxJt (aÈv oûv xoüxo xb ço|Atov àva- Ttvo')) YivExai, Eiutbvxo; xe xa\ l^tbvxo; xoïï irvEup-axo;, xaxà Se Sàxspov ij xSv ÈxOtoiAE'vcijv xal TttvoiAEvwv Et; xr,v •;a<7-:iox tpopà. Tb filv oûv hXeT- (ixov IxaxÉpou xtüv EÎp7i[AÉvtov &XôSv o3xü>; Et; xb (i(jü[Aa (52) Stà xoti çoptaxo; Ip/Exat, oklyo-^ Si xi pouXExat xotô’ ixàxEpov xwv oxoïxi'ow truvEtaÉpYExGax xtpbç [aev xyiv Ya'J'rÉpot xoü irvsupiotxoç, eI; 8è xriv rpa^^m ; àpxripi'av xal xbv TrvEuiAova xoü itôfAaxoç (53)' irixpevôst; oùv, &ç %’Ti', xb EXEpov xwv lYxupxtwv Etvat Stxpouv, àoacpstav EipYctxaxo xSi Xo^ç. fAExà zou xa'i auziloylau iTZiSiytis^ar xï)V y^P z^ayeictz faoixvi'ti'i ava^voviv Stxpouv eçv) UTtdtpYStv, eItce Sk xoüxo Stot xb zkjV [aÈv àvotitvoïiv vîpAtv Ywsa-ôat Sta xe xîiç ptvb; xa'i xoü oxbptaxoç, xV S’ eSmSïiv xet't ■Ko'cîtv StJt [Ao'vôu xoü ço[Aaxoç- Ev0a tpvipit xa't dvxtXoYtav ■xoti^oaoÔat (leg. TTotvîxEaÔat) xob; (ptXEYxX-yifAovotç- où y^P S'axÉpou xwv lYxupxt'wv Etvat cpTiTOuiTt x& Suo xlpttxa (54), xo xs oïd xvji; ptvb; xa't xb Stà xoü ço'ptaxoç (55), ETtEtSv) xb ço'fAa xal S'axÉpou (56) xoü xaxà xyiv xoi- Xt'av xotvbv Içt XE'paç. ’Ettei S’ oùv yiSy) VEvbYjxat., x£ ^ouXexat xb — « YtavxYi xupxw YtpoŒEOtxÉvat xJt Iv ■^pt'tv , » —xal xtva xoïç EYXupxiotç , Ènl xb; EpsiYÎç auxoü XÉ^Ët; Uvat xatpo';. Texte. XIII. « Kal OTO xSW EYXUpxttOV S'I] StËXEtVaXO, oiov cj^otvouç xuxX» « Stb Ttavxbç ixpbç xb êoyoLzci xoü itXÉYptaxoç. » Commentaire. Touxou xb dvctXoYov oùxsxt xaxb xobç xwv dXtlwv Içt xupxou;- ditb xtüv èfxu^'iK» Y“P itpb; xb xoü Tt£ptÉj(^ovxo; xuxXou (57) uXÉYpta opivo; OuSEfAta Stl^XEt , XEVOÜ xoü [AEXa^Ù Ttavxbç OVXOÇ- Iv ■^(AÏV SÈ StVlXOUOtV EX XE xY)ç xotXt'aç xal xoü TtvEuptovoç EÎç otTcav xb trwpta (AÉj^pt xwv èèyizm auxoü TTEpdxwv Exxbç dpxYipiat xal tpXsêEç, d; slxcti^Et ajoiuou; ditb xJov EYXUpXt'wV ETtl xbv xupxov IxxEtvofAEvatç (58). Texte. XIV. * Tb [AEV oùv EvSoV Ix Ttupbç (JUVEtJXTlCraXO xoü TtXoxdvou (59) « âTtavxa, xb S’ SYXupxia xal xb xuxoç (Cf. notes 64 et 75) dEpoetbvj. > delà bouche; figurez-vous maintenant pour plus de clarté qu’il n’y ait pas de langue dans la bouche : il y aura de cette manière deux conduits qui se rendent dans la cavité de la bouche, l’œsophage qui vient de l’estomac, la trachée-artère qui se rend au poumon, lequel est situé dans la cavité qui répond à l’une des petites nasses ; c’est par conséquent'à travers celte dernière ouverture que se fait la respiration, par l’entrée et la sortie de fair ; les aliments et les boissons passent à travers la seconde pour pénétrer dans le corps. Mais Platon prétend qu’une petite partie de l’air se rend dans l’estomac à travers rœsophage et qu’une partie de la boisson descend au poumon par la trachée. —. Ajoutant, ainsi que je viens de le dire, le mot fourchue, il a rendu son exposition obscure, et il fournit en même temps matière à controverse; en effet, il dit que l’air entre dans la trachée à travers une double ouverture, puistjue la respiration se fait aussi bien par le nez que par la bouche, tandis que l’iniroduclion des aliments et des bois¬ sons se fait uniquement par la bouche. Ceux qui aiment la con¬ troverse élèveront une discussion, car ils soutiendront que les deux ouveriurcs des petites nasses, celle du nez et celle de la bouche n’appartiennent pas uniquement à rime de ces nasses, car la bouclie est une ouverture qui mène au canal de l’estomac et à celui qui se rend au poumon. Puisque nous avons compris maintenant ce que signifie l’ex¬ pression que — « nos parties intérieures sont en tout semblables à une nasse s — et que nous savons ce qui correspond aux petites nasses, il est temps de passer à ce qui suit : Texte. XIII. — « Il tendit partout comme des joncs, depuis les petites « nasses jusqu’à la circonférence extrême du tissu intérieur. > Commentaire. L’équivalent de ces joncs ne se trouve pas dans les nasses des pêcheurs; car il ne s’éiend pas des joncs des parois des petites nasses à ceux de la grande, mais tout l’espace intermédiaire est vide. Dans notre corps, au contraire, des veines et des artères s’étendent de f estomac et du poumon vers tout le corps jusqu’à ses dernières extrémités, et ce sont ces vaisseaux que Platon com¬ pare à desjoncs qui se rendent des petites nasses à la grande. Texte. XIV. — « Il composa de feu tout le tissu intérieur du panier, il lit aériennes les petites nasses cl l’enveloppe extérieure de la grande. » — M - Commentaire, ïpü TiXoJtavou Xlysi vïïv ô'Xou tou tS) xupTco 'Kafm'Ar]){[). Texte. « XVI. To fASV T( 0 V SyXUpTlWV stç T() (TTo'[/.a [ASÔÎjxE , SraXoü « S’ OVTOÇ aÙToü, xatà fièv t^ç àpTVjpi'aç siç tiJv 7tvsu|xova xaô^xs r —.25 — Commentaire. Platon appelle panier tout ce qui répond à la grande nasse dans laquelle les petites sont contenues; il prétend que la capa¬ cité de ces petites nasses est constituée par de l’air plutôt que par du feu : voilà pourquoi il ajoute, après avoir parlé ilu panier tout entier : — « Les petites nasses et l’enveloppe extérieure de la qrande sont constituées pur de l’air. <>■—^11 est clair qu’il en est ainsi pour les petites nasses, car l’espace vide dans la poitrine ne contient rien que de l’air, ; mais on ne sait pas bien quel est ce xuToç qu’il appelle aérien; Platon semble vouloir par ce mot désigner comme un l’objet dont il parle; ceci paraît en contra¬ diction avec ce qui précède, car la totalité de la grande masse est constituée par les petites nasses, et par tout l’espace inter¬ médiaire compris entre ces petites nasses et la grande, espace dans lequel il veut que nous nous figurions les Joncs, lesquels sont, suivant moi, les artères et les veines; il ne nous resterait par conséquent qu’à admettre que xutoç signifie le tissu extérieur de la grande nasse, car ces parois constituent la substance de cette nasse. De même que le feu prédomine dans l’espace, com¬ pris entre la grande et les petites nasses, de môme il faut ad¬ mettre que l’air prédomine dans l’enveloppe extérieure [de la grande nasse], ce qui correspond chez nous à la peau laquelle est froide comme les corps environnants. La peau est en contact avec l’air; et, si je ne me trompe, Platon veut dire que l’air extérieur qui touche au panier constitue lui-même une^ partie de l’enveloppe extérieure ; c’est surtout à cela que tient l’obscu¬ rité de son explication. Si nous supposons cela, tout est parfai¬ tement d’accord dans ce qui suit, et que nous allons commenter. Texte. XV. — « Prenant cela, il en enveloppa de la manière suivante < l’animal qu’il avait formé : » Commentaire. Le panier qu’il vient de décrire n’existe pas par lui-même, mais se le figurant comme s’il existait par lui-même, il faut l’appliquer à l’animal de la manière suivante : Texte. XVI. « 11 introduisit l’ensemble des petites nasses par la t bouche ; comme il y en avait deux, il fit descendre l’une par les 1 - 2S - - f TEpov, TO â’ ek tV xotXtav Tcapà -fiç dpTTipi'otç, to S’ ^Tspo, * ài^arepov xcttèi 'roùç Ô)j^£toÎ)ç ptvàç àcp^xs xoivôv, * W(j6’ é'T£ xocrat TC) «TTopta lot S-otTEpov, Ix TOUTOU iravTC! xal « tJc (68) âxsi'vou fEu'p.aTa àvoc7tXT]poû Commenlaïre. Oi TOÜTO' CpriOîV à'tt TO p.âv feEpoV t55v lyXUpTl'coV slç Tb ®To'|JMe xaO^XEV EÏpyjxs y5cp âv Icps^^ç, — « ih â’ l'Tepov eJç to'Se ti toü (joVoi- TOÇ, > — aXV lui TOV TrXo'xotvov àvacpÉpwv eTtov, àç eîvat tov oXov Xdyov aUTOÜ TOtOÜTOV, àç gl-TTOV TcXoXOCVWV TpcSv, Ivoç [/.Èv TOÎi [/.EyccXoU xûp- TOU, SuoTv Sè TOW. oTov lyxupTi'oiv, Tb [xàv Tûv lyxupTi'wv TtXbxwov Etç cTTop-a te- p.E9îix£- SraXoü â’ o'vto; «ôtoü, xwtJc pcÈv tJcç àpTïipi'oiç [e’iç 7:vsbp.ova] (69) xaÔ^xe tÔ â'TEpov aiTKv, Tb 8â Xoctov Iv ei; tV xoiXi'av Ttctpi Ta; àpTvipi'a;- Suoïv S’ SvTtov (70) twv lyxupu'w, CÎ);^ S?p-/iTat, ^Tb iTEpov ô'top (71) e xal Trpo'Tspov EÎvat Sfxpouv,’ "TO p-spo; ixaTspov bijca xaTà Tob; oj&xohç t^; pivbç àpîjxs xoivov. » ■ Aïk Tl TOi'vuv xotvbv œÙTO EÎTTEV, auTo; EÇE??}; Sï]XlOffEt, Xsyiov— c ‘'ûoô ô'te (72) jxr) naràc rb cTTo'pia loi 5i3iTÊpov, ex tou¬ tou TiavTa xai t& (73) exeivou pEupiaTa àvairXvipoüiTSai- > to yàp ,T^; dvc!TrvG% lyxupTiov St'xpouv yEvbpiEvov ôSob; toü OTeûp,(XTs; Süo, p,(av pilv xaTà Tb OToVa , t^,v $’ à'XXr.v Sii'Tri; ^ivb;, 'tIti;, Stm ^ TOÜ f£Üp,aTo; ehoSoç ^ xocrk rb oTo'pia (74) TOTcaupcevï) ru; xal T^jv IxeIvou oÙŒi'av IxTrXïjpoï. TaÜTa sraàv ô OXoctuv ropi Tuv EyxupTicüv, eipE^îj; Ecpnj* xaXgï S’ aùràç dixb t^; ExtxpaTôuTïi; oùcri'a; otupb; àxTÏvaç. Texte. « XVII. Kal -rtSv (76) Sr) TOÜTO totÈ piâv e-Î; t^i iyxüprta îup^sïv * jxaXocxS; «TE àÉpa oVa è'Koirtce, tût^ S’ dva^^EÎv piv Tà lyxüptia, « TO ÛE otXE'ypa, w; ovtoç toü criopaTo; pavoü, SuEcrSai eictm âi’aù- . TOÜ xal tcAiv 6^10, t3cç S’ EVTb; TOÜ wpbç dxTÎva; SiaSESey- € pE'va; àxoXouOEÎv, Icp’ IxoÎTEpa Io'vtoç toü à%o;, xal toüto, l'oxîXEp « av Tb >7iTbv iuVEOTOix-i^ ((wov, SiaTcaÜEoôat yiyvbpEvov. Toutm * SI Slj tS ylvEi Tbv Tà; lutovup{«; .^e'^evov dvaorvoV xal IxorvoV » Xlyopsv SEOÔai ToÜvopa. Hav 81 8^) to t’ Ipyov xal tb Tudîôo; * T0Ü9’ vi,«.«v T

passer chacune des branches du tronc commun à travers les « narines, de sorte que si l’un des flux ne se fait pas par la bou- c che, tout ce qui s’écoule habituellement par celte partie s’écoule I alors par celte voie. Quant au tissu extérieur de la nasse, il I l’étendit autour de toute la partie creuse de notre corps. » Commentaire. Platon ne dit pas que le Dieu introduit l’une des petites nasses par la bouche, car en effet dans ce cas il eût. ajouté ; t L’autre dans telle ou telle partie du corps ; a mais il parle de l’ensemble des paniers (des petites nasses', de sorte que le sens de tout son texte est le suivant ainsi que je l’ai dit ; comme il y a trois paniers, l’un est la grande nasse, les deux autres sent ies petites; le dieu introduisit le tissu des peiiies nasses par la bouche, mais comme ce tissu était double, il fit descendre l’une d’elles par la trachée, et l’autre, dans le yeiure, le long de la bronche; les petites nasses étant, ainsi qu’il vient d’être dit, au nombre de deux, divisant l’une d’elle, dont il a déjà dit qu’elle est fourchue, il fit passer à travers les conduits du nez les branches du tronc commun. Pourquoi se sert-il du mot Il le mon¬ trera lui-même dans la suite, par les mots : « Desorteque si l'un des flux ne se fait pas par la bouche, tout ce qui s’écoule habituellement par cette partie s’écoule alors par celte voie ; « car la petite nasse de la respiration étant fourchue a deux conduits pour l’air, l’un parla bouche, l’autre par le nez; ce dernier, si l’entrée de l’air parla bouche est interrompue d'une façon ou d’une autre, le sup¬ plée. Après avoir dit cela, Platon parle des petites nasses, il les appelle rayons de feu d’après la matière qui y prédomine. Texte. XVII. « Par la volonté du Dieu, tantôt toute cette enveloppe < extérieure [aérienne de la grande nasse] coule doucement vers I les petites nasseS car elles sont aériennes; tantôt ces petites c nasses elles-mêmes coulent au dehors; par suite de la parosité « du Corps ce tissu [extérieur] peut entrer et ressortir alternative- « ment; les rayons entrelacés du feu intérieur suivent à leur tour « les mouvements de l’air dans un sens comme dans l’autre, « et cet effet, tant que l’animal mortel n’est pas dissous, couti- • nue toujours de se produire. C’est donc à cela, disons-nous, » que celui qui appliqua les noms aux choses donna les nops f d’inspiration et d’expiration, et c’est par cette fonction active € et passive que le corps arrosé et ventilé peut se nourrir et — 28 — « IvTÔç ?uvï)p,,usvov êTtriTai, Staiiopouf^svov S’ àsl îtJi t^ç xoiXicfç ‘ î'«-^ <:, /i. « ètatpouv, ^Stà tSv I^oSojv ^ftgp iropeuETat Smjov, oTov ex xp^/jv/iç » Itt’ d^exoliç ItcI ri; çXe'gaç àvxXoüv adrà, ^stv âdTOp «Mvotç Sià * TOÜ « jj.svov l^eXauvei xb TrXvidtov ot£i, , xa'i xaxà xauxïjv (79) xïiv àvâyxiiv t Txav ■jrepteXauvbpi.EVov, £t; xïjv ISpav otev l^îjXÔE xb nv£Îip.ot eÏœiciv < IxeidE xocl dvoCTtXTlpOÛ’v OtÙXTlV , ^UVSTXEXOtt (80) X^ 7CV£U(A0(Xl , xal t xoCxo âjAa Tcxv, oiov xpôjf_Q.tj TTEpiayopLEvou, yiyvsxat Sià xb xevbv » jXïiSsv eîvaf Sib Sv) xb (8() xSv dXTjôîiv xa'i xoü 7CV6U(X0V0; É^(i) * pisSièv xb nvEÎifxoc TtàXtv ,(82 ) uirb - xoîi TOpi xb aSixot àlpoç eidw « Slot ptavwv (83) xSv dapxiov Suopiévou xa'i 7:£ptE7otuvo[i£Vou yfvExai .€■ oxXîipEç, abOiç S’ (84) àitoxpETcbjjiE'Jo; ô aTjp , xotl SiJt xoü cwptaxoç t îàv, EÏdO) x))v àvaTtvoV 'TtEptwSEt xaxà xtjv toü i;o'(i,axoç (85) t xa) Xïjv xwv jjtuxxvipiüv SioSov. » Commentaire^ OuSÈ xaxJt xabxTiv x^v p^'atv sÏtcev -^Sï) xtiv xtpuxïiv ahiotv ï^ç ttvaTxvoyjç- [aXX’] àp.£XE-t dup,7cXïi,pw(ja; aùxV, ap/_Exat x^ç fAEx’ aux))» (5 )Se- « xV 3’ oeixt'oev x^ç *p 5 f_?iç ,ayxSv Sexe'ov x'ovSe (§ XIS)». Tt oSv Içt* 8 vîiv xcixJt XTjV xtpoxstiAÉvTiv eTwe XO xaxà triv TtEpiMdtv ovopiaÇo* fAEVTlv Soypta (86), xa6’ tiv pouÀsxoti ytVEdOat xi5v x’ àvaTivoiiv xal xV Siot-xvoiiv ; xa}voti[ASV yàp oSxio; -^[aeÏç xb (87) [aÈv avauvo^iv, Ô 5 Eiprixat, xo duyx£tp,EVov Ix xîjç EÎdTtvoŸjç xs xa't xîjç extxvoîîç , oxav Sii •toü çopAOixoç ajAcpco y-t'v£xott xaüxot, x^ (xb?) SI Sia’Ttvo'Jjv, ôxot* xa6’ sXov xb dwp.a- àpi.cpbxEpot SI xaüxa f ouXexoii (88) xaxà x)]V to* pt'todtv y(yvEdSat, xpo'ttp xSSe- Sxav pilv Stà xoü çoVaxoç Ixtive'iû- fAEV, dup.êatvEiv xbv Ix x5v xupxt'tov œÉpa ipEpojAEVov i'Ito tEpuwflEÏv tbv ^wÔEV às'pa Sià xoü Slpptaxo; [ao'vou , xbv SI q)spEd0at tpbç xb §«005 xoü doSpiaxo; àvatX';Opoüvxa x^ y xoü xaxà xV lîotvo'îiv (89) àe'poç Ixxbç çspofAs'vou* ô'xav S’ aS xràXiv Itl xV Sià xoü SÉpptaxoç Ixxbç çopàv ôpjAiidy) xoxE (xe?) •?, S-eppAadia ,xat xb tvsüpta, 7r£pi(,)9ou|AEVov .au0tç xbv Ei(,j0EV (xE'pa tpÉpEd0ai Stà xoü çbptaxoç IdM xoü dtüfAaxoç, ••oixEp, (Sjç %yiv, ÉtdTtvoii XE xupitbxEpov ôtb xSv îaxpSiv, oùx àvatvoli xaXEÏxaf. yt'v£d9at SI ç7)div ô HXàxtov xljv oiEpi'todtv xauxx,v’ Stà Xïiv avayxi^v xoü xsvoü, xouxsdxt xoÜ jAyiSe[At'av xwpav yEvld0«t x6Vv(v (90), — m Teocie. XVIII. « Mais examinons de nouveau la respiration et voyons I par quelles causes elle s’est établie telle qu’elle est aujourd’hui. I Les voici. Comme il n’y a aucun vide dans lequel puisse entrer I un corps mis en mouvement, et que le souffle est émis hors de c nous, d’après cela, il est évident pour tout le monde qu’il I n'entre pas dans le vide, mais qu’il pousse et déplace l’air voi- < sin. Cet air poussé chasse d’autre air; et toujours ainsi de ( proche en proche, et. d’après cet effet nécessaire , tout l’air, I poussé circulairement vers la place d’oii le souffle est [primi- I tivement] sorti, s’y introduit et la remplit en suivant toujours ( le souffle qui sort : tout ce mouvement, semblable à celui ( d’une roue que l’on tourne, a lieu parce que rien n’est vide. . C’est pourquoi la cavité de la poitrine et du poumon chassant < le souffle au dehors est remplie à son tour par l’air qui en- I tome le corps et qui, poussé circulairement, pénètre à tra- < vers le tissu peu serré des chairs : ensuite cet air, retournant • sur ses pas et ressortant à travers le corps, force la respira- ( tion à rentrer par l’ouverture de la bouche et des narines. » Commentaire. Dans ce texte, Platon n’explique pas encore la cause pre¬ mière de la respiration; mais, après l'avoir sommairement indi¬ quée, il commence à parler de la cause secondaire par les mots : , Il faut regarder comme cause du commencement de ces mouve¬ ments la suivante. » § XIX. Quel est donc le phénomène que, dans le texte acuiel, il appelle la théorie de la propulsion circulaire, par laquelle il veut que se fasse la respiration et la perspiration ? car nous appelons respiration, comme nous venons de le dire, ce qui est composé de l’inspiration et de l’expiration, quand ces mou¬ vements SC font par la boiiclie : nous nous servons du mot perspi¬ ration qnnud cesmouvcmenis s’opèrent par toutle corps. Ces deux mouvemems s’effectuonl, soutient Platon, par la propulsion circu¬ laire de la manière suivante : lorsque nous expirons par la bouche, l’air qui se porte à l’extérieur, en sortant des petites nasses, communique à l’air exlérirtir une propulsion à travers la peau; cet air se porte ensuite vers la profondeur du corps pour remplir l’esparc que laisse l’air rejeté par l’expiration. Lorsque la cha¬ leur (lie pneunia se mettent de nouveau en mouvement pour s’échapper au dehors par la p(mii, l’air extérieur recevant à son tour une propulsion se porte vers 1 intérieur à travers la bouche, c’est ce que les médecins appellent proprement inspiration et Bon respiration. Platon dit que cette propulsion se fait par la nécessité du vide, c’est-à-dire par la nécessité qu’il n’exisle 32 - Stai Sià Toüfo [tou] x£vou(asvou to a-uv£)f_èç ETrerat t))v ’/oipav aètoS TlXl^’poÏÏV ^(tiXtIpScOV ^), OTTEp E p a CT t ^ T p a T Q Ç OVOJiOii^etV eimOs T ^)V Texte. ' E XIX. TV S’ aÎTiotv Tïjç àp)^7Î; aÙTtüv SetÉov t^Se- lïâv ^moV . a&TOÜ p2) Tàvràç (93) TOp\ Ta aTj«,a (94) xal tV tp^Égaç Scppo'* « TotTot iy&i, oiov Iv iotuTW Tüï)yV Tiva evourav xupo'-," § (95) t xai 'xpocTEtxaV!-*'®'^ 'Etp tou xupTou Ttkly^axi xxxà [aeoov Sixtstx- « [XÉVOV EX Ttup.oç 7i:ETc%ôai râv (96), tJc S’ illx 8m I^wOev « àe'poç- TO S£ppi.ov S-}] xxTà œuirtv eIç tV iauToti (97)- '/«pav « Tcpoç TO myyevk ôpioXQyïiTEOv ’tlvaf Suoïv SÈ toïv SieEoSoiv ' (98) « ÙUCOttV , tV [AEV XGtTi TO oSuoC 1^(0 , TÎiç S’ aô (99) xaxà to OTOpilX « xa'iTàç pïvaç (100), Stov (lOî) [xàv Ito Sfepa (!02) Spio.^^, Soi- « TEpa HEpiCüSEÏ, TO SÈ TCEpiWoeÈv e’iç TO TCÜp £[J.TrrâTOV (103) ^Epp-aî- « VETKi, TO S Ê|[ov ]>uj(^ETar [xeTaêaXXou(j-/iç SÈ ttÎi; 3ep|aot-/itoç , -xocl « TMV XXTa T'V ÉTÉpaV È'looov âEpjXOTEpojV flVOlxivm , iraXlV ÈXEÎVO . pVov aS Tà (104) Ssp,VTEpov [xSXXov Tcpà; tV ÉauTOÜ (105) « (puatv tpSpOfXEVOV TOpiwOEt TO XOtTÈc .^dCTEpOt, TO SÈ tÈ( aUTOt (106) « Tcxaxov xxl TÈC aÔTÈi (107) dvTaTirqSioov âsl xûxXov (108) oStwç € CTa^EuoptEvov £v 9 a xai Ivôa aTCEipYxcjpiÉvov ôtt’ œu.>XYi (cûd. I^IXxmv} TW trTO(xaTt Tov depot, i>nit(:iiluire üe Gulicn sur le Ti- ruée. Celle mejilioi! in’esl l'üiiniie (lar iin sclî.oüasle de Ciiüiü itii-même, ftdioliasic düiil personne ri’a parlé jnstpi'à fat-M-tit ; son travail n’est pas sans intérêt ; je l’ai co]5‘:{'‘, et je coîiipie ie paliiier bienlôl. Voici celle eitaiion qui esl faite à propos (ie !,i définition des éléments : cpYiol yap^ b FaXvjvoç Iv x^ot; Iv Tipai» TOV dv-ôptdTtOV. On voit par là que ie Commenlàire de Galien s’csl eoas-ervi'; assez loiigteinj s dans son inlégrilc'. iXe désesptirons donc pas de le trouver nn joar tont entmr. rie de la propulsion circulaire à celle de \’attraction, ne s’écarlant guère qu’en cela des opinons d’Hippocrale. Que la respiration soit un acte ou une a/'/ecïiow, elle ne se fait pas par l’impulsion circulaire; Erasistrate l’a démontré, réfutant l’opinion d’Hestiée. j’ai établi dans le premier livre de mon traité sur les Facultés naturelles, que l’attraction est la principale des facultés, et je le prouverai sans qu’il soit besoin de beaucoup de paroles. Si on met dans l’eau un tuyau ou un jonc percé dans toute sa longueur, et qu’on aspire l’air parla bouche, l’eau sera attirée sans qu’au¬ cune autre cause précède la force attractive ; ainsi toutes les fois que nous le voulons, en appliquant les lèvres autour d’un chalumeau, nous pouvons attirer dans notre bouche ce qu’il con¬ tient. Si ce n’est pas nous qui accomplissons ce phénomène, il n’aura pas non plus son principe de mouvement en nous. Ainsi le cœur, quoique arraché du corps, continue longtemps ses mouvements de contraction et de dilatation. De même que le cœur, dans la contraction, rejette ce qu’il contient, ainsi, par sa dilatation, il attire en vertu de la loi du remplacement au fur et à mesure du vide, ce qui doit remplir l’espace vide qui est en lui.. NOTES. (*] Pour le texte de Platon j’ai adopté ordinairement la traduction de M. Martin; mais j’ai dû la mettre, sur plusieurs points , en conformité avec le nouveau sens que j’ai donné à ces paragraphes, (1) Ce texte ne se trouvait pas primitivement dans le manuscrit ; une autre main l’a ajouté. (2) Ajouté par une autre main. (3) Ajouté par l’autre main. (41 Cet ouvrage était composé de six livres (Cf. Gai. nepî tîôv iSiay gidîuv, cap. I, p. 14, l. XIX), De quelle utilité ne serait pas aujourd hui ce livre dont jusqu’à présent on n’a retrouvé aucune trace ! L’ou¬ vrage auquel Galien fait particulièrement allusion est de Demonstrat. anat., II, 11, t. 11, p. 334, sq ; dans ce traité, il renvoie également au 3® livre de l’Anatomie d’Hippocrate ; dans de üsupart., I,'8, i. 111, p. 16, Galien accuse Platon et Aristote d’avoir traité des ongles avec négli¬ gence. (5) In cod. t5v, (6) Sic in marg.; aura in textu.—Pour le texte de Platon, j’ai particu¬ lièrement suivi l’édition d’Orelli. (7) En interligne : (fjTsuOÉvTa glossema, (8) Ces deux mots se trouvent à la marge. (9) Primitivement (fuuei, corrigé par la main qui a écrit le ms. (10) On peut supposer que Platon prenait jAspo; et péio; dans le même sens qu’Aristote {Hist. Anim., I, 1, initie), qui appelle p.éx-n les grands membres, et pipn ou (Aopia,les parties de ces mernibres; ainsi, le visage est un p-éioç et le nez est p.Époç de ce péxoç. --Mépoç et p’piov sont synonymes, bien qu’à la rigueur, le second soit un di¬ minutif du premier. Toutefois, Aristote ne reste pas parfaitement, d’accord avec lui même; car, dans le traité des Parties des animaux (1, 5, in fine), on lit : J'appelle p.optcv (partie) le nez, l'œil, le visage, dans son ensemble; chacune de ces parties s’appelle aussi — Au commencement de son traité de üsu part. (t. III, p. 1), Galien dit : On appelle un ce qui a une délimitation propre, ce qui est dis¬ tinct de toute autre chose, par exemple, un animo/,-chaque partie de cet animal, comme le nez, le cerveau, etc., est aussi wne ; mais non pas absolument comme est l’animal lui-même, attendu que le nez, ou le cerveau ont bien une certaine délimitation propre , mais tiennent par un côté au reste du corps; on les appelle donc proprement parties ((Aopia). Nous voyons ailleurs {de Melh. med., I, 5, t. X, p. 43) que, pour Galien, comme pour Aristote, wipoç et p-opiov sont synonymes. Pour Aristote, les grands membres seulement (du moins d’après le pre¬ mier passage que j’ai rapporté) reçoivent le nom de pour Galien, d’après son commentaire, plu s’applique, au contraire, proprement à toutes les parties des animaux, qui sont toutes des mem¬ bres. Je n’ai pas besoin d’ajouter que ce mot membre doit être pris dans sa signilication la pins étendue, c’est-à-dire désignant tout organe ayant une circonscription déterminée, et non pas comme nous l’enten¬ dons de nos jours. Ainsi, on a appelé longtemps la langue, le nez, l’es¬ tomac, etc., un membre; de même la main est un membre, mais le doigt est aussi un membre, du moins pour Galien, car, pour Aristote, la main seule serait un membre (pXoç) et le doigt une partie (ppoç). (11) En d’autres termes, c’est surtout l’eau et la terre qui sont la base de la substance matérielle, tandis que l’air et le feu déterminent plus particulièrement les mouvements formateurs et réparateurs. — Kaî qui suit a été ajouté par l’autre main. (12) La terre et l’eau étant nécessairement agitées par l’air et le feu, il faut bien qu’il en résulte des résidus analogues à la cendre, à la fu¬ mée ou à la vapeur. — Plus bas, aû™v a été changé à tort en aû- toB par l'autre main. (13) Part, anim., lll , 4, medio; —Gen. anim , II, 3, inilio; —de Juv. et Senect., 1. , (14) Ce mot est ajouté par une autre main. (15) Gadaldinus, dans l’éd. originale, a ostensum est in Commentariis de facultatibus naturàlibus; mais dans la 7® édit, des Junte on a substi¬ tué avec raison de Substantia facultatum nat., ce qui renvoie à un livre tout différent du premier, et où l’on trouve précisément un passage qui se rapporte exactement à celui qui nous occupe. (P. 764 et 765, éd. de Kuehn, t. IV.) (16) Gadaldinus traduit ce mot par cum, ce qui vient sans doute de ce qu’il n’a pas bien compris le sens du membre de phrase précédent, car il rend âvap.v«!iat par mentionem facere, tandis que ce verbe signilie i» memoriam revocare ou monere. (17) Gadaldinus a irascibitis ; est-ce une interprétation inexacte au lieu d’une traduction, ou bien a-t-il lu réellement bufxonMI La pre¬ mière supposition est la plus probable. Dans ce passage, Platon ne com¬ pare entre elles que l’âme rationnelle et concupiscible. (18) On a corrigé ce mot en hx.av. (19) Le manuscrit porto aâu.y.-i J’ai d’abord lu G -ï-noi-i, conformément aux observations irès-judicieuscs de M. Dübner ; en se¬ cond lieu, j’ai changé MKierp.svov en mkito.Gcb , rapportant ce mot à emOu- p,YiTiKciîi; avec la leçon du manuscrit,' il résulterait que c’est de l'ànic énergique que Platon aurait dit qu’elle habite dans le foie; mais ü W semble que celle cxpcession eo!i\!Oiii mieux à Bme He, laquelle réglant les appétits sensuels, les passions de la eham, a élé allacliée entre le nombril et le diaphragme, comme une bête Jrele (p. 703). (20) Cadaldiims a iu nonn ae llrpublica ; a-t-il aiouté de liii-mèmc celle indication du livre, ou bien a-l-il lu ; la disparition de ce mol est très-explicable par la présence de àv t?;.— L’allégorie empruntée aan animaux l'abnleux à plusieurs tètes se trouve, eu elTet, ilans le neiniimc Inic do la 'lépnbiKjue ;p. blbS-S'l), La eomjiaraison avec on allcl.i!.'C, compose d’un coclier et do deux coursiers, est , 2,t. V, p. 514 sq.), qui a senti la difne-a'iîe, s’efiorce d’elablir. Pu reste, celle expression : 1er, trois ùmes du Platcm, n esl pas parSaüe- inenl exacte; en effet, il l'St dit, sans aucnne espèce d’ambigu'iié dans te Timêe (p. 69-70), qu’il y a deux âmes de substance différente, 1 une immortelle et indivise, l’autre appelée le genre mortel de Game, dans laniirllc ii v a une partie iionne, plac.ce dans le cceur (/ mue énergique on mâle} une autre mauvaise située dans le foie {l’âme concupûcible ou fe¬ melle), kinü l’âme mortelie est mc dans sa nature, mais elle se com¬ pose de deux parties, comme sont ies deux moitiés d’un tout ; comme ■bOnl. pour suivre l’idée do Pb-.tou, 1 bom:ue ui ia femme par rapport au genre humain (cf. p. 76. E.) Les commentateurs ont peut-être né¬ gligé, suivant moi, de faire ressortir ce fait capital, ils ont trop pris celte expression des trois âmes dans un sens absolu qu elle ne doit pa.s avoir. Du reste. Galien sembl.'. parîager cette erreur, et a;. Aiariiii, in¬ terprète si sagace, si fidèle de la pensée de Platon, ne l’a pas tout a fait évitée (notes '136 et 139). (21) Gadaîdinus a seulement Hostrnm omomo s’il n’avait lu qu’-ég-Mv — Pins bas on lisait primitiveuiuul vf ),=V-i, corrige par uiu; autre main en w Xe'Çiv, qui est la vraie leçon. - 42 - (23) lü cod. «iwpiOsv in marg. àsptoOsv male. (24) In cod. îffxeiv ; celte forme est familière à Platon. (25) Les meilleurs manuscrits, y compris même notre fameux ma¬ nuscrit 1807, les textes les plus récents et les plus estimés , ont tous Vf’ éavTov. Prise dans son acception la plus ordinaire^ cette expression a précisément, comme on le voit par le commentaire, le même sens que le mot oUeta dont Platon se sert plus haut ; d’où il résulterait que l auteur accorde aux plantes un mouvement propre qu’il leur refuse deux lignes plus loin. Frappés de cette étrange contradiction, les édi¬ teurs, sauf quelques-uns (Ast est au nombre de ces derniers), s’accor¬ dent à penser que Platon désigne un mouvement d’une espèce différente dans chacune des phrases; ils disent que le Kwnmç oms'm est cette agita¬ tion intérieure, ce mouvement de croissance et de distribution des sucs nourriciers dont Aristote parle en plusieurs endroits {Phys., Y, 1.- Metaphys., X (XI) 2), et que le xiv-naiç ûç’ éauToû est le mouvement de dé¬ placement ou de locomotion ; de celte façon le sens est sauvé, mais Vf’ lauToü laisse toujours dans le texte une certaine obscurité ou du moins une sorte d’irrégularité de langage. Parmi les traducteurs ou commentateurs modernes, M. H. Martin est si je ne me trompe, le seul qui ait confirmé le véritable sens de la’ phrase de Platon par le cominenlaire de Galien ; ni M. Cousin, ni avant lui Stalbaum, ni Ast, ne paraissent avoir eu recours à ce commentaire; cependant il tranche la difficulté par le développement de la pensée de Platon, et surtout par une variante très-importante, que M. Martin n’a pas connue avec exactitude, bien que dans ce passage la traduction la¬ tine soit très-suffisante et très-elaire ; Galien, dit le savant éditeur semble avoir lu àf’ ou él Uvmv au lieu de icp’ lauToù- Galien ne semble. pas avoir lu, il a réellement trouvé dans des manuscrits, autres que les manuscrits d'Aiticus, la leçon éauToû qu’il propose de changer en é'Çu iauToü , correction très-naturelle et parfaitement conforme aux règles, paleograpbiques; seulement je préférerais é%a aOroû- cette leçon expli¬ querait mieux encore la disparition de l’a. Les philologues me trouveront-ils téméraire d’avoir introduit dans le texte du Tintée une correction presque exigée par le sens, appuyée sur l’autorité des manuscrits et approuvée par Galien ? — E'i(ù a&Toîi répond très-bien à xivvimç de la phrase précédente ou plutôt c’en est la répétition. Stalbaum (tome VII, page 313), ne me pa¬ raît pas avoir saisi le vrai sens de ces deux mots quand il dit : « Quod sic accipiendum videtur, ut eas (plantas) meminerimus suapie vi excres- cere, neque per vim externam componi, quant physici nunc appellaut iuxta vel exuis adpositionem. » Kîviomç é'^môsv est précisément le même mou¬ vement qui est exprimé par l?o) «ôtoü k. et Platon ne fait que répéter sous une autre forme ce qu’il vient de dire dans un langage plus ex¬ pressif. — Il me reste une dernière remarque à faire sur ce passage impor¬ tant ; le manuscrit porte ; àTraSiv àvTiypâtpuv, mais je pense qu’il faut lire aTTiwavâv et qu’il s’agit de manuscrits écrits par Atlieus. Suivant Lucien (adv. Indoctum, p. 100 et 119), Atticus était un copiste fort habile; comme on le voit par plusieurs passages d’Harpocraiion, il avait non- seulement copié mais corrigé le texte des orateurs aitiques, ou du moins de Démoslhènes; mais le Commentaire de Galien révèle un fait nouveau, cest qu’il avait aussi fait le même travail pour le texte de Platon, ce qu'on ignorait jusqu’à présent dérivent tous de son édi”''" iui, V.. voit de plus que nos manuscrits I. Cet Atticus est peut être le rhéteur de Pergame, disciple d’ApoÜodore , dont parle Strabon. (26) Une autre main a ajouté inutilement toû™v. (27) Ajouté par une autre main.—Ô iaoi» [Tpdira] tm ne serait-il pas une glose de ? (28) Primit. «ùtoû. (29) Td est ajouté inutilement par une autre main. (30) In cod. ÏTi- j’ai suivi la leçon écrite à la marge. (31) Il résulte de ce passage que Platon n’avait pas distingué les ar¬ tères des veines qu’il croyait tous les vaisseaux du corps de meme iature et con^ substance. C’est ce que Galien laisse en¬ trevoir dans son commentaire et qu’il “once plus explicitemen^dans deux autres écrits (de Fœt. format., cap. 3, t. IV. p. 671 , — de S. et Plat., VI. 8, t. V, p. 173 sqq.). Dans le commentaire il se fniîde sur l’idée émise par Platon, que les vaisseaux places le long de 1 colonne vertébré ont été faits doubles pour répondre à la division ducoîs erdeux parties; dans les autres ouvrages, surtout dans le second! il invoque à l’appui de son opinion le passage Le cœur, nmud des vaisseaux et source du sang qui se » ment dans tous les membres, fut donc place par les dieux dans la demeure ilei satellites de la raison. — Quant au mot applique indistinctement ux deux espèces de vaisseaux, comme le fait Platon, cela "f Prouverait oas du tout que derrière cette dénomination commune il n existait au- nle dirnction réelle. Galien lui-même nous répété en pluBieurs en¬ droits oue les anciens appelaient volontiers les arteres , veines, tout en Sonnrsant très-bien^eurs différences. Pour fe‘;e ç«mpre„d^^^^^ confusion de langage, j’ai besoin d entrer dans çtX'i signifiait primitivement et proprement canal; ainsi les ureteres sont aDDe és Végs; dans un livre de la collection hippocratique [de la sont appeies tpAeosç uau» u ^ étonnant mie ce mot ait été' à l’origin^de l’anatomie, employé pour désigner à la «Ils les «nète. el les eelnes. M«is m "‘“1?‘TÇ* ï4::frir.iïct«s îrlérès.'Même «met Hippoetete on mil êi.tmguye, aoeres êes rair‘ÿ°“r«)To\?L“ X cânau^ pu'm^^^^^^^^ v7icf, du reste, si je ne me trompe, comment s’est établi ce langage — 44 - anatomique. En même temps qu’on découvrait les artères et les veines, on observait le poumon avec la trachée et les bronches. Les bronches furent appelées aopral, ou âopxpa (d’àsipa, je suspends. — Voy. Hipp., Locis in hom., p. 415; Coac., 400, p. 181 ; de Morbis, II, p. 480, ed. F.), ou âpTïipîai (d’ai'pM, même signification, et non d’d^p et TVjpso, comme le pense, d’après Bacchius, Erotien Gloss., p. 68), parce qii’ellcs étaient considérées comme les anses à l’aide desquelles le poumon était suspendn. Les dissections les plus grossières, les idées physiologiques les moins avancées, suffisaient pour démontrer la présence tïe l’air dans la trachée et dans les bronches ; voyant d’un autre côte les communications du cœur gauche avec le poumon à l’aide dos vaisseaux que nous appelons veines pulmonaires, constatant en outre que du cœur part un gros vaisseau, ayant dans son aspect quelque chose qui rappelle les bronches, ordinairement vide de sang après la mort, et sur le vivant offrant un mouvement parti¬ culier, les anciens durent être naturellement conduits à distinguer ce vais¬ seau et scs raniilications de la veine cave et de ses branches, et à le rap¬ procher au contraire, pour scs fonctions et pour sa nature, des canaux pulmonaires; d’ailleurs, en partant de cette idée que l’air est indispeh- sable à l’enirctien de la vie et qu’il doit pénétrer dans l’intimité des tissus, idée qui se trouve dans la collection hippocratique, et qui a sans doute été puisée à une source anterieure, on devait chercher un moyen de transport pour cet air, et l'on ne pouvait mieux choisir qii’Un système de vaisseaux regardé comme faisant suite aux raniilications bronchiques par Finterinédiaire du cœur. Cette assimilation anatomi¬ que et physiologique une fois établie, les dénominations devinrent communes. Aptripia désigna tout à la fois les bronches, la trachée [premières artères, artères raboteuses), et les artères proprement dites (secondes artères, artères lisses). De plus, le nom d’àopTvî, donné aux ca¬ naux pulmonaires et au vaisseau qui est encore appelé de cette ma¬ nière, est un autre témoignage de cette assimilation, qui se retrouve dans Galien, et dont notre mot trachée-artère est une dernière trace. Au fond de cette question de lexicographie il y a, comme on le voit, une question toute physiologique, et qui a une grande importance dans l’histoire de la médecine. Ceux qui prenaient eu première considération, non les rapports sup¬ posés entre les canaux pulmonaires et les artères, mais la forme anatomique générale, se servaient indistinctement de ifX&ç pour les deux ordres de vaisseaux ; de Là la croyance erronée répandue parmi les historiens, même les plus exacts, de la médecine, que les hippocra¬ tistes, par exemple, n’avaient pas distingué les veines des artères. (32) Il paraît que c’est Hérophile qui, le premier, a cherché à établir ce rapport des artères avec les veines, eu égard à l’épaisseur de leurs tunupies. Galien, qui rapporte cette estimation, paraît l’approuver de Usa part., VI, 10, p. 445, t. III). Les modernes ont aussi constaté une dilforcnce d’épaisseur entre les veines et les artères, mais je no sache pas qu’ils aient, établi une proportion déterminée, car les varia¬ tions sont trop grandes d’un vaisseau à un autre, ou dans les diverses parties d’un même vaisseau. (33) T;- o’Jto t: in marg-, male. (34) Pour déterminer à quel degré la doctrine d’Hippocrate, sur les rapports du sperme avec la moelle participe de celle de Platon, il estcon- veuablede mettre en regard les deux doctrines. Pour Platon, la moelle s (p. 73 B); elle préexiste à taut ; afin du Tintée, elle est anneléfi est le principe de toute chair et des os (| elle est h seudiee elle-même ; à la fin du Tintée,'elle est appelée sperme (91, B), et c est la meme idée qui est reproduite dans le pafsa«e epithete de ■yovip.oç (moelle génitale). Darîs l’acle de la génération, c est donc la propre substance de la moelle qui s’é¬ chappe pour produire le nouvel être (p. 91), et non pas seulement un liqaide secrete par e le. On ne trouve rien de semblable dans la colltc- tion hippocratique ; la semence n’y est jamais regardée comme iden¬ tique avec la moelle; je n ai trouvé non plus aucun passage où il soie du que la semence vienne uniquement de la moelle ; ilressSrt au con- '""■re,de plusieurs témoignages que pour les hippocratistes, comme du ,e pour Demoente, la semence vient de toutes les parties du corps (par conséquent de la moelle comme de toutes les autres parties) saine quand elles sont saines viciée quand elles sont malades {de Genit.—de Aere,locuet aqms ; -- deMorbis, lib. IV; — de 1/orio sacro.-Voir aussi Pseudo-Galien, Deftnii med.; def., 4, 39; de Hist. philosophica, cap 3l) Pent-etre, en rapprochant la doctrine de Platon de celle d’Hippocrate Galien avaii-il en vue les passages où l’auteur du traité de Ge%ura dit que la semence tiree de toutes les parties du corps se réunit dans le ca- ("n oit “i“m! ® organes génitaux par les reins (p. 231. 1, 54 , p. 238 11. 1 a 10 et 29 à 31 ; ed. de Foës). Mais on voit qu entre les deux conceptions, celle de l’auteur hippocratique et celle du Tmee il y a une i!iimcti..e distance. Dans les deux cas, la semence vient de la moelle, mais a ucs titres très-différents. La participation de fnar •i*"®>\i® ® .'‘Oeirine de l’autre est donc fort éloignée.— Il parait qii Alcméon croyait que la semence est une partie dd cerveau {de But. philos., cap. .j1, t. XIX, 321). Ainsi la doctrine de Platon est a ceriams égards, une remmisceiice de celle du philosophe de Locres. Diodes de Caryste admeiiait que la semence est sécrétée du cerveau et de la moelle (Def. med ; def. 130, 449, t. XIX). Une pareille théo- rie trouve facilement son explication dans l’importance physiologique (le la moelle, dans sa rcssenihlance avec le sperme , enfin dans les phé¬ nomènes nerveux qui accompagnent tout acte des organes génitaux. (35) Mœpov in textu ; j’ai pris la leçon à la marge. (36) Gadaldinus avait sans doute dans son manuscrit ri œXsiI) xolXn car la traduction porte ttim vena cava; ces mots ne paraissent pas néees- (37) In textu ce qui est aussi une leçon acceptable ; celle que J ai adoptée est celle de vulg. (38) Gadaldinus a des étoiles comme s’il manquait quelque chose à cette partie du commentaire ; la phrase me semble tout au moins inté¬ grale. (39) In textu ^ikyiv la leçon de la marge est la seule bonne • je l’ai reçue dans mon texte. (40) M. Philipson, dans son travail rempli d’érudition et de sagacité (nvi : pars I, de Internorum liimani corp. part, cocjmtione Aristot., cum Platon, .sentent, comp.; Berolini, 1831, in-So, cap. V, p 11, sqq.), a démontré avec la dernière évidence contre Galien que, ni Platon, ni Aristote, ne contmissaient les nerfs, mais seulement les ten¬ dons, et que même on ne peut assimiler à des nerfs ce qu’Aristote ap- pelle TOpoi TOU E’^œtpateu. Ce résultat est assurément l’un des plus curient et des plus importants auxquels soit arrivée la critique moderne Sui¬ vant Galien [de Lons affect., III, 14, t. VIH, p. 2i2), Hérophile est e premier qui, avec Eudeme, se soit occupé avec soin du système ner- veux apres Hippocrate. Le médecin de Pergame, dans son aLuele désir de tout rapporter au vieillard de Cos, avance une chose qui nKl moins que prouvée, a savoir, que la connaissance des nerfs se rencontre d une maniéré évidente dans la collection hippocratique Tous les passages où il est question des vEüp« ou des tovoi se rannnr* tent manifestement aux tendons ou aux ligaments, sauf le suivant nui Tell descendent dlTll veau sous l os de la grande vertebre, le long de l’œsophane et se réimn Tec f àe la trachée-aHère (Epid. IL sect. IV, 1, t. V, p. 124, Ed. Littre); on peut croire qu’il s’agit ici des pneumo-gastnques, c est l’opinion que je m’en suis formée dés la pre- passage. M. Littré va plus loin encore; il seV- ® ®T- “ «"e «oiion du nerf récurrent L n est pas le lieu d entamer une discussion sur ce point très-contrn Zn^ine Seulement que l’auteur dés Epidémies paraît aroù eu une connaissance assez vague des nerfs, et que cette connaissance s est en quelque sorte perdue jusqu’à Hérophile. Du moins si les écri ont confondus avec les tendonT ne les ont pas suivis dans leur continuité, et, surtout ne sont nas centres nerveux pour y fixer leur origine et » cher- cher leurs racines. D apres les textes rapportés par Pliiiipson^ il psi averc ou qu Aristote n’aura même fait aucune attention à ces cordons ce qui est vraiment difficile a expliquer, vu la grosseur de certains d entre eux, ou, du moins, qu’il les aura confondus avec les lenSs ce qui n est guère plus facile à concevoir. — Pour que la phrase fiii nln! reguhere, ne faudrait-il pas supprimer après P*""'*®® P'"» (41) Ces deux mots sont ajoutés à la marge. ohlcnr/pTlff‘‘«O® Gadatdinus d’une façon très- obscure et parfois inexacte; du reste, le texte, surtout vers la II! sente une construction assez irrégulière. ’ P (43) En interligne fautivement : —ssv. va"'i",)?” i" “■ t'u f''®*"'' * «"i-STnMe’ira Ht”*?" - M. Martin, imité par JVl Schwalbé onrtraHnT/.^^'”*' uns, comme ail n’oint "rie '’cpresenter la disposition des nasses, même en se plaçant au point de vue des connaissances anatomiques de Platon. ^ ^ Tous les traducteurs ont également rendu le membre de phrase que j’ai rapporté plus haut comme s’il s’agissait seulement de l’une des pe¬ tites nasses, tandis qu’il est ici question des deux à la fois.—Notez en pas¬ sant avec quel soin les traductions latines ont été faites. Gadaldinus a traduit le texte en litige par ; Alteram quideni mtssularum in os demi- lit, etc. Cependant le Commentaire de Galien qui vient immédiatement après commence par ces mots : Non hoc dicit quod alteram nassularum in os demisii , etc. Est-il donc étonnant, après de telles fautes, que les traducteurs qui n’ont pas eu recours au Commentaire de Galien se soient complètement égarés et donnent un sens impossible ? — Quant à M. Martin, l’autorité de ses devanciers ou quelque préoccupation lui ont fait perdre de vue le véritable sens si clair, et qui rend un compte si exact de la description de Plalo.'a. Avant de connaître le Commentaire de Galien, ainsi que je l’ai dit dans l’Introduction, j'étais arrivé à cette interprétation, en considérant l’impossibilité de suivre avec celle de mes devanciers, soit d’après le texte, soit d’après les notions anato¬ miques les plus grossières ou, si l’on aime mieux, les plus poétiques, la description de Platon. Le Commentaire de Galien est venu ensuite me donner une pleine confiance dans le sens que j’avais découvert; au¬ jourd’hui ce passage, jadis si obscur, ne me paraît plus présenter de difficulté vraiment sérieuse. Une première nasse est formée, puis deux petites sont placées dans la grande; elles ont chacune un conduit ou col parallèle à celui de la première, l’un de ces conduits ou cols est fourchu. Platon, revenant sur la manière dont les petites nasses ont été mises dans la grande, dit que l’ensemble des petites nasses a été introduit par la bouche ; le Dieu a fait descen¬ dre l’une à travers la trachée-artère dans le poumon (c’est-a-dire que cette petite nasse représente le poumon et a pour conduit la trachée); l’autre, le long de la trachée dans le ventre (celle-ci répond à l’estomac et peut-être à la masse des intestins avec l’œsophage). La première nasse est fourchue et les deux branches partant d’un tronc commun (la trachée), sont figurées, l’une par la bouche, l’autre par les fosses nasales; la branche du nez est à son tour divisée en deux branches secondaires pour correspondre aux deux narines, cette description res¬ sort aussi bien du texte que du commentaire; elle est, du reste, ren¬ due évidente par la figure ci-dessous : A. Grande nasse avec son col. B. Petile nasse correspondant au poumon, avec son col bifurqué, d’abord en E, puis en © (bifurc. nazale). C. Petite nasse correspondant à festomac avec sop col simple , aboutissant en II dans la cavité E (bouche). 1®. Tronc commun avant la première bifurcation E, représentée p.ar fa bouche È, et ia continuation de ceironccommun, qui se bifurquede nouveau en ©. - i8 — (45) Gadaldiaus rend ce mot pâr inculius, au milieu des terres, c’est-à-dire loin de 1 ds il signilie mediUrranèm^ (46) Ces trois mois o ils sont indispeusabics. ! ajoutés à la marge par une autre maiiïf (41) Sic in marg.; in textn torde; ixâTsoov. on pourrait lire aussi «(x-à 14* Tcptv, conformément à ce (jui vient immédiatement après. (48) Le cod. porte Savrocj, et c-cu-lœv, mais il me semble que la corree- lion que j’ai adopicc est nécessiiire; le texte que Gadaldinus avait sous les yeux portait hv.-éyyj, mais cr-.iAiiM. (49) Gadaldinus a lu svay.iïa. (50) Gadaldinus tra Suit regicnibus; mais il faudrait spottis ou caïuta-, (ol). In cod. oMpav. Gadaldinus a in corp&fe. (,52) In cod. oTou-oc. (53) Galien fait ici allusion à un passage du Timce où Platon di( . « I.es dieux, pour venir au secours du cœur, formèrent avec art et grri- « fèrcnl sur lui le poumon, qui, d’une part, est mou et vide de sang '!), « cl de l’autre, est à l’iniérieur lotit percé rie trous comme une éporigci « afin que, recevant l’air et la boissua, il rafraîclii.sse le creiir et lui « donne du repos et du soiilageincnt dans s-on ardeur brûlante » (p, 189, éd. de M. II. ïlartiii).—Il paraît, d’après d’autres pas.sapes du 'l'iince, rpie, suivant Platon, co n'èlait pas toute la boisson, mais seniement une par¬ tie qui SC rendait dans le poumon. Galien [de Dogm. fUgp. et Plat., Vlli, 9, t. V, p. 714) dit ; « Si Platon soutient que tonte la boisson passe d dans le poumon, nous le coiidamnon.s, mai.s s’il préiend que c’est s,ai- « lement une pariie, il peut avoir raison.» Or, eetie dernière nxpli ai- lion est celle qui ressort liii lémoigrmge même de i’aiiieiir du fimée, ajoute Galien, qui dicrelic, mais mâ'lcocoiilreii.scmenl, à défemire celle Ibéoric, savamment réfiilée par Arislo!.-(;i. Anini., !, 18; —.te Pan. anim., lli, 3; et, avant lui, d’une uianièro non moins ingénieuse, par l’auteur bippocraiique du Irailé des Maladies (éd. de Poès, p. 613-514;., tandis qu’elle se trouve .souleuue dan.s la même colleciion par i’auieur. comparalivemoiil récent, de l’opustnie sur le Cœur (p.208, 26:J). Lrasis- trate cl son maîire Ghrysippe réfutèrent également celle théorie. Plu¬ tarque {Syinp., Vil, J) tliercîio à la faire revivre; nous la rniroiivons dans un ouvrage postérieur sans lioiilc à Oribase, dans l’IiiirodHction anatomique {Liiyda, 1744, iri-8‘>, p. 87).—Dans mon Cours au eollége de panée, j’ai, à propos d’Erasistraie, rapporlé toutes les raisons alléguées de part et d’autre pour résoudre uneijiio.stion qui de nos jours paraiir.aii sl.élrapge. Ons éionne cl fou regrette de voir tant d’érudition , je dirais presque tant de seionee, dépensées pour arriver à une solution que le plus simple examen aurait pu fournir, .le dois dire ccpêndaiii, à ia dé¬ fense des anciens, (jiie eeltc erreur a pour oiittine, ou du moins pour confirmation, une expérience piiysiologiqiie, qui devait coriaiiiemeiiî. conduire à quelque fausse intciqirétation des pbysiologisies qui n'a- v.aienl aiioimo idée do la circiil.aiion ; celle cxpci ieiieo, signalée pour la première fois par le iraité de Corde, reproiuiie depuis );ar Galien comme un argument péremptoire, consistait à faire boire à un animai un liquide colore et a l ouvrir immédiatement après ; on trouvait alors la tracliee et les bronches toutes de la même couleur. (54) Sic in marg.; cod.; male; demême, plus bas, j’ai substitué a irefiaç que porte le texte. ^ (55) Ce qui revient à dire ; la description de Platon eût été plus reguliere s il n eut pas regpdé les fosses nasales comme une continua¬ tion du col de la nasse aerienne, et la bouche comme une de ses bran- sïf (56) Sic in marg. OxTspov in textu. (57) In marg. toù; xûpnu; male. (58) Le manuscrit porte ay,cWouç ™v Kép™v ixrsmaémç. - Les cor- trop.simples pour avoir besoin d’ëtre ustifiees, je dirai seulement que j’ai conservé le féminin, parce nue le manuscrit le donne ; mais est le plus souvent masculin. -i II est c air que Galien n est ici que l’interprète de Platon, et qu’il ne se fait pasl ediieur responsable de pareilles connaissances anatomiques. (59) Il y avait primiiivement ^rXoïtctfiou corrigé par une autre main en sXojcavou- de meme, plus bas, a été ajouté par une autre main. (60) In marg. -jp. Gadaidinus a cur; peut-être a-t-il lu 5'mp. (61) Sic in marg.; Ivanpi. in textu. (62) Ajouté à la marge. T®®’’® Unelacunc après la phrase qui finit par itEpœ;- le sens parait elre complet, et c’est sans doute pour ninp ^Hnnt ^“u ^®0aldinus a été conduit à supposer une la¬ cune dont il ny a nulle trace dans mon manuscrit.—Après itepieyo- Tn^clp fois avec le manuscrit, indVe eimore une lacune , mais en lisant tout» au lieu de to6t«, le sens est aussi com- '""‘-“‘H' ne doit-or. pas Ze rtoMvou car 11 ne parait pas probable que Platon ail appelé viscère la grande nasse, c est-a-dire les parois de la poitrine. (64) Pour bien comprendre la composition des nasses, il est encore se représentera la grande nasse 1 P®*’ superposés, l’un aérien, qm forme 1 enveloppe externe, ce que Platon appelle le «6™?- l’autre intérieur, igne qui est traversé par des rayons de feu entrelacés, et que rviTi’ n , P®!" «PPePn quelquefois irXeW fvoy. § XIX). Quant aux petites nasses, elles sont toutes d’air LeTûro' ré- ponda la peau et à la couche d’air ambiant la plus immédiatement en la peau; le feuillet profond est la représentation des chairs traversées par les vaisseaux sanguins. On voit donc qu’il n’y a point îon? n. P® O®® '® P’®® Pe‘“e® nasses - SO -■ (65) Corrigé à' lort en aùT«. (66) Dans le manuscrit TrepiYiawiae. ^ (67) Dans le manuscrit Toio'vTe. On \oit que pour Plalon l’animal est une abstraction, posée en dehors de son support naturel, le corps. (68) Primitivement xar’. (69) Gadaldînus a ad pulmonem, ces deux mots sont nécessaires. Il est probable que le traducteur les a ajoutés, car il les fait précéder d’une étoile. Plus haut j’ai lu tô oTo'p.* au lieu de sTopa re que donne le ma¬ nuscrit. (70) Toi™v in marg. superflux. (71) Sic in marg.; é'tfw in textu. (72) Ajouté à la marge. (73) Primitivement ««t’, — Plus bas f£6[i.«T0î au lieu de peunara. (74) Primitivement aS>p,ti, corrigé en interligne. (75) Primitivement irâXiv, comme plus haut. — En comparant avec attention les dernières lignes du § XVI et le commencement du § XVll, il me semble évident que mv H toùto, k. t. X. se rapportent non à la par¬ tie ignée de la grande nasse, comme l’interprète M. Martin, mais au xÛToç, c’est-à-dire au tissu aérien de cette même nasse ; suivant moi, et je crois en cela cire d’accord avec Galien, Plalon dit que le xûtoç, com¬ pose d’air cl mémo d’uiic partie de l’air qui environne le corps (vo>. lin du Conimen!., ^XIV), se meut à travers le corps vers les petites nasses, ce qui est une manière poétique, ou plutôt éniginaiiiine, de décrire Vinspiratiou ou perspiration cutanée. (Voy. § XViii et XIX et note 110.) A son tour, l’air qui Corme ces petites nasses s’échappe an dehors par la bouche. 11 parle donc là de deux temps de la respiration, laquelle se compose pour lui do quatre : expiration par la Iwurlie, inspiration et expi¬ ration cutanée, enfin inspiration par la bouche. Le sons dn memitre de phrase commençant par vb irXs';p.x, me semble encore pins dillicilo à in¬ terpréter que le précédcni; je le regarde comme une répétition, ou plu¬ tôt comme un développement de axi mv dr, toùto- dans cette première par¬ tie de son texte, Platon n’exprime que l’entrée do l’air à travers le corps; ici, an contraire, il parle de rentrée et de la sortie facilitée par la po¬ rosité du corps; ainsi ivXs-j-u.a est ici synonyme de /.-ùto;. La clialeur suit les mouvcmeuis de l’air, ou, ce qui serait' plus oonforme, à ce qui est exprimé dans le § XIX , la chaleur est le principe même et prinritifde ces mouvements. (76) Ce membre de phrase to... àépi est irès-altéré; c’est, je crois, une explication incidente de tô p.sv ôxov xûpTov, et alors il faut lire tô toù [! jMp.aToç.— corporis ap. Gadald ], ». t. X. La traduction de Gadaldinus ne présente point de sens. M. Dübner, à qui j’ai soumis ce passage, pro¬ pose TO Toùd's [c’est-à-dire to toÙtou toù KÛfTou] -respaç omsxk- (77) Le manuscrit porle ^laTETap'v»;, mais j’ai cru devoir changer' 51 — B en «. —Gadald. a exteiisos radios. Le texte de Platon a JtxTSTa-j-ftEva;, entrelacés. Plus bas j’ai effacé 7ctp après Sûo. (78) On voit claireiïient, par l’ensnuibiédc la description de Pialon, que l’acie de la respirajion a pour but spécial le broiement et la disiribution des alimcnis, qiioinu'i! n’oxfilique nulle pari comment il entend les rap¬ ports anatomiques des deux nasses en <'e qui concerne la circulation du suc nourricier à irtivcrs les veines. Cotte théorie est restée isolée dans la science anti'ine, dn moinsen dciiorsde l Académic. La plupart despbilo- soplios physiologistes on dos médecins professent que la respiration a été faite pour refroidir, on )ionr entretenir la chaleur naturelle. Platon, il est vrai, dit dans un endroit dn Jimée (cité pins haut, note 531 que le poumon a été fait pour ralraîciiir le cœur, et dans un autre, que Pair entre frais et (ju’il s’échauffe ; mais il semble que pour lui ces eonsidé- riuions sont secondaires. Dans sa théorie, le l'eu et l’air sonthicn mis en picscnce, mais an lien que i’air refroidisse la ehaleur, e’est an eontraire le cliand qui échaudé l’air, aiiii qu’il y ait là un principe de mouvement Jeijuel devient la cause de Indivision et de la distribution des aliments. Il f.iut même retnarqiior, en passant, que la respiration cotnmeiiçanl par 1 expiration, c’est la cliaienr qui va priinitivenicnt trouver l’air en letidaiit vers ce qui est de meme espèce qu’elle; ec premier tnoiive- menl opéré par le déplacement de l’air extérieur est la source de tous les autre,s. Comme le fragment du commentaire de Galien s’arrête avant que la théorie lic la respiration soit tout à fait terminée, je transcris ici quel¬ ques lignes du limée qui aclièveril de faire comprendre picinement la pensée de Platon : « Pour revenir à ia respiration, qui a donné iieti ,à cette digression, « elle s’opère aussi de cotte manière et par ces mêmes causes, comme * n«>is l’avons dit pins haut : le l'en divise les aliments, s’élève dans « l’inlcrieur dn corps en suivant ie mouvenient de l’expiration, et reni- • pliî les veines en s’élevant hors du ventre, dans lequel il puise les « aliments liivisé sen petites parties : c’est ainsi que dans le corps entier ( de chaque animal se sont formés ces conranîs de la nourriture qui « viennent l’arroser, àîais ces parties nutritives, nouvellement rctran- « citées de substances qui ücunenl les unes de la nature des fruits, les « autres de celle de l’hcrhe, et que Dieu a produites à notre inten- « tion [irécisémcnt pour col ii-age , c’est-à-dire pour nous nourrir, « ont loiiles sortos de coulour.s à cause de leur mélange; ecpemiant la « couleur qui s’y répand en plus grande abondance, c’est ia couleur « rouge formée par l’action incisive du feu, qui s’imprime dans le 11- « quidc; c’est pourquoi la couleur du liquide qui parcourt le corps offre « cet aspect que lions avons décrit, et ce liquide, c’estee que nous nom- « mon.s le sang, c’est lui qui nourrit les chairs et le corps entier ; c’est « en lui que tons les membres puisent de quoi remplir le vide formé par « la luite des parties qui sortent. » (79) Primitivement kst’ aù-riv. (80) Primitivement auwimtji. (81) Ajouté à la marge, comme plus bas rb roH, ; (82) lu marg. -axiov. -52 — (83) Primitivement p-arav aapxav. (84) Ajouté en interligne. (85) Ces quatre mots sont ajoutés à la marge. (86) In marg. to xarà tyiv mspîwOTv W-fp.», titre marginal comme on en trouve plusieurs dans le manuscrit. (87) In marg. Tviv. (88) Sic in marg.—poû).e(î9«i in textu. (89) Sic in marg.; in textu sisirvoviv. (90) Aristote (de Respirât. 2; — 5 de l’éd. de M. B. Saint-Hilaire), après avoir très-nettement résumé la théorie de Platon, cherche à en montrer l’insuffisance et la fausseté. Sa réfutation consiste plutôt à signaler les lacunes que laisse cette théorie qu’à la critiquer en elle- même ; la seule objection directe qu’il lui adresse est celle-ci : « Ad- « mettre cette théorie, c’est admettre aussi que l’expiration est anté- « rieure à l’inspiration : mais c’est tout le contraire qui a lieu, et en « voici la preuve : ces mouvements se succèdent régulièrement l’un « l’autre ; or l’on expire quand on meurt;,donc il faut qu’on débute « par l’inspiration. » Ainsi que l’a remarqué M. B. Saint-Hilaire (p. 363), les autres objections se rapportent non plus à la théorie telle qu’elle est sortie des mains de Platon, mais telle qu’elle a été modifiée par ses successeurs, ou plutôt par ses disciples. — Nous voyons en effet dans le § XX du commentaire de Galien que l’Académie partageait, en partie du moins, l’opinion que soutenait Platon, opinion dont l’origine est malheureusement inconnue et dont on ne retrouve nulle trace dans la collection hippocratique. Il paraît même qu’Erasistrate avait réfuté contre un certain Hestiée la théorie de la propulsion circulaire. Ce com¬ mentaire du médecin de Pergame complète donc un peu les vapes ren¬ seignements d’Aristote, et donne ainsi la clef de ses réfutations ano¬ nymes. Dans ce qui nous reste du commentaire de Galien, nous ne trouvons guère qu’une exposition de la doctrine de Platon, et ce commentaire est mutilé précisément au moment où l’auteur paraissait devoir entamer la discussion. Dans le traité des Dogmes d’Hippocrate et de Platon (IX, 18, ï. V, p. 711), nous trouvons quelques objections plus scientifiques et plus fortes que celle d’Aristote, avec promesse de les développer et d’en ajouter d’autres dans le Commentaire sur le Timée. Après avoir constaté que pour Platon l’expiration et la perspiration sont des actes, tandis que l’inspiration par la bouche ou la peau sont des affections (on sait que pour les autres physiologistes anciens l’inspiration et l’expiration sont actives), Galien ajoute: « Cette théorie ne tient aucun compte de l’empire de la volonté dans la respiration, et l’on sait cependant qu’on peut à son gré la ralentir où l’accélérer ; de plus, il faudrait dans la théorie de l’im¬ pulsion circulaire qu’après la systole artérielle (,c’est-à-dire l’expiration cutanée), il y eût aussitôt une inspiration [pulmonaire], et qu’après l’ex¬ piration [pulmonaire] il y eût diastole (c’est-à-dire inspiration cutanée); mais il n’en est pas ainsi : au contraire, quand nous retenons notre res¬ piration, le cœur et les artères continuent de battre, la diastole a lieu - 53 - • quelquefois quand nous inspirons et la systole quand nous expirons (pour Platon ces îtiouvcnienis devaient nécessairement se succéder et non coexister); pendant une respiration le j)ouls a lieu plusieurs Ibis.»—Cette ► objection tirée de la spliygmologie n'aair uiie valeur attendu que Platon, (fiinc part, ne dit rien du pouls, et d’une autre, ne croit pas que la res¬ piration se fasse par les artères. La dernière objection, peu solide si nous plaçons an point de vite moderne, est spécieuse si on la juge avec la physique aiiciei:nc.« üuand nous expirons, dit Galien, la poitrine se con¬ tracte, il se lait donc un vide amour d’elle ; d’après la théorie de Platon, l’air expiré par la nonciie, au lieu de imusser Pair extérieur à travers les chairs, no devrait servir qu’à rempiir le vide opéré par la contraction (les parois thoraciques. » (91) L’explication que Piaton donne de la respiration repose sur la fanictisc théorie de l'horreur du vide, (|u’Erasis(rate exprime par ces mots : remplacement au fur et à mesure du vide-, ce qui signifie,_ rempla¬ cement des parties évacuées par d'autres parties identiques eu différentes au fur et à mesure que te vide s’opère. — Il n’est pas dilficile de s aper¬ cevoir que Platon, lorsqu’il veut parler de la nature, commence par fermer les yeux à la nature ; de même, pour traiter d(i la politique, il se place" presque constamment en dehors de la société réelle. Sa pensée n’a jamais l’observation pour point de départ et pour règle ; s()ü ■ génie a pu lui faire découvrir de grandes vérités morales, mais il n’a servi qu’à l’égarer dans les études physiologiques. (92) Sic in marg. in lextu iauroü. (9.3) Sic in marg. in textu TroévTw;. (94) In marg. swp.*. (95) Primitivement « corrigé en interligne. (OG) A la marge vi j’ai traduit comme s’il y avait TTCTÀsKTac autre¬ ment je ne trouverai pas de sens à la phrase. (97) Sic in marg.; aoroü in lextu. (98) In marg. i^oSotv. (99) In marg. üi. (100) Voy. note 110. (101) ÔTE in marg. (102) Sic in marg.; Oarepov in textu. (10.3) In marg. ÈKTT. (104) In marg. aùTo male. (105) In marg. auToü male. (106) Sic in marg.; in textu Taüra, (107) Ces quatre mots sont ajoutés à la marge. — 54 — (108} In marg. xûjtXM male. (109) Sje in niarg.; in texlu Satpù? èSriXaas v3v iuv èv t 5 p«6si yBpuv, iu'iiJ Çïicnv TÔv otov xûpTov é'xEiv. — Il eût élé plus régulier de dire : Ôhiion indi-l que clairement la partie profonde de la nasse , qu’il appelle une source (110) Cette phrase est três-altérée dans mon manuscrit, elle né l’é¬ tait pas moins sans doute dans celui de Gadaldinus doul la traduction est incompréhensible ; il a lu éepp-anfaç, car il a caluns; mais il !s’a\ailpas Tü; tfleSoi et marque ce passage d’une étoile. J’ai lu howi raî;- ts provient de la répétition avec corruption de raï;. Toute cette partie dn commentaire de Galien n’est guère plus claire que le texte de Platon; peut-être même est-elle encore plus obscure; tâchons donc, en quelques mots, do faire bien comprendre et le texte et l’interprétation : Ij’.air et la chaleur coexistent primitivement dans l’in¬ térieur; la chaleur tend à s’échapper au dehors; sur sa route elle ren¬ contre d’abord l’air qu’elle al'ère, c’est-à-dire qu’elle échauffe, qu’elle dilate partonséqucnl et (lu’oilc pousse audehors àtravers la bouche; en avançant à me-,me que l'air so dé|>laee, la chaleur arrive dans les ca¬ vités où elle trouve en second li('u les aliments qu’elle broie et distribue dans tout le corps; cependant l’air échappé par la bouche pousse celui qui est devant lui, et de proche en proche le refoule contre la surface extérieure du corps, à travers laquelle il pénètre ; mais là il se trouve de nouveau eu présence de ce foyer de chaleur dont parle Platon, il s’é¬ chauffe, et reprend alors en sens inverse le même chemin qu’il avait parcouru, c’est-à-dire qu’il ressort du corps, presse à sou tour l’air ambiant, le force à rentrer par la bouche, et à venir recevoir une nou¬ velle impulsion par la chaleur; et ainsi de suite tant que vit l’animal, suivant l’expression de l’auteur. Il y a donc là, non pas un cercle com¬ plet (bien que Platon se serve de râxXov, et que j’emploie pour me confor¬ mer au texte le mot circulaire), mais deux arcs de cercle à peu près con¬ centriques; l’un, le pins externe, s’élève des profondeurs de la poitrine, passe par la bouche, tombe sur la surface du corps, la traverse et ar¬ rive pre.sque jusqu’à sou point de départ; mais alors il se replie qn quelque sorte sur lui-même, remonte à travers le corps, se dégage de la surface, reprend sa courbe dans l’espace, devient ainsi intérieur par rapport au premier, rentre par la bouche, se retrouve dans la cavité de la poitrine, se replie à son tour sous l’influence de la chaleur, rede¬ vient externe et toujours de même par un mouvement de va et vient perpétuel. (111) Sic in marg.; in texlu )«vo>6V(iv. Plus haut Taurns au lieu de (112) Ce membre de phrase est très-obscur. Galien veut sans doute dire que l’opinion de Platon diffère de celle des académiciens, mais non dans le sens indiqué par Erasisirate; on peut admettre aussi que le sens est celui-ci : Erasistrate a cru que Platon et les académiciens étaient d accord, mais cela n’est pas- (113) ’Eoir note 90 et 110. (114) Sic in marg.; in lextu ira6ii(i,aT«. (115) Sic in marg.; in textu x*(*g«vou(n. (tl6) Sic in marg.; in lexlu wk. âUoç- ( (117) In marg. èvErapa^m. 11181 Voir sur la fausseté de cette opinion, la note 170 (t. Il, p. 339) de M. Martin).—Plus bas riSov-n in textu, iiSo'im, in marg.; de meme pour (119) Voir sur l’attraction par l’aimant {pierre héracléenne) et le suc- fin, la note 172 de M. Martin, p. 340. (120) Sic in marg.; in textu rare. (121) Le texte primitif portait «v qui a été effacé. (122) Voir la savante note 173 de M. Martin (p. 241), sur ce qu’on doit penser de la connaissance que Stalbaum prete si naïvement a Platon, de la loi d’attraction universelle et de répulsion. (123) Pour comprendre la relation qu’il y a entre la théorie de Plat™ et la manière dont agissent les ventouses, il ne P»®, cer au point de vue de ta physique moderne ni ancienne, qui expliquait l’action des ventouses par 1 a ^ction mnsi qu’on le voit par le traité de l’Ancienne medecine (ed. Lttire § 22, 1.1, n fi2fi sa • voir aussi Le Médecin, p. 27, de ma irad. dHipp., et , p! 395). Le faux Timée de Lqcres (p. 102) lui-même ‘jon" traction- mais il n’en est pas, ü ne saurait en etre de meme pom Flaion, qui nie l’attraction, qui fait commencer la f f pour qui enfin l’inspiration est purement mécanique, il faut donc rc ?enirà l’explication fournie par Plutarque J,’ci . 11 ventouse agit de la maniéré suivante : 1 air contenn dans sa ca- . vité, en contact avec la chair, uni au chaud, étant échauffé [par le feu .. que l’on met dans la ventouse], devient plus tenu que les pores de cui- . vre, s’échappe non dans un espace vide, car il n y en a pas mais .. dans l’air qui environne la ventouse, et le repousse, ce dernier com- . Se à son tour celui qui le touche; ce mouvement se propageant de SraX en ofoche l’air qui est le plus en avant cherche a pénétrer . pour occuper l'espace que le premier a quitté; tombant ainsi a ' «utuur . de la chair que la ventouse a sèche et entrant en ébullition, il force . de même les liquides à entrer dans la ventouse, a Si Te suis entré dans ces détails à propos de ventouses, cest que M Mwün pour avoir été trop bref me semble un peu obscur sur ce point tandis qu’il a très-clalreraeut exposé ce qui se rapporte à la dd- dtio; (dépècement de l’air par l®, Lulaire par l’air déplacé), aux ®orps ances a la chute de fondre a récoulement des eaux, au succin et a 1 aimant (note 173, p. 342), effets qui résultent tous aussi de diffïcileïu^^^^^^^^^ ment de l’air, et non de ratlraclion. Il est assez dilhcile au premier abord de se rendre compte de l’application de cette de 1 sion circulaire à l’action du succin et de 1 aimant . suivant Fiutarque e le fauT Timée de Locres, dit M. Martin : « Une sorte d’air tres-sub- fiil ou de fTu existe dans ce corps, et s’en échappe lorsque par . le’ frottement on a débouché les pores de sa surface . d® ®‘ “9".® a côté du corps, ces émanations forment «n courant par lequel air - 56 — «environnant se trouve repoussé; mais cet air force à son tour le i . courant à tourner autour du corps et à y rentrer par le côté opposé, j « de telle sorte qu’il n’y ait jamais de vide ; or le courant qui rentre J « dans le siiccin entraîne avec lui les corps légers. Telle était l’opinion 1 « d’Empédocle... — Quant à l’action de l’aimant suivant Plutarque , « elle s’explique de même, à cela près que les pores de l’aimant sont « toujours ouverts, et que l’espèce d’air qui en sort et qui y rentre a € assez de densité pour agir sur le fer. » [VIA) Ce mot est ajouté par une autre main. Tout ce qu’on sait de cet Hestiée c’est qu’il était de Périnthe et disciple de Platon (Diog. Laerl., 111, 1). A la rigueur il pourrait être le même qu’Hesliée qui eut pour fils Archytas, suivant Aristoxène et dont parle le même Dio¬ gène (Vlll. 4), mais cela est bien invraisemblable.— Voy. la note 90— La traduction latine de Gadaldinus a été si négligée que personne avant moi, si je ne me trompe, n’avait signalé les passages relatifs à Erasis- irate et à Hestiée. (125) Galien fait sans doute allusion ici aux chapitres 12,13,14 du livre premier du traité des Facultés naturelles (t. II, p. 26 et suiv.). Dans ces chapitres il est longuement et savamment traité de l’aitraction. (126) Ajouté à la marge. (127) Ce qui serait une proposition absurde, car lorsque nous atti¬ rons nous sentons bien que le principe de mouvement est eu nous. (128) TŸi... àxoXouOîa manquent dans la traduction de Gadaldinus.